Les constructeurs peuvent-ils faire décoller l’auto-partage ?

Ford a annoncé au début de cette année le lancement d’une expérience pilote à Bangalore en Inde. Constatant que, bien que désireux de disposer d’un véhicule "personnel", une large partie des ménages n’avait pas les moyens de se les payer, il s’agit de permettre à de petits groupes de les acquérir en commun et de les assister pour en organiser le partage entre eux : amis, familles, collègues de travail, voisins, ces petits groupes de personnes qui se connaissent, se font confiance et exercent les uns sur les autres un certain contrôle parce qu’ils sont quoiqu’il arrive amenés à se revoir correspondent à des configurations qui peuvent permettre de lever certaines barrières au partage dont on connaît l’importance. lire la suite

Marchionne en tête de gondole

Nous avions fin juillet profité des rumeurs qui couraient alors sur le rachat possible de FCA par le groupe Volkswagen pour indiquer que l’aboutissement logique de la gestion Marchionne était en train de se dessiner : en termes industriels et polis, l’intégration de FCA dans un ensemble industriel plus vaste ; en termes financiers et plus cyniques, le bouclage d’une mission définie essentiellement et depuis le début sur le plan patrimonial. Effectivement, 2015 s’annonce pour Fiat-Chrysler sous ces auspices. lire la suite

La voiture autonome : révolution ou opportunité de regarder enfin l’expérience automobile telle qu’elle est

Alors que les Google Car et Apple Car font couler énormément d’encre et provoquent l’annonce d’une énième "révolution" dans l’automobile, l’industrie travaille très sérieusement sur ces pistes. Comme d’habitude, la montagne de changements que l’irruption de nouveaux arrivants devait amener paraît accoucher d’une souris lorsque l’on commence à voir se dessiner des horizons opérationnels concrets. Carlos Ghosn a ainsi dessiné à Genève une feuille de route en ces domaines qui désigne comme cible immédiate la délégation de conduite au véhicule dans les bouchons et/ou pour se garer. Les éléphants roses qu’avaient cru voir les accros aux annonces fracassantes d’une irruption rapide de véhicules sans conducteurs s’éloignent et Carlos Ghosn leur propose une descente sur terre qui risque de leur faire regretter l’époque où tout était possible parce que rien n’était réalisé. lire la suite

La voiture autonome : révolution ou opportunité de regarder enfin l’expérience automobile telle qu’elle est

Alors que les Google Car et Apple Car font couler énormément d’encre et provoquent l’annonce d’une énième "révolution" dans l’automobile, l’industrie travaille très sérieusement sur ces pistes. Comme d’habitude, la montagne de changements que l’irruption de nouveaux arrivants devait amener paraît accoucher d’une souris lorsque l’on commence à voir se dessiner des horizons opérationnels concrets. Carlos Ghosn a ainsi dessiné à Genève une feuille de route en ces domaines qui désigne comme cible immédiate la délégation de conduite au véhicule dans les bouchons et/ou pour se garer. Les éléphants roses qu’avaient cru voir les accros aux annonces fracassantes d’une irruption rapide de véhicules sans conducteurs s’éloignent et Carlos Ghosn leur propose une descente sur terre qui risque de leur faire regretter l’époque où tout était possible parce que rien n’était réalisé. lire la suite

La voiture autonome : révolution ou opportunité de regarder enfin l’expérience automobile telle qu’elle est

Alors que les Google Car et Apple Car font couler énormément d’encre et provoquent l’annonce d’une énième "révolution" dans l’automobile, l’industrie travaille très sérieusement sur ces pistes. Comme d’habitude, la montagne de changements que l’irruption de nouveaux arrivants devait amener paraît accoucher d’une souris lorsque l’on commence à voir se dessiner des horizons opérationnels concrets. Carlos Ghosn a ainsi dessiné à Genève une feuille de route en ces domaines qui désigne comme cible immédiate la délégation de conduite au véhicule dans les bouchons et/ou pour se garer. Les éléphants roses qu’avaient cru voir les accros aux annonces fracassantes d’une irruption rapide de véhicules sans conducteurs s’éloignent et Carlos Ghosn leur propose une descente sur terre qui risque de leur faire regretter l’époque où tout était possible parce que rien n’était réalisé. lire la suite

Les bons comptes des constructeurs n’en font pas encore de bons amis du site France

Les annonces successives des bons résultats de Renault comme de ceux, encourageants, de PSA ont été suivis de la publication par le CCFA de leurs productions françaises en 2014. Dans la mesure où celles ci étaient, pour la première fois depuis longtemps, en progression sensible, les commentateurs pressés ont eu tôt fait de considérer que la solidarité entre les deux mouvements était forte et que les bons comptes des constructeurs en feront fatalement de bons amis de l’industrie française. C’est à la fois vrai et faux et, en tout cas, il faudra, pour que le lien soit à l’avenir plus fort et plus durable, que soient contrecarrées des tendances longues qui ne le sont pas encore nettement. lire la suite

Dans quelles courses revient PSA ?

PSA a présenté la semaine passée des comptes 2014 assez rassurants si on les compare à ceux produits les deux années précédentes. Indéniablement, PSA sort financièrement de la zone de très grand danger dans laquelle se trouvait le groupe et ce malgré un chiffre d’affaires à peine croissant (+ 437 millions) et même en retrait pour la seule partie "automobile" (- 330 millions) si l’on n’intègre pas les deux JV chinoises. En intégrant les co-entreprises avec Dongfeng et Changan, le chiffre d’affaires automobile passe de 39,97 milliards d’euros à 40,7 et celui lié aux seules ventes de véhicules de 28,8 à 29,2 milliards : l’intégration des filiales chinoises apporte 940 millions et compense les 480 perdus par ailleurs. lire la suite

Les bons fondamentaux de Renault

Ce qui frappe dans les résultats commentés jeudi par D. Thormann et C. Ghosn est qu’ils apportent une série de démentis par rapport à tout ce qu’on avait pu dire en commentant les mêmes tableaux et graphiques ces dernières années. Plutôt que de le souligner, la communication de Renault a préféré annoncer 1000 embauches et offrir à Emmanuel Macron l’occasion de suggérer que les tendances s’inversent. Dès lors que lesdites embauches n’empêcheront pas chez Renault que les effectifs continuent de baisser, le signal donné n’aura eu ni pour Renault ni pour le gouvernement l’éclat médiatique souhaité. L’annonce des embauches chez Renault et leur mise en perspective par tous les commentateurs un peu avertis a ainsi eu pour effet de masquer en partie le tableau plutôt flatteur que Carlos Ghosn avait enfin à offrir le 12 février.

Sans reprendre la présentation des résultats déjà proposée vendredi, leur caractère rassurant quant aux fondamentaux de Renault en 2015 tiennent principalement en quatre points.

1 – La fin du "Dacia qui rit, Renault qui pleure" lire la suite

De Rennes à Chambéry : vitalité et autonomie d’une branche face aux mutations qui l’affectent

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Invité à intervenir à Rennes mardi parmi un panel censé se positionner en "explorateurs d’avenir" des auto-mobilités, j’exprimais – comme je le faisais il y a quelques semaines dans ces colonnes - les réserves que je peux avoir vis à vis de la thèse souvent entendue d’une "révolution numérique" qui ne saurait épargner le domaine des mobilités et laisser indemne une filière qui a, au fond, passé un siècle sans subir jamais de vraies ruptures. Pour tenter de préciser mon point de vue qui consiste essentiellement à indiquer que les formes que prennent le changement – pourtant bien réel - dans l’automobile n’ont pas été, ne sont pas et – selon toute vraisemblance – ne seront pas celles de la fameuse "destruction créatrice" qu’aiment tant les futurologues, je me demandais si les systèmes automobiles réels ont bien les caractéristiques qu’on leur prête d’habitude. lire la suite

L’Italie automobile : la France en pire ?

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Le tour d’Europe des productions automobiles 2014 que nous poursuivons nous conduit cette semaine en Italie. La situation que vit l’industrie automobile italienne ressemble au fond davantage à celle de la France qu’à celles de l’Espagne ou du Royaume Uni jusqu’ici traitées : un grand marché intérieur, un grand constructeur national resté indépendant dominant largement le marché intérieur et, malgré cela, un déclin industriel très net et une situation d’importateur structurel de véhicules. Ainsi, en 2013, l’Italie a exporté moins de 300 000 véhicules et en a importé presque 1,1 million. Ce déficit de presque 800 000 véhicules légers a généré un déficit commercial de presque 8 milliards d’Euros compensé en partie par un commerce extérieur de véhicules d’occasion excédentaire ainsi que par un solde positif sur les véhicules industriels. lire la suite

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