Départ de Bolloré : son management de Renault a plus pesé que ses liens avec Ghosn

Il y a un an, il y a un siècle...

Le feuilleton continue donc et le dernier épisode a été l’éviction brutale de Thierry Bolloré vendredi.
 
Celle-ci est volontiers commentée comme le pendant de celle de Saikawa qui aurait été souhaitée par les Nissan et – supputent certains – consentie par Jean-Dominique Senard pour que le tiercé des candidats à la direction soit mis dans l’ordre qu’il souhaitait voir prévaloir.
Le gouvernement et l’agence des participations d’Etat qui, après avoir souhaité la fusion Renault-Nissan et envisagé d’un bon œil l’opération Renault-FCA, semblent avoir depuis début juin compris enfin que la relance de l’Alliance devait être la priorité donnée à J.-D. Senard aurait validé l’option. L’entreprise serait donc principalement une entreprise de "dé-ghosnisation" du top management des deux entreprises nécessaire à un nouveau départ.
 
Si cette interprétation contient une part de vérité, elle est sans doute un peu courte toutefois.
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CNPA - UTP : une alliance pour faire sortir les nouvelles mobilités de l’enfance

20 years of public policies on mobilities in a nutshell

Pendant des décennies, transports individuels et transports publics ont formé un couple irréconciliable, une indépassable opposition.
 
Les premiers se développaient spontanément, permettaient l’étalement urbain, mangeaient tout l’espace et généraient pollution et congestion.
On considérait alors –non sans raisons- qu’il fallait impérativement organiser le "transfert modal" en taxant la voiture, en rendant le stationnement difficile et couteux et en organisant la congestion. Inversement, le transport public méritait d’être massivement subventionné et d’être prioritaire dans l’allocation des dépenses d’investissement de l’Etat et des collectivités comme dans l’allocation de l’espace. A force d’acharnement, cette approche dichotomique a fini par engranger quelques succès dans les grandes métropoles où la voiture a effectivement reculé.
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Drôle de soutien à la transition écologique par le projet de loi de finance

L'autre ministère de la transition énergétique

Voyant le succès de la prime à la conversion (PAC) au premier semestre, on se souvient que Bercy avait ressenti le besoin de la redéfinir pour "rester dans l’enveloppe".
 
En effet, fin juin 230 000 dossiers avaient été payés pour un coût d’environ 465 millions d’euros. Dans la mesure où ceci incluait 52 000 dossiers 2018, on peut estimer que, sur l’année, la poursuite de cette trajectoire aurait conduit à une dépense de 800 millions alors que le budget prévu était de 596.
Le rabot semble avoir fonctionné parfaitement puisque, selon ce que rapporte le CNPA, le solde malus bonus sur le véhicule électrique et la PAC serait de + 100 millions cette année. Ceci signifie que, comme on pouvait s’y attendre, la PAC ne coute plus grand chose depuis qu’elle exclut l’acquisition de véhicules Diesel et de véhicules essence émettant 117g et plus.
 
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Dégradation de la note de la dette de Ford par Moody’s : un signe fort

Junked Ford
En plein Salon de Francfort, l’agence Moody’s a indiqué qu’elle dégradait la note de solvabilité qu’elle attribue à la dette de Ford Motor Company de Baa3 en Ba1
Elle retirait ainsi les obligations émises par Ford de la catégorie des "investissables" pour les placer dans celle des "spéculatives", celle des "obligations de pacotilles" ou "junk bonds".
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Urgence climatique, urgence industrielle, urgence sociale : un tiercé à remettre dans l’ordre

Bet your job
L’urgence dans laquelle l’industrie automobile se trouve fin 2019 donne lieu, à Francfort et ailleurs, à un jeu d’influence complexe où chacun adosse ses propos à une cause a priori légitime pour contrer une autre partie prenante qui en invoque une autre.
L’UE a, il y a un an, fondé ses injonctions sur l’urgence climatique. Les constructeurs comme les états sont sensibles à l’urgence financière et souhaiteraient que les ventes de SUV puissent continuer de générer le cash qui permet de combler les pertes sur les VE pour les uns et de financer les primes à l’achat des dits véhicules pour les autres. 
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L’ACEA change de pied et de tête pour pousser l’électrification

"Angels and Demons" party in Brussels
 
C’est dans ce cadre qu’a été annoncé que l’Association des constructeurs avait cosigné avec Transport et Environnement et Eurelectric (association des industries électriques) un courrier commun appelant les autorités européennes et nationales à accélérer la mise en place de l’ensemble des dispositifs qui permettront que l’électrification massive souhaitée par le politique devienne effective . 
Sont en cause bien sûr le maintien des différentes formes d’aides à l’acquisition de véhicules électriques ou d’hybrides rechargeables ainsi que la montée en puissance des infrastructures de recharge.
 
Reprenant la fameuse thématique du "droit à la prise", T&E indique à ce sujet : 
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L’inquiétante évolution de l’emploi dans l’industrie automobile [française]

To be continued...
Toyota a annoncé le 28 août qu’elle allait recruter 500 personnes sur son site d’Onnaing. Ces nouvelles recrues viendront porter les effectifs à 4 500 employés et correspondent à l’investissement de 300 millions d’euros annoncé début 2018 pour porter les capacités de production du site à 300 000 véhicules par an. La direction indique que les effectifs sont passés de 2 938 CDI en janvier 2018 à 3 150 aujourd’hui, avec un objectif à 3 600 d’ici fin 2020.
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Airbus de la batterie : entre "bien mieux que rien" et "peut mieux faire"

Batterie. Saft. Airbus. Mieux que rien. Peut mieux faire.

On a bien du mal à voir clair en ce début mai sur les contours que prendra "l’Airbus de la batterie" que l’on nous annonce.
 
Airbus était un consortium international unique dans lequel tous les grands acteurs européens s’étaient coalisés pour échapper au monopole américain. Comme l’a souligné Bruno Le Maire, beaucoup d’observateurs ne donnaient pas cher de sa peau lorsqu’il a émergé et l’on connaît la suite.
Aujourd’hui la production mondiale de batteries pour véhicules est assurée à 99% hors d’Europe par des acteurs chinois, japonais et coréens qui maîtrisent les technologies et les approvisionnements en matières premières. Ils font d’ores et déjà face à une demande en très forte croissance dès cette année en Chine et en Europe et annoncent tous des investissements colossaux pour construire les capacités de production qui manquent aujourd’hui.
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Le véhicule autonome en descente

Flying high
Les usagers des drogues dures le savent, après que les effets euphorisants ou dynamisants de leurs substances favorites ont cessé de se manifester s’ouvre une période difficile où la nue réalité reprend ses droits : c’est la descente
Pour le mythe du véhicule sans conducteur auquel une bonne part de l’industrie automobile s’est shooté ces dernières années, cette descente est, en 2019, entamée et le "story telling" de la "road map" en 5 phases qui ne posait que des problèmes de tempo a du plomb dans l’aile.
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Fin des véhicules thermiques en 2040 : les parlementaires au pied du mur de l’impôt

Un mince problème
Le travail réalisé par l’OPECST dont Autoactu rendait compte vendredi correspond à une volonté claire d’anticipation à 360 degrés des effets des décisions politiques qu’ils valident par leurs votes.
 
Il examine en effet aussi bien l’évolution des immatriculations et des parcs de VP que la question de la production des batteries, des matériaux nécessaires pour les fabriquer, de leur recyclage, de la recharge, de la production et de la distribution de l’électricité. Le travail réalisé en un temps record (deux mois) par l’IFPEN et le CEA sur commande de l’OPECST a quelque chose de rassurant : les grandes questions posées sont assez bien documentées et, sur une question comme celle de la capacité de notre production d’électricité à faire face à un parc de 15 millions de véhicules électriques, les travaux déjà réalisés sont assez rassurants et assez convaincants.
 
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