La reconquête du VO ancien par les professionnels : un horizon souhaitable et accessible

The market for lemons

La désormais journée annuelle Autoactu/Autovista consacrée au VO a été bien plus qu’un événement mondain où l’on a vu se presser tout ceux qui pèsent sur ce dossier et/ou essaient d’en traquer les évolutions. Elle a mis une nouvelle fois en lumière le fossé qui existe entre l’importance de ce marché et la place qu’y occupent les professionnels et, singulièrement, les réseaux de marques. Elle a surtout permis de voir enfin se dessiner les pratiques innovantes par lesquelles ledit fossé commence à se combler et de saisir combien il est crucial que ce mouvement enfin entamé s’accélère.

Le véhicule d’occasion est une très vieille question dans l’automobile (1). Alfred Sloan, génial inventeur de la General Motors qui priva Ford de sa position dominante aux Etats-Unis dans les années 20 considérait que déléguer sa distribution plutôt que l’assurer elle même se justifiait en partie par le fait que la gestion des reprises était hors du champ de compétences des constructeurs. Dans ses mémoires, il écrivait : "Quand la reprise des VO a commencé à faire partie intégrante de notre paysage dans les années 20, le commerce des automobiles a cessé d’être un acte de vente ordinaire pour devenir affaire de négociation. La tâche consistant à organiser et à superviser les milliers d’opérations complexes rendues nécessaires par ce type de commercialisation des produits aurait été ardue pour le constructeur. La vente sous forme de négociation est un art qui ne s’intègre pas facilement dans le cadre habituel des organisations de type managérial." (2). Il avouait ainsi qu’il s’agissait là d’un élément fondamental du système de distribution et de la capacité d’un constructeur à trouver des débouchés pour ses produits d’une part et qu’il était impossible d’en organiser la gestion sur un mode rationnel et centralisé d’autre part. lire la suite

Renault : l’Etat dans son rôle

Ghosn, Macron

Le coup qu’a joué l’Agence des Participations d’Etat cette semaine a surpris. Il a sans doute surpris Carlos Ghosn et le management de Renault. Il a également surpris les commentateurs qui, pour la plupart d’entre eux, n’ont toutefois pas trouvé grand chose à redire à une manœuvre on ne peut plus logique dès lors que la loi du 29 mars 2014 avait été approuvée au Parlement. Seuls quelques ultra-libéraux nourris aux seins du "Share Holder Value Management" et de la "bonne gouvernance" ont tenté de nous convaincre que "l'Etat a commis une faute" (1), un crime de lèse capitalisme financier. lire la suite

Le choix de Trémery peut-il être signe d’un changement de séquence ?

Car guy, Minefi, PR. Trémery, 27 mars 2015

Entre les deux tours des départementales, François Hollande a fait le déplacement en Moselle pour venir saluer la décision prise par PSA d’affecter la production des 3 cylindres turbo essence à l’usine de Trémery. Dans les mois qui avaient précédé, le management de PSA avait présenté ce choix de site comme étant une des possibilités envisagées. L’alternative explicitement évoquée était la création de toutes pièces d’une unité de production de moteurs à Vigo, site chéri par le management de PSA ces dernières années qui en a fait le premier site européen d’assemblage du groupe (1). L’hypothèse Trnava avait également été évoquée (2). lire la suite

Faut-il se satisfaire des résultats 2014 du contrôle technique ?

Les sacrés numéros du contrôle technique

Alors que l’UE souhaiterait que les règles du contrôle technique qui prévalent en France évoluent et que soit annualisées les visites périodiques pour le parc ancien, on apprenait en mars que, en 2014 -comme en 2013-, on avait vu baisser la part des véhicules soumis à contre visite. Ainsi, pour les Véhicules Particuliers, ce taux s’est établi en 2014 à 18,43%. Il était de 19,05 % en 2013 et de 20,4 % en 2012. En 2008, il avait atteint son point culminant de la décennie écoulée à 21,9%.

A priori, ces résultats sont remarquables car ils interviennent dans un contexte de vieillissement relativement rapide du parc contrôlé : l’âge moyen de celui-ci était de 10,16 ans en 2005 ; il a été en 2014 de 11,24 ans. Les contrôles portant sur les véhicules de plus de 10 ans ont représenté en 2014 la moitié des contrôles. Ils n’en représentaient que 42,5% en 2004. Tout semble donc aller pour le mieux : les efforts de fiabilité faits depuis des années par les constructeurs profitent à tous et permettent aux ménages de faire tenir leurs parcs plus longtemps sans que se dégradent, au contraire, leurs qualités. lire la suite

Les constructeurs peuvent-ils faire décoller l’auto-partage ?

Ford a annoncé au début de cette année le lancement d’une expérience pilote à Bangalore en Inde. Constatant que, bien que désireux de disposer d’un véhicule "personnel", une large partie des ménages n’avait pas les moyens de se les payer, il s’agit de permettre à de petits groupes de les acquérir en commun et de les assister pour en organiser le partage entre eux : amis, familles, collègues de travail, voisins, ces petits groupes de personnes qui se connaissent, se font confiance et exercent les uns sur les autres un certain contrôle parce qu’ils sont quoiqu’il arrive amenés à se revoir correspondent à des configurations qui peuvent permettre de lever certaines barrières au partage dont on connaît l’importance. lire la suite

Marchionne en tête de gondole

Nous avions fin juillet profité des rumeurs qui couraient alors sur le rachat possible de FCA par le groupe Volkswagen pour indiquer que l’aboutissement logique de la gestion Marchionne était en train de se dessiner : en termes industriels et polis, l’intégration de FCA dans un ensemble industriel plus vaste ; en termes financiers et plus cyniques, le bouclage d’une mission définie essentiellement et depuis le début sur le plan patrimonial. Effectivement, 2015 s’annonce pour Fiat-Chrysler sous ces auspices. lire la suite

La voiture autonome : révolution ou opportunité de regarder enfin l’expérience automobile telle qu’elle est

Alors que les Google Car et Apple Car font couler énormément d’encre et provoquent l’annonce d’une énième "révolution" dans l’automobile, l’industrie travaille très sérieusement sur ces pistes. Comme d’habitude, la montagne de changements que l’irruption de nouveaux arrivants devait amener paraît accoucher d’une souris lorsque l’on commence à voir se dessiner des horizons opérationnels concrets. Carlos Ghosn a ainsi dessiné à Genève une feuille de route en ces domaines qui désigne comme cible immédiate la délégation de conduite au véhicule dans les bouchons et/ou pour se garer. Les éléphants roses qu’avaient cru voir les accros aux annonces fracassantes d’une irruption rapide de véhicules sans conducteurs s’éloignent et Carlos Ghosn leur propose une descente sur terre qui risque de leur faire regretter l’époque où tout était possible parce que rien n’était réalisé. lire la suite

La voiture autonome : révolution ou opportunité de regarder enfin l’expérience automobile telle qu’elle est

Alors que les Google Car et Apple Car font couler énormément d’encre et provoquent l’annonce d’une énième "révolution" dans l’automobile, l’industrie travaille très sérieusement sur ces pistes. Comme d’habitude, la montagne de changements que l’irruption de nouveaux arrivants devait amener paraît accoucher d’une souris lorsque l’on commence à voir se dessiner des horizons opérationnels concrets. Carlos Ghosn a ainsi dessiné à Genève une feuille de route en ces domaines qui désigne comme cible immédiate la délégation de conduite au véhicule dans les bouchons et/ou pour se garer. Les éléphants roses qu’avaient cru voir les accros aux annonces fracassantes d’une irruption rapide de véhicules sans conducteurs s’éloignent et Carlos Ghosn leur propose une descente sur terre qui risque de leur faire regretter l’époque où tout était possible parce que rien n’était réalisé. lire la suite

La voiture autonome : révolution ou opportunité de regarder enfin l’expérience automobile telle qu’elle est

Alors que les Google Car et Apple Car font couler énormément d’encre et provoquent l’annonce d’une énième "révolution" dans l’automobile, l’industrie travaille très sérieusement sur ces pistes. Comme d’habitude, la montagne de changements que l’irruption de nouveaux arrivants devait amener paraît accoucher d’une souris lorsque l’on commence à voir se dessiner des horizons opérationnels concrets. Carlos Ghosn a ainsi dessiné à Genève une feuille de route en ces domaines qui désigne comme cible immédiate la délégation de conduite au véhicule dans les bouchons et/ou pour se garer. Les éléphants roses qu’avaient cru voir les accros aux annonces fracassantes d’une irruption rapide de véhicules sans conducteurs s’éloignent et Carlos Ghosn leur propose une descente sur terre qui risque de leur faire regretter l’époque où tout était possible parce que rien n’était réalisé. lire la suite

Les bons comptes des constructeurs n’en font pas encore de bons amis du site France

Les annonces successives des bons résultats de Renault comme de ceux, encourageants, de PSA ont été suivis de la publication par le CCFA de leurs productions françaises en 2014. Dans la mesure où celles ci étaient, pour la première fois depuis longtemps, en progression sensible, les commentateurs pressés ont eu tôt fait de considérer que la solidarité entre les deux mouvements était forte et que les bons comptes des constructeurs en feront fatalement de bons amis de l’industrie française. C’est à la fois vrai et faux et, en tout cas, il faudra, pour que le lien soit à l’avenir plus fort et plus durable, que soient contrecarrées des tendances longues qui ne le sont pas encore nettement. lire la suite

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