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janvier 21

PSA – Renault : une gémellité de plus en plus fausse

Faux jumeaux.

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Une partie de la presse a interprété la présentation à quelques jours d’intervalles des résultats commerciaux de PSA et de Renault comme une espèce de course entre deux « champions nationaux » : Renault ayant annoncé 3 761 718 véhicules vendus (VP + VUL) et PSA 3 632 614, on peut de fait avoir le sentiment que l’un et l’autre groupe sont très proches   (1).
Pourtant, dès que l’on détaille un tant soit peu lesdits chiffres, c’est plutôt l’inverse qui frappe : tout ou presque oppose les deux groupes et les trajectoires qui sont les leurs ces dernières années. Ce constat vaut pour l’Europe et la France. Il est encore plus frappant pour les activités de l’un et de l’autre hors d’Europe.
 

janvier 14

Mitsubishi : un booster pour l’Alliance

Ménage à trois
L’annonce de la prise de contrôle de Mitsubishi Motors Corp. (MMC) par Nissan est intervenue le 20 octobre 2016 : pour un peu plus de 2 milliards d’euros, Nissan prenait 34% du capital et le contrôle stratégique de l’entreprise. Carlos Ghosn prenait la présidence tout en maintenant habilement à la direction Osamu Masuko. Au-delà du coup que faisait ainsi Carlos Ghosn et du petit million de véhicule qu’il pouvait ainsi intégrer à son arithmétique  de l’Alliance pour se targuer d’en avoir fait le numéro 1 mondial en volumes, il n’était pas évident de cerner le rationnel de cette opération et certains craignaient que Nissan ait à trainer un boulet. Ainsi, lors de la publication des résultats début mai, l’annonce d’une perte de 1,7 milliard d’euros sur l’exercice fiscal 2016 (clôt en mars 2017) amenait des commentateurs à parler d’une possible "épine dans le pied de Carlos Ghosn". 
 
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janvier 7

Le Global Access fait-il de l’ombre à la gamme classique de Renault ?

Derrière Dacia, Renault? Ou Renault simplement derrière Dacia?
Les mois de novembre et décembre ont été discrètement marqués par la multiplication des annonces concernant la gamme Renault autrefois appelée Entry et qui s’appelle maintenant "Global Access".
 
Outre la place de numéro 1 des ventes à particuliers acquise en 2017 par la Dacia Sandero en France, le lancement du nouveau Duster et les fuites que l’on a pu trouver dans la presse concernant la nouvelle Sandero, c’est autour de développements à venir sur la plateforme CMF-A en Chine ou en Inde que l’importance de ces programmes pour Renault a été soulignée : Carlos Ghosn a dit avoir essayé un prototype de la Kwid électrique actuellement en développement accéléré en Chine ; Gérard Detourbet a annoncé à la presse indienne que de nouveaux véhicules – une ‘lignée’ -, dont un 7 places, allaient être développés – comme prévu et comme ce fût le cas après Logan – sur une version modifiée de la plateforme appelé CMF-A+ .
 
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janvier 2

Les enjeux industriels de la dédiésélisation

L'usine Bosch à Rodez - noir c'est noir?
La publication des chiffres d’immatriculations 2017 et l’annonce d’une augmentation de la TICPE de 7,6 cts par litre de gasoil ont réveillé les craintes de voir la dédiésélisation s’accélérer en 2018 et suscité de légitimes inquiétudes quant à l’anticipation des effets industriels et sociaux de cette mutation déjà évoqués depuis des mois (1). Il y a trois semaines déjà, le jeudi 7 décembre, Bruno Lemaire avait invité à Bercy les principaux industriels concernés, et s’était donné trois mois pour faire un état des lieux et répertorier les sites diesel les plus menacés (2). 
 
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décembre 18th, 2017

Le chaotique chemin de l’UE vers de vrais contrôles de conformité a posteriori

Conditions réelles de conduite exigées
Voici un an, nous avions évoqué au sujet de la gouvernance européenne des systèmes d’homologation et de contrôle de conformité des véhicules une "douloureuse sortie d’un régime schizophrène" (1). L’année 2017 aura prolongé ce chemin et s’achève sur un renforcement de la tutelle que va exercer l’Union européenne sur les autorités nationales en ce domaine. En effet, le 7 décembre, un compromis a été trouvé entre Commission, Conseil et Parlement qui remet assez clairement en cause le système de subsidiarité et fait plusieurs pas en direction d’une espèce d’EPA (l'agende américaine de protection de l'environnement) de l’UE.
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décembre 10

Les grands industriels de l'automobile choisissent de renforcer la PFA pour mieux défendre leurs intérêts

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Le Conseil des présidents de la PFA a provoqué mercredi le mini-séisme dont le landerneau parlait déjà depuis quelques semaines en annonçant que la PFA serait dotée par eux de prérogatives élargies et que sa direction sera confiée à Luc Chatel.
 
Le Conseil des présidents en question est scindé en deux collèges : celui des constructeurs est composé d’un PSA (Carlos Tavares), d’un Renault (Thierry Bolloré) et du président du CCFA (Christian Peugeot); celui des équipementiers qui inclut un Faurecia (Patrick Koller), un Valeo (Jacques Aschenbroich), un Plastic Omnium (Laurent Burelle), un Michelin (Jean-Dominique Sénard), le président de la Fiev (Jacques Mauge) et un représentant du "sous-collège équipementiers/fournisseurs" (François Liotard, Lisi Automotive) qui réunit les associations d’équipementiers et fournisseurs "autres que la FIEV" (FFC, FIM, GPA, SNCP). 
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décembre 3

La difficile équation automobile algérienne

Dans l'usine Renault à Oran
Maghreb-Emergent annonçait le 5 novembre que la somme des capacités d’assemblage installées en Algérie permettrait de revendiquer dès 2018 une production nationale de 260 000 véhicules (1). Sachant que l’OICA chiffre la production "tous véhicules" du pays à 19 300 unités en 2015 et à 42 000 en 2016  (2), la progression semble impressionnante et, de fait, après beaucoup d’atermoiements, nombreux sont les constructeurs qui ont vu enfin leurs projets aboutir et peuvent ainsi venir contester la toute puissance de Renault qui a, le premier, pu assembler sur place et revendique en octobre 48 731 ventes de VP et VUL sur les 79 607 soit une part de marché de plus de 61% (3) !
 
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novembre 26th

Le revirement contraint de VW assumé

On ne triche plus
 
Les dirigeants de VW sont venus devant les analystes le 20 novembre présenter à la fois leurs résultats trimestriels et le plan à 5 ans qu’ils ont conçu pour faire de leur groupe dès 2025 le n°1 de la vente de véhicules électriques à l’échelle mondiale. Ainsi, alors que le groupe se hâtait bien lentement sur la voie des nouvelles motorisations il y a 30 mois encore, il apparaît aujourd’hui comme le plus actif et le plus fervent défenseur de cette option qui conditionnera, dans les différentes régions du monde, sa capacité à atteindre des objectifs d’émission que le fameux scandale a rendus de moins en moins négociables, pour VW au premier chef. Ce que Toyota, Renault-Nissan ou BMW avaient préparé de longue date doit ainsi être réalisé à marche forcée. Etant donné le poids de VW sur les marchés européens et chinois en particulier, c’est ainsi l’ensemble de l’industrie qui se voit engagée dans une course à l’électrique dont les annonces de VW ont indiqué qu’elle n’est plus théorique mais bel et bien engagée au niveau du produit comme à celui des usines.
 
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novembre 19

Négocier prudemment, intelligemment et collectivement les virages numériques dans les services automobiles

Vehicule-connecte.jpg
Le symposium annuel qu’Autoactu consacre chaque année à l’après-vente s’est tenu mercredi 15 novembre. Il a été dédié à l’après-vente connecté et, plus généralement, aux défis face auxquels l’écosystème des services de l’automobile se trouve lorsqu’il s’agit de révéler le potentiel des innovations associées à des véhicules de plus en plus connectés. Il aura permis aux participants de prendre la mesure de la variété des initiatives, des acteurs et des problématiques associée à cette nébuleuse qui suscite aujourd’hui beaucoup d’espoirs mais également beaucoup d’interrogations et d’incertitudes.
 
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novembre 12

Nissan déprimé et déprimant

Il en faudra
Nissan a présenté le 8 novembre ses résultats pour la première moitié de l’exercice en cours (de avril à septembre). Ils font apparaître un assez net recul puisque, pour ce premier semestre, son bénéfice net a reculé de 2,1%, de 282,4  à 276,5 milliards de yens (2 milliards d'euros au cours actuel), pour un bénéfice opérationnel de 281,8 milliards de yens (contre 339,7 en 2016), en baisse de 17% et ce malgré des ventes en hausse de 6,2% à 5.652,5 milliards de yens (42,83 milliards d'euros au cours actuel).
 
Sur le dernier trimestre, le dit bénéfice opérationnel passe de 163,9 milliards de yen à 128,5 (- 21,5%) et l’analyse proposée mercredi fait apparaître que l’essentiel de cette dégradation est imputable à l’affaire des « coûts d’inspection », aux provisions qu’il a fallu passer pour faire face aux « class actions » que le scandale a déclenché et aux plus d'un million de véhicules neufs fabriqués et commercialisés dans le pays depuis 2014 qu’il a fallu rappeler en septembre. 
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