Archive - oct. 2014

Date

octobre 27

Intégrer l’entretien dans le prix des véhicules : les réticences justifiées des réseaux de marque

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Autoactu rapportait le 16 octobre que, pour ses VUL, Mercedes chercherait à se différencier par le service et à "déplacer la décision d’achat" sur le coût d’utilisation du véhicule pour qu’elle ne soit plus guidée par le seul prix. Harry Salamon, directeur de la division VUL de Mercedes-Benz France, soulignait, pour justifier cette évolution : "Nous avons aujourd’hui une gamme entièrement renouvelée et des produits exceptionnels mais nos concurrents ont eux aussi des produis très performants. Nous devons donc nous démarquer avec une offre différenciante, centrée sur le service et un traitement premium du client".
A priori, cela semble tomber sous le sens : les clientèles, gestionnaires de flottes plus encore que les particuliers, raisonnent en termes de coûts d’utilisation voire de "coût totaux de possession" (le fameux TCO), les ateliers peinent à se remplir, la concurrence est forte et s’exprime désormais avant même que le délais de garantie ne soit passé, la fréquentation de l’atelier lorsqu’elle se passe bien est un outil de fidélisation avéré ; dans ces conditions, dès lors que les pas d’entretien se sont espacés et que les coûts associés sont raisonnables et maîtrisables, sauter le pas et offrir ce qui était encore payant paraît s’imposer. lire la suite

octobre 20

Après la VE Mania, le VE Bashing ?

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France 5 a proposé le 12 octobre, la diffusion d’un documentaire de Martin Mischi intitulé "la voiture électrique, pas si écolo !" (1). Annoncée largement par la chaîne, l’émission entendait révéler au grand public ce qu’on lui aurait caché depuis des années et que l’on continuerait à lui cacher pour pouvoir continuer à engager la France dans une impasse économique et écologique. Sans prétendre que, avec une malhonnêteté sans borne, les auteurs conduisaient contre le VE une enquête à charge, on ne peut que souligner que le propos était clairement de prendre le contrepied des plaidoyers habituels des pouvoirs publics, de Renault-Nissan et de tous les militants de l’électrique pour donner la parole au très composite camp des opposants au VE. Même si la volonté de "faire le buzz" et de faire de l’audience a donné à ce reportage un aspect percutant mais bien simpliste souvent, il ne s’agit pas là d’un cas isolé. Le Cercle des Echos a également publié sous un titre presqu’identique un article de B. Dessus, auteur d’un rapport de Global Chance à paraître, qui développe, en des termes beaucoup plus rigoureux, une argumentation proche (2). La Tribune avait, en décembre 2013, repris – avec le même titre - un rapport de l’ADEME qui allait dans le même sens (3). lire la suite

octobre 13

Une prime à la casse cosmétique sans réelle efficacité

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Dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, il a été annoncé que la loi de finances 2015 prévoirait une prime à la casse qui concernerait à partir de la mi-2015 la "conversion" des détenteurs de véhicules Diesel de plus de 13 ans habitant des zones urbaines couvertes par un Plan de protection de l’atmosphère (Avignon, Paris, Lyon, Marseille… (1)). Plus précisément, les publics concernés recevraient, en plus des éventuels bonus en vigueur, 3700 euros pour l’acquisition d’un véhicule électrique, 2500 euros pour l’acquisition d’un véhicule hybride rechargeable et 500 euros pour l’acquisition d’un véhicule neuf thermique conforme aux normes Euro 6. lire la suite

octobre 6

Moderniser les Equipementiers Automobiles ou préparer l’Avenir de l’Automobile : quelles différences ?

FMEA.

Emmanuel Macron a annoncé cette semaine que le Fonds créé fin 2008 pour faire auprès des équipementiers de Rang 1 le travail de soutien avisé à leurs restructurations et à leur développement serait réformé. Dans ce cadre, sa dénomination ancienne qui le désignait comme dédié à la "Modernisation des Equipementiers Automobiles" sera abandonnée et il deviendra le Fonds "Avenir Automobile". Selon le communiqué de Bercy, la réforme s’impose car :
"Les enjeux de la filière ont changé. Il faut passer d’un "outil d’urgence" à un outil pour créer de nouveaux "champions"."

La dite réforme qui, selon le Ministère, est encore en chantier, consistera à ajuster la "lettre de mission" des gestionnaires du fonds d’une part et à en réformer la gouvernance pour le rendre plus autonome par rapport aux deux constructeurs français d’autre part. Après avoir entendu Nicolas Sarkozy pourfendre lors de son grand retour dans les médias sur France 2 le 21 septembre une supposée posture des équipes Hollande qui consisterait à casser systématiquement les réformes et outils créés entre 2007 et 2012, on peut s’interroger sur le sens de cette refonte d’une institution et se demander si elle se justifie au delà du message politique qu’elle paraît délivrer et qui fait écrire à l’équipe des Echos que "l’ensemble de ce chantier sonne comme un désaveu pour le FMEA."(1) lire la suite

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