France

La reconquête du VO ancien par les professionnels : un horizon souhaitable et accessible

The market for lemons

La désormais journée annuelle Autoactu/Autovista consacrée au VO a été bien plus qu’un événement mondain où l’on a vu se presser tout ceux qui pèsent sur ce dossier et/ou essaient d’en traquer les évolutions. Elle a mis une nouvelle fois en lumière le fossé qui existe entre l’importance de ce marché et la place qu’y occupent les professionnels et, singulièrement, les réseaux de marques. Elle a surtout permis de voir enfin se dessiner les pratiques innovantes par lesquelles ledit fossé commence à se combler et de saisir combien il est crucial que ce mouvement enfin entamé s’accélère.

Le véhicule d’occasion est une très vieille question dans l’automobile (1). Alfred Sloan, génial inventeur de la General Motors qui priva Ford de sa position dominante aux Etats-Unis dans les années 20 considérait que déléguer sa distribution plutôt que l’assurer elle même se justifiait en partie par le fait que la gestion des reprises était hors du champ de compétences des constructeurs. Dans ses mémoires, il écrivait : "Quand la reprise des VO a commencé à faire partie intégrante de notre paysage dans les années 20, le commerce des automobiles a cessé d’être un acte de vente ordinaire pour devenir affaire de négociation. La tâche consistant à organiser et à superviser les milliers d’opérations complexes rendues nécessaires par ce type de commercialisation des produits aurait été ardue pour le constructeur. La vente sous forme de négociation est un art qui ne s’intègre pas facilement dans le cadre habituel des organisations de type managérial." (2). Il avouait ainsi qu’il s’agissait là d’un élément fondamental du système de distribution et de la capacité d’un constructeur à trouver des débouchés pour ses produits d’une part et qu’il était impossible d’en organiser la gestion sur un mode rationnel et centralisé d’autre part. read more

Le choix de Trémery peut-il être signe d’un changement de séquence ?

Car guy, Minefi, PR. Trémery, 27 mars 2015

Entre les deux tours des départementales, François Hollande a fait le déplacement en Moselle pour venir saluer la décision prise par PSA d’affecter la production des 3 cylindres turbo essence à l’usine de Trémery. Dans les mois qui avaient précédé, le management de PSA avait présenté ce choix de site comme étant une des possibilités envisagées. L’alternative explicitement évoquée était la création de toutes pièces d’une unité de production de moteurs à Vigo, site chéri par le management de PSA ces dernières années qui en a fait le premier site européen d’assemblage du groupe (1). L’hypothèse Trnava avait également été évoquée (2). read more

Les bons comptes des constructeurs n’en font pas encore de bons amis du site France

Les annonces successives des bons résultats de Renault comme de ceux, encourageants, de PSA ont été suivis de la publication par le CCFA de leurs productions françaises en 2014. Dans la mesure où celles ci étaient, pour la première fois depuis longtemps, en progression sensible, les commentateurs pressés ont eu tôt fait de considérer que la solidarité entre les deux mouvements était forte et que les bons comptes des constructeurs en feront fatalement de bons amis de l’industrie française. C’est à la fois vrai et faux et, en tout cas, il faudra, pour que le lien soit à l’avenir plus fort et plus durable, que soient contrecarrées des tendances longues qui ne le sont pas encore nettement. read more

Dans quelles courses revient PSA ?

PSA a présenté la semaine passée des comptes 2014 assez rassurants si on les compare à ceux produits les deux années précédentes. Indéniablement, PSA sort financièrement de la zone de très grand danger dans laquelle se trouvait le groupe et ce malgré un chiffre d’affaires à peine croissant (+ 437 millions) et même en retrait pour la seule partie "automobile" (- 330 millions) si l’on n’intègre pas les deux JV chinoises. En intégrant les co-entreprises avec Dongfeng et Changan, le chiffre d’affaires automobile passe de 39,97 milliards d’euros à 40,7 et celui lié aux seules ventes de véhicules de 28,8 à 29,2 milliards : l’intégration des filiales chinoises apporte 940 millions et compense les 480 perdus par ailleurs. read more

Les bons fondamentaux de Renault

Ce qui frappe dans les résultats commentés jeudi par D. Thormann et C. Ghosn est qu’ils apportent une série de démentis par rapport à tout ce qu’on avait pu dire en commentant les mêmes tableaux et graphiques ces dernières années. Plutôt que de le souligner, la communication de Renault a préféré annoncer 1000 embauches et offrir à Emmanuel Macron l’occasion de suggérer que les tendances s’inversent. Dès lors que lesdites embauches n’empêcheront pas chez Renault que les effectifs continuent de baisser, le signal donné n’aura eu ni pour Renault ni pour le gouvernement l’éclat médiatique souhaité. L’annonce des embauches chez Renault et leur mise en perspective par tous les commentateurs un peu avertis a ainsi eu pour effet de masquer en partie le tableau plutôt flatteur que Carlos Ghosn avait enfin à offrir le 12 février.

Sans reprendre la présentation des résultats déjà proposée vendredi, leur caractère rassurant quant aux fondamentaux de Renault en 2015 tiennent principalement en quatre points.

1 – La fin du "Dacia qui rit, Renault qui pleure" read more

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