travail
Production concepts and work policy in the German car industry: What is going on and what do works councils do
Towards a new qualitative perspective ? Consequences of structural transformations in the sector
Wolf Jäcklein
Policy Adviser
Fédération Européenne des Métallurgistes
Boulevard du Roi Albert II, 5/10
B-1210 Bruxelles
wjaecklein@emf-fem.org
Tél. +32 2 227 10 57
Colloque Gerpisa « La souténabilité de l'industrie automobile mondiale : le dilemme entre développement durable et survie »
Berlin, 9 au 11 juin 2010
Thème Nー 6 : Innovation et changement dans la nature de l'emploi et des compétences.
Proposition de contribution
Vers un nouveau regard qualitatif ? Les conséquences des mutations structurelles dans le secteur.
A) Contexte
L'industrie automobile en Europe dispose de capacités de production qui dépassent les besoins pour satisfaire la demande du marché Européen. Cette situation est renforcée par la situation de crise actuelle[1].
Parallèlement, l'installation de nouvelles capacités, souvent en périphérie de l'Union Européenne[2] est entreprise, et en règle générale co-financée par les pouvoirs publics.
La pression sur les marges de profit et la productivité, dans un contexte de compétition mondiale, conduit les constructeurs à exiger des équipementiers toujours plus de baisse des coûts de production. Cette pression s'exerce dans un contexte où les marges dans la chaîne de valeur sont déjà à peine positives, voire négatives.
Le cadre règlementaire, notamment Européen et environnemental, y ajoute une impulsion aux mutations structurelles dans l'ensemble de l'industrie vers de nouveaux produits, et probablement vers de nouveaux modèles d'entreprise.
Ainsi, dans les prochaines années, des investissements considérables dans le développement de nouveaux véhicules qui répondent mieux à la demande émergente de transport plus « durable » seront nécessaires et créeront de nouvelles contraintes.
La crise financière qui a aggravé les problèmes structurels du secteur, d'ailleurs largement préexistants, conduit à une accélération des mutations.
B) Conséquences immédiates
Les contraintes économiques qui pèsent sur le secteur, dont les plus marquantes viennent d'être exposés ci-dessus, vont conduire à une pression accrue sur les coûts de la main d’œuvre, et en premier lieu sur les niveaux de rémunération[3].
Une tendance à la baisse de l'emploi au sein de l'Union Européenne est à prévoir à moyen terme, partiellement accompagnée d'un déplacement géographique du travail.
Ces mouvements font largement l'objet d'études et de recherches, notamment sur commande publique. Il est cependant aisé de saisir la difficulté d'obtenir des chiffres fiables dans ce domaine.
Mais en même temps, ces contraintes sur l'emploi en termes quantitatifs vont logiquement avoir des conséquences sur les aspects qualitatifs de l'emploi et du travail dans le secteur. Ces aspects font beaucoup moins l'objet de travaux.
C) Conséquences qualitatives sur le travail
Les mutations structurelles du secteur, et notamment l'apparition d'un marché pour le véhicule électrique, vont amener des modifications dans la structure de l'emploi. Les tâches à accomplir dans la construction d'un moteur électrique relèvent d'une complexité considérablement réduite par rapport aux moteurs à combustion interne. Tout un pan de métiers de la métallurgie dans le sens premier du mot va disparaître. Avec lui, les travailleurs actuellement sur ces postes vont être amenés soit à perdre leur emploi, soit à devoir subir une reconversion professionnelle plus ou moins forcée et radicale.
Une compétition entre ces travailleurs pour les nouveaux postes qui vont s'ouvrir est à prévoir.
En parallèle, les pressions politiques, sous le régime de l'actuelle « stratégie de Lisbonne » et la future « stratégie UE 2020 » vont voir s'accroître les types d'emplois plus « flexibles », soit l'intérim et les contrats à durée déterminée ou précaires dans d'autres domaines[4].
Ainsi, la mise en concurrence des travailleurs de la périphérie de l'Union avec ceux de la vielle Europe va avoir des conséquences d'abord sur les conditions de travail, l'organisation du travail, les salaires et la sécurité au travail, et en deuxième lieu seulement sur l'emploi tout court. Cet aspect de la menace qui pèse sur la qualité du travail en Europe n'est pas encore suffisamment pris en considération dans les politiques des syndicats. L'alarme est sonnée sur le travail précaire, mais la prise en compte de ses causes profondes n'est pas encore acquise.
D) Vers une prise en compte des aspects qualitatifs du travail ?
Les activités de la Fédération Européenne des Métallurgistes (FEM) se concentrent actuellement sur les aspects quantitatifs du monde du travail en Europe. Bien qu'ayant lancé une « revendication commune » sur le travail précaire en 2009, reste-t-il relégué au domaine de la négociation collective, où l'approche économiste et quantitative reste de mise.
Une approche horizontale, avec une prise en considération des aspects spécifiques de chaque secteur est en train de se développer encore trop lentement.
Sur le plan abstrait, il y a un consensus sur le fait que les aspects qualitatifs[5] du travail mériteraient une prise en compte, et même que l'une des préoccupations primordiales des activités sectorielles devrait être le regard attentif sur ces questions. Mais, d'un côté, la préoccupation avec les symptômes du phénomène prend le dessus, et de l'autre, la question de l'emploi[6] cache ces interrogations, notamment au niveau des entreprises.
Du coup, des mécanismes de « chantage à l'emploi » exercés sur des effectifs en Europe des 15 restent efficaces dans le sens d'un abaissement des conditions de travail – même si des études ont tendance à montrer qu'en termes numériques la perte d'emploi dû aux délocalisations reste de l'ordre du bruit statistique[7].
Cependant, tant que les représentants syndicaux ne sont pas en mesure d'opposer au culte du chiffre (statistique) nourri par la demande et commande publique la validité et l'intérêt d'approches qualitatives, la prise en charge de questions de l'ordre qualitatif du monde du travail reste illusoire.
En effet, dû à la prédominance de l'approche économiste, seuls les chiffres comptent, peu importe leur validité ou leur marge d'erreur. Le fait que les chiffres ne deviennent disponibles que quand les phénomènes prédits de manière qualitative se sont bien installées dans la réalité n'est soulevé nulle part, et le règne des approches statistiques reste incontesté. Du coup, une démarche anticipative reste impossible, puisque seuls les « preuves » numériques pourraient justifier d'une réaction, qui devient curative par ce fait.
La modification du regard des syndicalistes et du politique n'est envisageable qu'à travers une modification paradigmatique du niveau méthodologique, ne serait-ce que des sciences humaines et sociales. L'impulsion en faveur de cette modification ne peut venir que des activités syndicales qui réussit à « convaincre » le politique de la validité de cette approche. La reconnaissance viendra par la commande publique.
A l'évidence, tant que ces considérations n'entrent pas en ligne de compte des stratégies syndicales, la voie reste libre pour une spirale à la baisse des conditions de travail, voire même du niveau salarial en Europe, et une règlementation pour la mise en place d'un salaire minimum en Europe reste illusoire.
[1]Il n'est pas question ici d'interroger la définition de surcapacité, ni d'aborder la question de l'organisation de la production dans une industrie qui dépend d'une demande fluctuante, et qui produit largement sur commande des produits largement individualisés. Il est évident que dans ce contexte-là une certaine surcapacité est non pas un problème de l'industrie, mais bien une fonctionnalité. Mais ce débat n'est pas l'objet de la présente contribution.
[2]Au Royaume du Maroc, en Turquie, en Roumanie notamment en ce qui concerne la période la plus récente.
[3]Déjà aujourd'hui, nous assistons à des annulations de certaines primes dans certains entreprises, la réduction du temps de travail sans contrepartie salariale. Ce qui est à craindre c'est que le salaire de base va devenir sous peu l'objet de demandes de la part patronale.
[4]Une résolution de la FEM de 2005 énumère notamment :
· avec peu voire aucune sécurité d’emploi
· avec de bas salaires non garantis
· sans sécurité sociale (en matière de retraite, d’assurance maladie, d’allocations de chômage)
· sans protection contre les licenciements
· sans formation professionnelle
· avec peu voire aucune santé et sécurité au travail
· sans représentation syndicale.
[5]« Aspects qualitatifs du travail » entendu ici dans le sens du terme allemand « Arbeitspolitik ».
[6]Emploi dans le sens du nombre des emplois dans le secteur.
[7]Bien que la fiabilité et représentativité de ces études mérite analyse plus attentive.
Anvers, Termini, Kolin et la très politique question des surcapacités
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.
Avec, en janvier, l’annonce des premières fermetures de site en Europe par Fiat (Termini en Sicile) et GM (Anvers) et, ce week-end, celle du rappel de 100 000 C1 et 107 par PSA, l’année 2010 s’ouvre dans un climat tendu. Marchionne a repris sa campagne de lutte contre les surcapacités dans le monde et en Europe en désignant un peu curieusement les Etats-Unis comme un modèle où, contrairement à ce que l’on observe en Europe, on saurait fermer les sites et assainir la situation.
C’est oublier un peu rapidement que les fermetures de sites ont été le fait des seuls Big 3 qui avaient, par l’inadaptation de leurs politiques produits, ouvert des boulevards aux constructeurs japonais et coréens, et s’étaient mis, ce faisant, dans une situation financière et industrielle intenable. Parallèlement, dans les dernières années, de nouvelles capacités étaient installées par leurs concurrents aux Etats-Unis et par eux mêmes au Mexique loin de Detroit. read more
Emploi et travail chez les équipementiers et autres fournisseurs en France
La crise de l'industrie équipementière: retour sur une crise prévisible
Quel modèle productif ? Trajectoires et modèle industriels des constructeurs automobiles mondiaux
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Ce livre est la version française modifiée, développée et actualisée, de Freyssenet M., Mair A., Shimizu K., Volpato G. (eds), One Best Way? The Trajectories and Industrial Models of World Automobile Producers, Oxford, New York, Oxford University Press, 1998, 476 p. En anglais par un éditeur anglais en première publication.
Une représentation de l’histoire de l’industrie automobile est devenue commune, aussi bien dans le milieu académique que parmi les professionnels. Après une phase “artisanale”, les firmes automobiles américaines et européennes auraient adopté entre 1920 et 1950 le système de la production de masse, caractérisé par la recherche d’économies d’échelle, l’organisation séquentielle et cloisonnée de la conception et de la production, et le recours à une main-d’oeuvre sans qualification. Ce système, en raison de sa rigidité, aurait été mis en crise par le passage à un marché de renouvellement, diversifié, variable et plus ouvert à la concurrence internationale. En revanche, les firmes japonaises auraient su très tôt adapter rapidement la conception et la production aux changements du marché et dégager des profits en toutes circonstances, grâce au recours à des salariés formés et à leur implication dans la réduction des coûts et l’élévation de la qualité. Elles auraient ainsi inventé le modèle industriel, qui serait performant dans les conditions du marché maintenant communes à toutes les firmes automobiles. Systématisé sous le nom de lean production, par les auteurs de l’ouvrage The Machine that Changed the World, ce système, qui aurait démontré son universalité par la réussite des transplants japonais aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, devrait être impérativement adopté par les firmes américaines et européennes, si elles veulent exister encore au XXIe siècle. Elles tenteraient toutes de le faire, comme le démontreraient leurs emprunts aux méthodes “japonaises”. Au delà des retards, des résistances et des erreurs, les systèmes productifs des firmes convergeraient vers la lean production, comme ils auraient convergé vers la “production de masse” dans la première moitié du siècle.
Les simplifications historiques sont utiles et légitimes quand elles permettent de faire apparaître l’essentiel. Elles sont pratiquement et théoriquement dangereuses quand elles confortent les préjugés communs. Celle énoncée plus haut fait précisément problème par les présupposés qui la fondent, par les confusions conceptuelles qu’elle entretient, par les faits qu’elle oublie, par la méthode d’observation et d’analyse qu’elle induit, enfin par les erreurs qu’elle peut faire commettre aux dirigeants d’entreprises comme aux responsables syndicaux. Elle présuppose tout d’abord que le marché a évolué et évolue grosso modo de la même façon dans tous les pays: c’est-à-dire d’un marché élitiste à un marché de renouvellement en passant par un marché d’équipement de masse. Elle fait oublier que le marché automobile est dépendant en volume et en structure, outre des formes de mobilité propres à chaque pays, du mode de redistribution du revenu national entre les catégories sociales, lequel est d’ailleurs influencé par les politiques salariales et par le poids économique des firmes automobiles dans les pays où elles sont implantées. Elle laisse croire enfin qu’il n’y aurait qu’une seule bonne solution à conditions semblables.
Les trois systèmes productifs qui se seraient succédés, “artisanal”, “production de masse” et lean production, sont en fait le fruit d’amalgames historiques et de confusions conceptuelles. Le système dit “artisanal” recouvre des entreprises artisanales, mais aussi d’authentiques entreprises industrielles, même si elles continuaient à construire leurs véhicules en station fixe. Ces entreprises n’ont pas disparu aux Etats-Unis dans l’entre-deux-guerres en raison de leur manque de compétitivité, mais par manque de liquidités. La “production de masse”, dite volontiers “taylorienne-fordienne”, englobe des modèles différents, même s’ils partagent certains principes communs. Le modèle fordiste, réellement existant, différent de celui imaginé par Ford, ne se confond ni historiquement ni conceptuellement avec le modèle taylorien et avec le modèle sloanien par exemple. Le modèle fordiste n’a pas eu l’universalité qu’on lui prête. Non seulement il a échoué là où ses conditions de possibilité n’étaient pas réunies, mais il n’a pas été automatiquement adopté là où une production de masse a été possible, comme au Japon par exemple. Le modèle dit de la lean production est un mélange de caractéristiques empruntées à des firmes japonaises différentes. Toyota a dû enfin remettre en cause des composantes essentielles de son système, au moment même où ce dernier était présenté comme l’anticipation la mieux réussie du modèle industriel du XXIe siècle.
La croyance en un one best way pour chaque grande période économique conduit le chercheur, voire le professionnel, à observer et à analyser les firmes en fonction de leur plus ou moins grande fidélité au modèle considéré comme le meilleur, et à interpréter leurs performances, qu’elles soient supérieures, égales ou inférieures à celles qu’elles devraient afficher, en fonction de facteurs secondaires, conjoncturelles ou contextuelles, qui viendraient perturber la causalité présupposée. Elle empêche souvent de voir l’essentiel, c’est-à-dire l’existence de stratégies de profit différentes, qui exigent des moyens appropriés et cohérents pour pouvoir être efficacement mises en oeuvre.
Enfin, nombre de dirigeants, imprégnés de la représentation rassurante de l’histoire automobile évoquée plus haut, fraîchement convertis à l’excellence de la lean production, en oubliaient de vérifier attentivement si les marchés, le travail et le contexte institutionnel qui sont les leurs correspondent aux conditions de validité et de viabilité du modèle déclaré supérieur. Il n’est guère étonnant qu’ils aient connu des déconvenues, trop rapidement et commodément expliquées par des incompréhensions du système, des erreurs de mise en oeuvre ou à des résistances au changement de la part de certaines catégories de salariés.
Pour les raisons précédentes, les auteurs du livre, comme l’ensemble des chercheurs qui ont participé au programme international du GERPISA “Emergence de nouveaux modèles industriels”, se sont imposés à eux-mêmes une exigence de description préalable, en l’occurrence ici celle des trajectoires des firmes automobiles depuis les années soixante-dix, avant de conclure à leur convergence ou à leur pluralité. Deux écueils étaient à éviter: la description pointilleuse qui conduit trop souvent à conclure qu’il n’y a que des cas singuliers, la comparaison superficielle qui se contente de classer en fonction des ressemblances ou des différences constatées. La démarche d’analyse adoptée a consisté au contraire à étudier les changements que les firmes ont apportés à la stratégie de profit et au système socio-productif qui étaient les leurs dans les années soixante, à la lumière des problèmes communs ou particuliers qu’elles ont rencontrés depuis les années soixante-dix, afin d’en comprendre le sens. Les auteurs de ce livre ont essayé ensuite de suivre les efforts des firmes pour les mettre en cohérence et, lorsqu’elles y sont parvenues, de caractériser les modèles qu’elles ont constitués ainsi.
L’identification des problèmes rencontrés a privilégié les problèmes susceptibles de remettre en cause les conditions de validité du modèle précédent, quelles que soient leurs formes: évolutions lentes, contraintes nouvelles, contradictions internes, crises brutales, etc. Quand le modèle adopté par une firme avait pour conditions la croissance continue du marché grâce à l’augmentation régulière du pouvoir d’achat des salaires et l’acceptation par la majorité des ouvriers d’un travail qui ne requiert aucune qualification, alors la recherche a été orientée vers les processus économiques et sociaux internes ou externes susceptibles de changer ces conditions. Quand un modèle incarne une stratégie de profit consistant à vendre cher des produits innovants et de qualité à une clientèle restreinte susceptible d’en payer le prix, alors il a fallu s’interroger sur les conditions de pérennité de cette clientèle et sur la capacité de la firme de répondre à ses attentes. Quand encore un modèle ne tient que par la forte implication de ses salariés dans la réalisation des objectifs de l’entreprise, alors ont été recherchées les facteurs qui ont fait disparaître les conditions de cette implication.
La démarche adoptée a permis aux auteurs du livre de suivre des plans de présentation et d’analyse des trajectoires des firmes automobiles très voisins. Les systèmes socio-productifs des constructeurs sont tout d’abord décrits avant l’apparition des problèmes majeurs exigeant de les modifier, c’est-à-dire les problèmes apparus dans la deuxième moitié des années soixante ou dans la première moitié des années soixante-dix suivant les cas. Ensuite l’histoire des firmes est périodisée en fonction des solutions qui y ont été apportées, avec leurs conséquences prévues et imprévues. Puis les nouveaux systèmes socio-productifs nés des changements opérés sont caractérisés et leur degré de cohérence interne sont évalués pour savoir si l’on a affaire à des nouveaux modèles. Enfin en conclusion, les enjeux auxquels les firmes doivent faire face à la fin des années 90 sont présentés.
Les trajectoires de quinze firmes ont été ainsi étudiées. Elles englobent bien sûr leurs grandes filiales étrangères, comme par exemple Opel, Vauxhall, Saab pour GM et Ford-Europe pour Ford, ainsi que les marques absorbées ou contrôlés depuis les années soixante-dix, comme par exemple Seat et Skoda pour Volkswagen, Lancia et Alfa-Romeo pour Fiat, Citroën et Chrysler-Europe pour PSA, Mazda pour Ford, Saab pour GM, etc. Chaque chapitre analysant l'histoire d'un constructeur automobile est accompagné d'une annexe statistique rétrospective sur les productions, les exportations, le chiffre d'affaire, les bénéfices et les effectifs.
Plan
Préface
Introduction, Michel Freyssenet
1. Un ou plusieurs modèles industriels, Michel Freyssenet
2. Les leçons à tirer de l’industrie automobile américaine de l’entre-deux-guerres Daniel M.G.Raff
Première partie. Un seul modèle industriel au Japon ?
3. Un nouveau toyotisme, Koichi Shimizu
4. Nissan : restructuration pour redevenir compétitif, Masanori Hanada
5. Le modèle industriel inventé par Honda, Michel Freyssenet et Andrew Mair
6. Percée par la voie Mitsubishi, Koïchi Shimizu et Koïchi Shimokawa
7. Les deux stratégies de Hyundaï face à la globalisation des marchés, Myeong-Kee Chung
Deuxième partie. Les trajectoires distinctes des constructeurs américains
8. Changement stratégique ou dérive tactique de General Motors ? Michael S. Flynn
9. La globalisation au cœur du changement organisationnel : crise et redressement de Ford Motor Company, Gérard Bordenave
10. Ré-inventer Chrysler, Bruce M. Belzowski
Troisième partie. Le dilemme européen : transférer, adapter ou innover
11. Le développement du modèle industriel de Volkswagen, Ulrich Jürgens
12. Le passage de Fiat à la fabrication « au plus juste », Arnaldo Camuffo et Giuseppe Volpato
13. Lorsque Peugeot rencontre Ford, Sloan et Toyota, Jean-Louis Loubet
14. Renault : une stratégie « innovation et flexibilité » à confirmer, Michel Freyssenet
15. De British Leyland À Rover : la recherche d'une stratÉgie de profit pertinente, Michel Freyssenet et Andrew Mair
16. Volvo : quel avenir pour l'« humanisation » du travail ? Christian Berggren
17. Lada, ou la possibilitÉ de survivre avec un mode de production fordiste, Jean-Jacques Chanaron
Conclusion : Les choix à faire pendant la prochaine décennie, Michel Freyssenet, Andrew Mair, Koichi Shimizu et Giuseppe Volpato
Annexe : liste des participants au programme « Émergence de nouveaux modèles industriels » du Gerpisa
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