Toyota France

Le Commerce extérieur automobile de la France : les faits

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Lors de ses vœux aux forces économiques, Nicolas Sarkozy s’est adossé à l’exemple automobile et, assurant qu’il ne serait pas l’homme d’un nouveau Vilvoorde, a souligné qu’il était anormal que les véhicules vendus en France par les français n’y soient pas fabriqués : "La France est devenue importatrice nette d'automobiles alors que nous avons PSA et Renault", a-t-il souligné. Nous nous saisissons de cette opportunité pour proposer une analyse de la question en deux volets dont le premier, ce lundi, se contentera de tenter de répondre à la question : que disent les chiffres ? Ces chiffres donnent raison au Président même si, en volume au moins, une certaine amélioration semble s’être dessinée en 2011.

En effet, si l’on raisonne en volume et sur les VP, on aboutit au tableau suivant sur les 21 derniers mois.

En 2010, on avait immatriculé en France, 2 252 milliers de VP, PSA et Renault en avaient fabriqué 1 666 milliers en France pour une production totale de VP (Smart et Yaris incluses) de 1 924 milliers de voitures. Le déficit apparent était donc de 328 000 VP (14,6% des immatriculations). read more

Entre déréglementation et contrôle de marché : la distribution automobile en Europe

Pardi, Tommaso (2006).  Entre déréglementation et contrôle de marché : la distribution automobile en Europe. Second congrès de l’Association Française de Sociologie. La déréglementation progressive de la vente et des services automobiles menée avec détermination par la commission européenne depuis 1985 a conduit les chercheurs mais aussi les institutionnels à s’intéresser de plus en plus à ce côté négligé de la filière automobile, pourtant décisif dans le contrôle des parts de marché et pour la rentabilité finale des firmes du secteur. Sous la double contrainte de ce changement institutionnel à l’échelle européenne mais aussi d’une évolution importante des dynamiques du marché (notamment avec la montée régulière de la part des services dans la composition des profits), les constructeurs automobiles seraient a priori obligés à évoluer vers des organisations orientées client, les seules qui pourraient garantir leur survie face à la déstabilisation de leur marché et l’émergence d’une nouvelle concurrence incarnée par des acteurs spécialisés dans la vente et dans les services d’après-vente. A partir de l’analyse du système de distribution Toyota en Europe entre 1993 (ouverture du marché unique) et 2005 je me propose de démontrer que cette transition contrainte vers la concurrence du marché automobile européen se révèle à un regard plus attentif beaucoup plus complexe et contradictoire que les données de départ ne le laisseraient penser. Loin d’avoir abdiqué au contrôle direct de leurs réseaux de vente, les constructeurs automobiles semblent au contraire être en train de le reproduire sous des nouvelles formes.
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