Royaume-Uni

De la nouvelle géographie de la production au nouveau paysage géostratégique dans l’automobile mondiale

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La parution des chiffres de l’Organisation Internationale des Constructeurs d’Automobiles (OICA) sur la production 2010 dans le monde a été relativement peu commentée. Elle fait pourtant apparaître de manière criante le caractère irréversible de l’irruption d’un nouvel ordre automobile mondial. En effet, outre le fait que la Chine assure désormais presque un quart de la production (18,2 millions des 77,6 millions de VP et de VUL fabriqués dans le monde), l’importance prise par les nouveaux pays de l’automobile durant la crise ressort avec éclat. Si l’on compare ainsi 2010 à 2007 où la production mondiale avait été de 73,3 millions, il ressort que les seuls BRIC représentaient en 2007 moins de 16 millions de véhicules produits (21,4% de la production mondiale) alors qu’en 2010 ils en auront assemblés 27 millions (c’est à dire 34,6%). De même, dans la hiérarchie mondiale des pays constructeurs, la France était encore au 6ème rang en 2007. En ayant vu sa production passer de 3 à 2,2 millions alors que la production croissait rapidement ailleurs, Brésil, Inde, Mexique et Espagne sont désormais devant elle et la France pointe au 10ème rang. Au sein de l’Europe, le redéploiement des productions est également très frappant puisque, avec une production de 857 000 véhicules, l’Italie est par exemple devenue un producteur de moindre importance que la République Tchèque ou la Pologne. read more

Reprise : les limites de la méthode Coué

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La semaine a été marquée par la double annonce des chiffres d’immatriculation pour juin en Europe et par les déclarations rassurantes des autorités françaises, bientôt rejointes par le Commissaire européen, Günter Verheugen, concernant l’avenir des primes à la casse au-delà de décembre 2009. Vu de France où, depuis les élections européennes, on commence à parler de sortie de crise, on pourrait effectivement avoir le sentiment que le pire est passé et que la reprise est déjà là. Ce serait oublier trois choses très simples mais qui méritent d’être rappelées pour prendre la mesure exacte de la crise.

D’abord, depuis quelques mois pour certains marchés, on a commencé à comparer des chiffres 2009 à des chiffres 2008 qui étaient déjà en sérieuse baisse par rapport à 2007. Dès lors, parler de ralentissement des baisses parce qu’on est plus à – 40% n’a guère de sens. read more

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