Nissan : le véhicule électrique accélérateur de croissance en Chine

Feuille de route

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Nous avions indiqué il y a quelques semaines que le plan stratégique de Nissan manquait un peu de souffle. Les annonces faites le 4 février à Pékin sonnent comme un démenti puisqu’elles condensent à la fois une claire volonté de croissance des volumes et une attitude très offensive dans le domaine du véhicule électrique.
En effet, les deux parties entendent faire en sorte que les volumes vendus par les différentes marques de Nissan en Chine passent de 1,5 million de véhicules en 2017 à 2,6 millions en 2022 et comptent pour cela sur une offre largement étoffée et électrifiée  (1).
 

Accord Opel à Figueruelas : pendant la reprise, la mise en concurrence des sites et des pays continue

Pas d'orage en vue sur le site de Figueruelas

Les historiens du marché commun nous ont appris que les deux grands américains ont joué un rôle clé dans la construction d’une Europe de l’automobile qu’ils ont perçue très tôt comme une condition d’efficacité de leurs dispositifs industriels dans la région.
Ils ont utilisé l’adhésion du Royaume-Uni pour réduire la voilure de leurs sites anglais qu’ils considéraient comme peu performants et socialement ingérables en cessant d’en faire des sites exportateurs pour réserver leurs productions au marché britannique et importer au Royaume Uni depuis le continent une part importante des véhicules qu’ils y vendaient (1). Ils ont, lorsque le second choc pétrolier et la chute de Franco ont coïncidé, utilisé l’opportunité de l’ouverture du marché commun à la péninsule ibérique pour y implanter l’assemblage des petits modèles qu’ils ont lancés alors (Fiesta pour Ford, Corsa pour Opel) (2).
 
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Du véhicule autonome aux véhicules autonomes : la rassurante "méthode Idrac"

Anne-Marie Idrac, "Haute Responsable pour la stratégie nationale de développement des véhicules autonomes", en visite à Satory

Loin des discours hystériques sur la "révolution du véhicule sans conducteur" et des prospectives délirantes qui les accompagnent et que relaient volontiers trop de médias, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat a auditionné le 17 janvier Mme A.-M. Idrac  à laquelle le gouvernement a confié en octobre le pilotage de la "stratégie nationale sur le véhicule autonome" . Ancienne secrétaire d’Etat aux transports et patronne de la RATP, la centriste a paru s’employer à mettre dans les débats qui se font jour autour de cette question un peu de prudence, de raison, de pragmatisme et finalement de démocratie.
 
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PSA – Renault : une gémellité de plus en plus fausse

Faux jumeaux.

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Une partie de la presse a interprété la présentation à quelques jours d’intervalles des résultats commerciaux de PSA et de Renault comme une espèce de course entre deux « champions nationaux » : Renault ayant annoncé 3 761 718 véhicules vendus (VP + VUL) et PSA 3 632 614, on peut de fait avoir le sentiment que l’un et l’autre groupe sont très proches   (1).
Pourtant, dès que l’on détaille un tant soit peu lesdits chiffres, c’est plutôt l’inverse qui frappe : tout ou presque oppose les deux groupes et les trajectoires qui sont les leurs ces dernières années. Ce constat vaut pour l’Europe et la France. Il est encore plus frappant pour les activités de l’un et de l’autre hors d’Europe.
 

Mitsubishi : un booster pour l’Alliance

Ménage à trois
L’annonce de la prise de contrôle de Mitsubishi Motors Corp. (MMC) par Nissan est intervenue le 20 octobre 2016 : pour un peu plus de 2 milliards d’euros, Nissan prenait 34% du capital et le contrôle stratégique de l’entreprise. Carlos Ghosn prenait la présidence tout en maintenant habilement à la direction Osamu Masuko. Au-delà du coup que faisait ainsi Carlos Ghosn et du petit million de véhicule qu’il pouvait ainsi intégrer à son arithmétique  de l’Alliance pour se targuer d’en avoir fait le numéro 1 mondial en volumes, il n’était pas évident de cerner le rationnel de cette opération et certains craignaient que Nissan ait à trainer un boulet. Ainsi, lors de la publication des résultats début mai, l’annonce d’une perte de 1,7 milliard d’euros sur l’exercice fiscal 2016 (clôt en mars 2017) amenait des commentateurs à parler d’une possible "épine dans le pied de Carlos Ghosn". 
 
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GERPISA mini-conference, Paris, January 12th, 2018 - What future for the automotive sector in industrialised countries ?

Type de journée: 
Pro
Journée du Gerpisa n°: 
237
Date: 
12 Jan 2018 - 09:00 - 17:00
Lieu: 

CCFA, 2 rue de Presbourg, 75008 Paris
(Métro/RER Charles de Gaulle Etoile. La rue de Presbourg donne sur le côté sud de l'avenue des Champs-Elysées)

Intervenant/s
Presentation/s

From post crisis strategies to long term survival : what futures for the car industry in industrialised countries
New technologies, regulation, competitiveness policies ___________________________________________________ lire la suite


En préparation de son colloque académique annuel (qui aura lieu du 11 au 14 juin 2018 à Sao Paolo au Brésil) et à l'occasion de la réunion à Paris mi-janvier 2018 de nombreux chercheurs du réseau international, qui approfondiront leurs travaux présentés lors des derniers colloques internationaux (Puebla 2016, Paris 2017), le GERPISA invite ses membres et parties prenantes en France (représentants de l’industrie, acteurs des mobilités, administrations en charge des politiques publiques) à une journée de conférence pour discuter de l’avenir de l’industrie automobile en Europe et en Amérique du Nord, à l’aune des grandes tendances à l’œuvre depuis la crise de 2008-09.

Le Global Access fait-il de l’ombre à la gamme classique de Renault ?

Derrière Dacia, Renault? Ou Renault simplement derrière Dacia?
Les mois de novembre et décembre ont été discrètement marqués par la multiplication des annonces concernant la gamme Renault autrefois appelée Entry et qui s’appelle maintenant "Global Access".
 
Outre la place de numéro 1 des ventes à particuliers acquise en 2017 par la Dacia Sandero en France, le lancement du nouveau Duster et les fuites que l’on a pu trouver dans la presse concernant la nouvelle Sandero, c’est autour de développements à venir sur la plateforme CMF-A en Chine ou en Inde que l’importance de ces programmes pour Renault a été soulignée : Carlos Ghosn a dit avoir essayé un prototype de la Kwid électrique actuellement en développement accéléré en Chine ; Gérard Detourbet a annoncé à la presse indienne que de nouveaux véhicules – une ‘lignée’ -, dont un 7 places, allaient être développés – comme prévu et comme ce fût le cas après Logan – sur une version modifiée de la plateforme appelé CMF-A+ .
 
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Les enjeux industriels de la dédiésélisation

L'usine Bosch à Rodez - noir c'est noir?
La publication des chiffres d’immatriculations 2017 et l’annonce d’une augmentation de la TICPE de 7,6 cts par litre de gasoil ont réveillé les craintes de voir la dédiésélisation s’accélérer en 2018 et suscité de légitimes inquiétudes quant à l’anticipation des effets industriels et sociaux de cette mutation déjà évoqués depuis des mois (1). Il y a trois semaines déjà, le jeudi 7 décembre, Bruno Lemaire avait invité à Bercy les principaux industriels concernés, et s’était donné trois mois pour faire un état des lieux et répertorier les sites diesel les plus menacés (2). 
 
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Le chaotique chemin de l’UE vers de vrais contrôles de conformité a posteriori

Conditions réelles de conduite exigées
Voici un an, nous avions évoqué au sujet de la gouvernance européenne des systèmes d’homologation et de contrôle de conformité des véhicules une "douloureuse sortie d’un régime schizophrène" (1). L’année 2017 aura prolongé ce chemin et s’achève sur un renforcement de la tutelle que va exercer l’Union européenne sur les autorités nationales en ce domaine. En effet, le 7 décembre, un compromis a été trouvé entre Commission, Conseil et Parlement qui remet assez clairement en cause le système de subsidiarité et fait plusieurs pas en direction d’une espèce d’EPA (l'agende américaine de protection de l'environnement) de l’UE.
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Les grands industriels de l'automobile choisissent de renforcer la PFA pour mieux défendre leurs intérêts

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Le Conseil des présidents de la PFA a provoqué mercredi le mini-séisme dont le landerneau parlait déjà depuis quelques semaines en annonçant que la PFA serait dotée par eux de prérogatives élargies et que sa direction sera confiée à Luc Chatel.
 
Le Conseil des présidents en question est scindé en deux collèges : celui des constructeurs est composé d’un PSA (Carlos Tavares), d’un Renault (Thierry Bolloré) et du président du CCFA (Christian Peugeot); celui des équipementiers qui inclut un Faurecia (Patrick Koller), un Valeo (Jacques Aschenbroich), un Plastic Omnium (Laurent Burelle), un Michelin (Jean-Dominique Sénard), le président de la Fiev (Jacques Mauge) et un représentant du "sous-collège équipementiers/fournisseurs" (François Liotard, Lisi Automotive) qui réunit les associations d’équipementiers et fournisseurs "autres que la FIEV" (FFC, FIM, GPA, SNCP). 
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