L’automobile américaine sous Obama : l’électrochoc ?

Obama et Rick Wagoner

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Il y a une vingtaine d’années, l’économiste japonais Aoki surfait sur le succès obtenu aux Etats-Unis par nombre d’entreprises entreprises japonaises et s’adonnait à une comparaison des firmes J (pour japonaises) et des firmes A (pour américaines).
Contestant l’idée alors répandue d’une supériorité intrinsèque des premières sur les secondes, il établissait que, dans des environnements changeant relativement peu mais constamment, l’organisation horizontale des entreprises japonaises leur permettait d’implémenter les incessantes améliorations requises en maîtrisant leurs coûts plus efficacement que ne pouvait le faire l’organisation verticale et centralisée des entreprises américaines. Par contre, notait-il, lorsque l’on a affaire à des ruptures qui requièrent des changements radicaux pour remettre les entreprises sur des chemins nouveaux, l’inverse est vrai et, alors, la centralisation est vertueuse car elle permet d’imposer dans l’organisation, de haut en bas, sans avoir à négocier à chaque niveau, les décisions qui s’imposent aussi dures ou violentes soient-elles.
lire la suite

Les vraies questions que cachent les plaidoyers contre les délocalisations et pour le "made in France"

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

France 3 a diffusé mercredi dans son magazine Pièces à Conviction un très sérieux travail d’investigation mené par ses équipes sur les pratiques d’achat des deux constructeurs français.
Voix et visages masqués, on y entend un ancien responsable des achats dont on croit comprendre qu’il était chez PSA dire que les objectifs primés sur les taux d’approvisionnement dans les Low Cost Countries sont aussi répandus que condamnables sur le plan de l’efficacité même et un sous-traitant confirmer qu’il fait face depuis des années à ces pressions. Ayant refusé toute interview sur le sujet, les représentants des constructeurs ont été sommés de s’expliquer sur le Salon de Genève.
lire la suite

Grève à l'usine Toyota de Onnaing, mais c'est loin d'être une surprise

La grève éclatée ce matin à l'usine Toyota de Onnaing (Valenciennes) pourrait surprendre. D'abord, parce qu'il s'agit d'une grève axée sur des revendications salariales, alors que dans le contexte de crise actuel les enjeux du dialogue sociale dans l'automobile portent plutôt sur le mantien de l'emploi et la protéction de sites contre les risques de fermeture. Ensuite, parce qu'il s'agit d'un site qui est genéralement presenté comme une formidable réussite, à la fois au niveau de son dialogue sociale, et en termes de pérformances industrielles et économiques. On rappelera juste sur ce point que TMMF (Toyota Motor Manufacturing France) a dégagé sur les quatre dernières années environ 275 millions d'euros de bénéfices, ce qui représente pour une filiale de production un résultat tout à fait considérable. lire la suite

L’amont de la filière automobile dans la crise : consolidation ou darwinisme économique ?

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Depuis un peu plus de deux mois que se sont clos les Etats Généraux de l’automobile et, alors que la crise s’approfondit, le caractère assez consensuel des réflexions et conclusions fait place à une réalité autrement plus dure. Outre le retentissant départ de Thierry Morin de la direction de Valeo souhaité depuis longtemps par Pardus et obtenus semble-t-il grâce à l’appui du FSI, le cas de Heuliez, médiatisé par les interventions de Ségolène Royale, et les déclarations de Patrick Pelata (voir Autoactu du 26 mars) au terme desquelles les constructeurs sont aujourd’hui conduits à injecter directement des fonds chez certains de leurs fournisseurs clés sont venus rappeler où sont les maillons les plus faibles de la chaîne de valeur. Cette faiblesse est d’abord financière et économique. Elle s’exprime aussi en termes de pouvoirs dans la filière et de capacités à se faire entendre par la puissance publique. En mars 2009, ces deux caractéristiques dont Pelata avoue implicitement qu’elles finissent par être couteuses pour les constructeurs eux-mêmes conduisent à l’affirmation d’une doctrine qui définit les conclusions qu’il faut tirer de cet état de fait dans la crise. lire la suite

La descente en gamme est-elle nécessairement une descente aux enfers ?

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Même si elle peut apparaître comme assez opportune sur le plan politique, l’annonce faite par Renault de faire profiter au site de Flins de la vive croissance de la demande de ses modèles les moins chers renvoie bien à une évolution très nette des structures des marchés français et allemands où le phénomène de descente en gamme se généralise. En France en particulier, les effets combinés des bonus malus, de l’évolution des prix à la pompe, de la prime à la casse et de la crise donnent à ce phénomène une ampleur remarquable : entre 2007 et 2008, le marché des VPN y  a été en gros stagnant en volume mais les "économiques et inférieures" y sont passées de 44,7% du marché à 50,5%.
lire la suite

Nécessité et possibilités de changer de modèle

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La crise dont chacun s’accorde à penser désormais qu’elle accouchera d’une industrie automobile profondément changée pose avec acuité la question lancinante de l’adéquation de ses offres aux demandes des consommateurs et des sociétés dans lesquelles ils évoluent. C’est pour se pencher sur cette question que le Gerpisa avait invité le 6 mars John Wormald à venir exprimer ses thèses.
 
lire la suite

Bernard Jullien interviewé par France Culture

Date: 
14/03/2009
Emission: 

Journal de 12h30 - France Culture

You are missing some Flash content that should appear here! Perhaps your browser cannot display it, or maybe it did not initialise correctly.

"L'automobile est l'un des secteurs industriels le plus atteint par la crise: les européens tentent de rester unis face au constructeur américain General Motors." (France Culture)

Bernard Jullien intervient à "Station Météo"

Date: 
14/02/2009
François Bost, géographe, maître de conférences à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense
Michel Foucher, géopoliticien, fondateur et directeur de l'Observatoire européen de géopolitique
Emission: 

Station Météo - France Culture (samedi 18h00)

You are missing some Flash content that should appear here! Perhaps your browser cannot display it, or maybe it did not initialise correctly.

"La crise financière a frappé de plein fouet « l’automobile » !

Si, depuis plusieurs années déjà, l’industrie automobile connaissait des difficultés majeures liées à de nombreuses contraintes internes et externes (le prix du baril de pétrole, les normes de pollution, la concurrence de pays à faible coût de production, le succès des voitures low-cost…) ; la crise a généré une telle tempête que les constructeurs doivent totalement repenser l’automobile.

Comment l’automobile se transformera-t-elle à l’aune des turbulences qui agitent le monde ?
Quelles seront les conséquences économiques, sociales et géopolitiques de la crise sur ce secteur d’activité ? A quoi ressemblera l’automobile de demain ?" (Station Météo)

 

Crise automobile américaine : qui est responsable ?

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le GERPISA organisait vendredi à Paris un séminaire consacré à "l’automobile dans la crise". Avant la conférence de John Wormald – sur laquelle je reviendrai la semaine prochaine -, c’est Michel Freyssenet, sociologue cofondateur du Gerpisa, qui est venu présenter le travail qu’il mène actuellement sur les Big 3 avec Bruno Jetin, économiste, pour essayer de comprendre comment l’automobile américaine en est arrivée là.
 
Prolongeant les enseignements de nombreux travaux menés depuis des années au sein du Gerpisa, leur thèse est au fond que, moins que des erreurs de gestion ou de management, les grands constructeurs américains sont aujourd’hui victimes du caractère insoutenable d’un "mode de croissance" de l’économie américaine qui s’était structuré depuis les années 80.
lire la suite

Que nous dit la hiérarchie des baisses des immatriculations en janvier 2009 dans le monde ?

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

AutoActu nous livrait cette semaine les statistiques mondiales de ventes de véhicules légers (VP + VUL) pour janvier. Elles fournissent un tableau vertigineux des baisses des volumes auxquelles n’échappent que quelques petits marchés marginaux aux deux sens du termes : il s’agit de petits volumes et, à l’image du marché iranien, ils évoluent assez indépendamment des grandes tendances de l’économie mondiale. Etant donnée l’espèce d’unanimité dans la déconfiture des marchés que relaie d’ailleurs l’incapacité absolument générale des constructeurs à ne pas subir de pertes, il est fort difficile de repérer dans ce tableau les éléments saillants qui permettraient de saisir de quoi l’avenir pourrait être fait. Tout au plus repère-t-on une forme de hiérarchie à la baisse qui peut permettre de distinguer celles des économies dont la croissance était la plus insoutenable de celles où elle l’était moins.
 
lire la suite
Syndiquer le contenu

Copyright© Gerpisa
Concéption Tommaso Pardi
Administration Géry Deffontaines

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"