Hyundai-Kia : Et si la croissance butait sur la question sociale ?

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Après avoir intégré l’ACEA en janvier 2012, Hyundai s’est lancé en Europe dans une offensive de charme pour apparaître comme un constructeur européen plus que comme une machine à creuser les déficits commerciaux et la tombe de l’industrie automobile européenne. Si tel est le cas, c’est en partie parce que le modèle que le Chaebol avait privilégié jusque là est en train de trouver ses limites : exporter depuis la Corée n’est plus la voie privilégiée mais construire de nouvelles capacités en Europe ou aux Etats-Unis ne va pas sans poser de problèmes. lire la suite

Comment interpréter les atermoiements de la politique automobile chinoise ? Les leçons de l’expérience européenne

NDRC.

Il y a un peu plus de 20 ans, la Communauté Européenne cherchait à déterminer la conduite qu’elle devait tenir face aux velléités de développement des constructeurs japonais en Europe. A l'époque, les constructeurs européens étaient représentés par la CCMC (Comité des Constructeurs du Marché Commun) où ne siégeaient que les constructeurs du cru et dont étaient exclus les autres et, en particulier, Ford et GM. Au début des années 90, le bouillant Jacques Calvet était à la fois hostile à une attitude accommodante avec les constructeurs japonais et persuadé qu’il fallait s’en tenir à une représentation de l’automobile limitée au 'champions nationaux', anglais, français, italiens et allemands. Sa conviction était que le jour où l’on ouvrirait l’une ou l’autre des deux portes, alors conduire une politique automobile européenne deviendrait impossible car la volonté des uns et des autres d’accueillir les investissements japonais briserait toute solidarité et ferait de l’espace européen une simple zone de libre échange. lire la suite

Mobiliz : cache misère ou outil de réforme des pratiques

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Florence Lagarde rendait compte vendredi de l’initiative Mobiliz de Renault. Elle consiste à développer, au nom de la Responsabilité Sociale et Environnementale de l’entreprise, une offre automobile pour les ménages en dessous du seuil de pauvreté. Une telle initiative –comme l’ensemble des actions entreprises au nom de la RSE- peut être interprétée de deux manières. lire la suite

Les restructurations aux Etats-Unis : un modèle pour l’Europe ?

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A longueur d’années depuis que la crise de 2008 a éclaté, il faut passer son temps à expliquer que la référence au modèle de restructurations qui a marqué le paysage américain est trompeuse. Cela a été relativement facile en 2008-2009 où l’analyse qui prévalait en Europe était que l’automobile était victime d’une crise financière qui n’avait pas grand chose à voir avec les fondamentaux de l’industrie. Dès lors, le fait que les grands constructeurs européens (à la différence des Big 3) se portaient relativement bien avant la crise ne semblait pas justifier que leur soit appliqué en Europe la cure d’amincissement très radicale qui était imposée aux constructeurs américains. Depuis deux ans que la seconde crise a éclaté, cela est devenu plus difficile car le discours qui domine -et qu’a largement popularisé Marchionne à la présidence de l’ACEA- est centré sur les surcapacités et l’ardente nécessité qu’il y aurait à les résorber plutôt que de réitérer les mesures de sauvegarde des sites, des compétences et des territoires qui ont empêché que l’Europe reparte sur des bases saines en 2010. lire la suite

Renault : la machine qui a dressé Carlos Ghosn ?

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Il n’est pas nécessaire ici de revenir longuement sur les débuts de Carlos Ghosn à la tête de Renault et les termes du fameux "Contrat 2009" qui avait marqué son arrivée pour mesurer que ses déclarations de cette semaine correspondent à une évolution de sa réflexion stratégique assez profonde. En 2006, sans le dire explicitement, Ghosn reprochait moultes choses à son prédécesseur et, lui reprochant les audaces passées des Vel Satis et Avantime, annonçait, entre autres choses, le retour de Renault dans le "haut de gamme" grâce au lancement de modèles en trois ans dont le premier, la Laguna III, devait (sic) replacer Renault dans le meilleur du segment D et, de manière plus générale, des "plus de 27 000 euros". lire la suite

Micra à Flins : un bon signal

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Les informations concernant le probable assemblage d’une part très significative des Nissan Micra destinées aux marchés européens à Flins sont indéniablement, pour les salariés du site et pour l’ensemble des salariés français de la filière, un bon signal. Même si l’annonce faite en avril 2013 ne doit se concrétiser que d’ici à 2016 – au moment du renouvellement du modèle -, elle est importante à au moins trois titres.

1 – Il s’agit d’un modèle du segment B, celui traditionnellement assemblé à Flins mais aussi celui qui correspond à l’activité d'Aulnay. Avec la montée en puissance de Trnava chez PSA et de Bursa chez Renault, la conviction que ces voitures, relativement peu chères, ne pouvaient plus être fabriquées principalement dans des pays à hauts salaires comme le notre était en train de "faire consensus". La Micra dont les ventes en Europe sont modestes par rapport à la concurrence européenne (76 713 unités pour l'année fiscale 2011) est pour l’instant importée d’Inde et le fait de voir une partie de la production rapprochée des lieux de consommation alors même que les négociations commerciales UE-Inde s’ouvrent et laissent augurer une facilité plus grande à développer de telles importations est rassurant. lire la suite

Les constructeurs chinois voient leur avenir ailleurs

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Alors que s’ouvre cette semaine le Salon de Shanghai, la question des capacités de l’industrie chinoise à se doter de challengers sérieux des grands constructeurs mondiaux reste ouverte. Malgré – ou à cause de – une offre pléthorique de marques et de modèles portée par de très – trop – nombreux constructeurs, le marché intérieur reste dominé par les GM, VW, Toyota, Nissan, Hyundai ou Ford alors que ni les constructeurs "privés" (comme Chery, Geely, BYD ou Great Wall) ni les "state owned companies" associées par ailleurs aux grands mondiaux ne sont parvenus pour l’heure à construire des marques chinoises fortes. Pour prendre un exemple, SAIC a vendu 462 508 véhicules en mars 2013 (+ 17 %), dont 131 866 unités dans le cadre de sa coentreprise avec Volkswagen (+ 24 %) et 133 862 unités avec la coentreprise Shanghai General Motors (+18 %). Sa propre marque n’a vendu que 17 612 véhicules le mois dernier (+ 10 %) mais la société conjointe SAIC-GM-Wuling qui porte, conformément aux directives gouvernementale, la marque chinoise de la JV a vendu 156 232 unités (+ 11 %). lire la suite

La politique industrielle de l’automobile en France : entre quête de l’efficience et préparation des mutations

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Depuis plus de vingt ans, grâce à J.G. March, les théories des organisations ont identifié avec clarté un dilemme fondamental qui structure la vie des organisations : leurs capacités à "exploiter" de mieux en mieux les process qu’elles se sont données risquent d’absorber toutes leurs énergies et ressources au détriment de leurs capacités à en "explorer" de nouveaux. Dans la mesure où les premières de ces capacités déterminent leur efficience et, donc, leurs profits à court terme, elles sont déterminantes mais dès lors que les secondes déterminent les capacités à innover réellement et/ou à s’adapter à des changements importants de leur environnement, les secondes ne le sont pas moins. lire la suite

Florange, Aulnay, Bochum, Montebourg, Ayrault, Hollande : Ne pas jeter le bébé du volontarisme avec l’eau du bain de l’irréalisme

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Les sorties des livres de Edouard Martin et de Valérie Astruc et Elsa Freyssenet consacrés à Florange donnent l’occasion de voir les médias revenir sur l’épisode de l’automne où l’on avait vu s’affronter deux conceptions du rôle de l’Etat dans les affaires industrielles : la première portée par le ministre du Redressement productif encore érigé en symbole de la place faite à la gauche de gauche dans le gouvernement voulait que l’Etat prenne provisoirement la main pour sauver le site contre la politique de son propriétaire en en organisant la reprise par un tiers davantage convaincu de l’intérêt de son maintien en état de produire ; la seconde portée par le Premier ministre tenait - alors que l’on s’apprêtait à organiser le "choc de compétitivité" - à ne pas envoyer de signaux défavorables au monde des affaires, à ne pas s’exposer au procès en "irréalisme" fait à une démarche volontariste et voyait là, nous disent Astruc et Freyssenet, une opportunité d’affirmer son autorité et de "mettre au pas" le Ministre auteur en 2011 de Voter pour la démondialisation, un peu trop prompt encore à rappeler ses 17% aux primaires. lire la suite

Rappel de 380 000 véhicules de VW en Chine et rappel à l’ordre des autorités chinoises

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Alors que le salon de Shangai ouvrira ses portes dans moins de trois semaines, le premier trimestre 2013 aura été marqué par les signaux relativement transparents envoyés par le marché et les autorités chinoises concernant les perspectives offertes aux uns et aux autres dans le pays. Après une année 2012 qui a vu la Chine confirmée dans son statut de ballon d’oxygène pour l’industrie automobile mondiale et les constructeurs japonais souffrir très rapidement d’un accès réduit à cet air frais, il semble bien que l’année s’ouvre sur la réaffirmation par les autorités chinoises de leur volonté politique de permettre aux acteurs chinois de tenir dans la croissance et la structuration du marché et de l’industrie une part plus active. lire la suite

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