Pourquoi la prise de contrôle d’Avto-Vaz est une bonne nouvelle
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.
Un peu obéré par la présidentielle, l’événement de la semaine dans l’automobile aura été l’accord enfin signé pour dessiner avec précision la voie qui va amener Renault-Nissan à contrôler enfin vraiment AvtoVaz d’ici 2014. En réinvestissant 300 millions de dollars et en laissant Nissan - pour l’instant absent du capital - y mettre 450 millions de dollars, l’Alliance - à travers une coentreprise qu’elle contrôlera à 67,13% et qui détiendra 74,5% d’Avtovaz – aura 50,01% des titres. Selon le The Moscow Times, elle détiendra aussi trois quart des sièges au board et Ghosn s’est plu à souligner que les managers russes prendraient de plus en plus de place au sein de la direction multiculturelle de l’Alliance. lire la suite
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Le fossé entre les intentions de l’Etat Chinois et la réalité peut-il être comblé ?
Les signes d’un durcissement des conditions faites aux grands constructeurs mondiaux pour continuer de profiter des volumes, des consentements à payer et in fine de la profitabilité qu’offre leur marché de plus de 18 millions de véhicules par an étaient attendus et se sont multipliés ces derniers mois. Citons en quelques uns.
i) Le NDRC (National Development Research Council) a annoncé en décembre de nouvelles conditions pour les investissements directs étrangers et celles ci sont clairement restrictives.
ii) Le gouvernement a indiqué en mars que les achats des administrations – y compris ceux des véhicules de fonction des hauts fonctionnaires – devraient désormais se référer à une liste de véhicules pré-sélectionnés par l’Etat qui, comme par hasard, ne comprend que des véhicules "chinois".
iii) Les coentreprises sont désormais obligées de développer à côté de leurs marques "mondiales" des marques chinoises et les grands partenaires des occidentaux comme FAW ou SAIC – qui sont des entreprises d’Etat – font renaître, seules, des anciennes marques chinoises. Ce sera Hongqi ("Drapeau Rouge") pour FAW dont la limousine H7 entend transporter demain les Premier ministre et Shanghai pour SAIC qui, dans un premier temps au moins, pourrait ainsi re-badger certaines Roewe (ex-Rover). lire la suite
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Le besoin d'un plan B pour défendre le site France
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.
L’incapacité foncière des stratégies de rétablissement des comptes publics à obtenir seules les résultats escomptés a fait, dans les dernières semaines de la campagne présidentielle, l’objet d’un consensus de fait. Elle a conduit à promettre de rechercher, avec l’Allemagne et la BCE, les conditions d’une inflexion de la stratégie macroéconomique européenne qui permettrait de faire la place requise à la quête d’une croissance plus forte. La même semaine en France, l’automobile a fait sa véritable entrée – tardive – dans la campagne via la question d'Aulnay que les salariés du site menacé sont venus poser à Bercy lors d’une réunion tripartite qui, comme on pouvait s’y attendre, les a laissés sur leur faim. Déçus par le candidat sortant, les responsables syndicaux se sont empressés d’interroger son principal challenger faisant ainsi du sort de leur usine une des possibles clés du second tour. lire la suite
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L’ADLC en Marie-Antoinette du pouvoir d’achat
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.
La reine est réputée avoir prononcé les paroles historiques "s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche", un soir d'octobre 1789, à Versailles, alors qu'une manifestation pour le pain se déroulait aux grilles du château. C’est aussi ce que semble dire aux français sevrés d’augmentations de salaires l’Autorité de la Concurrence (ADLC) : "s’ils n’ont pas de vraies augmentations de pouvoir d’achat, qu’ils aient la concurrence !". Sans surprise étant donnés les termes dans lesquels avaient été définis l’auto-saisine avant l’été sur le fonctionnement de la concurrence sur le marché français de l’après-vente automobile, l’Autorité de la Concurrence, qui était d’avance persuadée qu’il devait y avoir un problème de concurrence (puisque toutes les orientations libérales de Bruxelles n’avaient pas été validées en droit français), croit en trouver un et suggère, sans pouvoir rien démontrer, qu’en renonçant aux dessins et modèles en particulier, celui-ci serait résolu et les ménages français allégés d’une charge indue. lire la suite
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Failing multi-brand management and integration: the Fiat-Lancia merger of 1970s by Giuliano Maielli (Senior Lecturer, Queen Mary University of London)
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Lancement de la 208 et campagne présidentielle : le jeu des miroirs médiatiques déformant
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.
Lire les journaux ou écouter les multiples débats entre "experts" ou "analystes" politiques que tous les médias nous proposent à toutes les tranches horaires revient à entendre les journalistes se désoler que Hollande ne soit pas plus flamboyant ou erratique dans son comportement et qu’il n’en pâtisse guère. On prête alors aux français le besoin de voir les campagnes et les hommes qui les animent rentrer dans une "dramaturgie" qui implique à la fois un suspens plus grand et davantage d’évènements ou de revirements. Le fait que la messe paraisse être dite depuis des semaines voire des mois, et que l’opposition n’ait qu’à cueillir les fruits qui ont poussé dans les arbres que faisait grandir le rejet du sortant est une damnation pour la corporation des journalistes politiques qui en fait un problème politique puisqu’il doit y en avoir un. Parce que cela les ennuie, alors cela doit ennuyer les français et poser un "problème de fond". lire la suite
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La solidarité de filière dans l’automobile : progrès et problèmes
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.
Les Etats Généraux de l’Automobile s’étaient tenus au plus fort de la crise, le 20 janvier 2009. Outre les primes à la casse et les prêts aux constructeurs et à leurs filiales financières que cela avait permis de "packager" dans le Pacte, il en est né au moins deux outils majeurs que sont la PFA (Plateforme de la Filière Automobile) et le FMEA (Fonds de Modernisation des Equipementiers Automobiles) ainsi qu’une "Code de Performance et de Bonnes Pratiques relatif à la relation client-fournisseur au sein de la filière et de la construction automobile" signé dès le 9 février 2009 par le CCFA et le CLIFA, représentant les constructeurs automobiles et les fournisseurs, ainsi que par la Ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi. lire la suite
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Le B2 en Europe : segment roi, segment damné ?
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.
Autoactu nous faisait part cette semaine de l’importance des rabais consentis par les constructeurs sur le marché français : 44% sur l’Opel Corsa, 34% sur la Ford Fiesta. Et la liste ne s’arrêtait pas là puisque, sur le segment concerné – le fameux segment B2 -, cette guerre des rabais fait rage et s’étend à tous les constructeurs : l’usage de tous les anabolisants commerciaux par l’ensemble des compétiteurs fait ressembler la lutte concurrentielle dans l’automobile européenne à un tour de France des pires années. Si les coureurs sont les usines, dans chaque équipe-constructeur, chacun est allé recruter des coureurs à l’Est où l’on se montrait moins regardant sur les minima salariaux et la protection sociale et certaines nouvelles équipes – coréennes par exemple - se sont entièrement constituées de ces champions. Il en est résulté un peloton plus varié où ces nouveaux champions gagnent le plus souvent sans que le fait d’en avoir recrutés soit déterminant. lire la suite
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Le coût de l’immobilier et le développement de l’automobile : une question d’économie politique
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.
Le Gerpisa recevait cette semaine un de ses membres allemands, Martin Krzywdzinski, qui, avec Ulrich Jürgens, a conduit ces trois dernières années, un travail comparatif sur les formes de gestion des ressources humaines qu’un grand constructeur allemand, d’une part et un grand constructeur japonais, d’autre part appliquent au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine, dans leurs usines plus ou moins récentes. L’importance et les apports de cette recherche conduiront immanquablement à ce que, dès sa publication, il suscite un intérêt tel qu’il nous donnera l’occasion d’y revenir.
Un aspect spécifique retiendra ici notre attention : c’est l’importance des conditions dans lesquelles les salariés peuvent se loger. De l’aveu même des chercheurs, ils n’avaient pas prévu dans leur protocole d’enquête de s’y attacher pas plus – soulignent-ils – que les décideurs des grands constructeurs concernés n’avaient planifié leurs implantations en intégrant cette dimension. C’est le caractère récurrent des préoccupations exprimées à ce sujet chez les salariés comme chez les managers qui a conduit les chercheurs à en faire un des items clés de la comparaison. lire la suite
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Renault-Nissan et GM-PSA : similitudes et différences
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa et conseiller scientifique de la Chaire de Management des Réseaux du Groupe Essca.
Même si ceci ne manquera pas de susciter quelqu’énervement chez PSA, les lumières qui nous ont été fournies cette semaine sur la forme que va prendre "l’alliance stratégique mondiale" GM-PSA font d’abord penser – comme Florence Lagarde l’a souligné déjà la semaine dernière - à Renault-Nissan. Le fait que les deux piliers de la coopération mise en avant soient le partage des plateformes d’un côté et la création d’une structure commune d’achat de l’autre, que la gouvernance de l’Alliance soit assurée par un "steering committee" composé de 4 top managers des deux entreprises, que l’identité des marques soit préservée et gérée hors de l’Alliance tout comme les outils industriels qui continueront d’être dédiés sont autant d’éléments qui rendent comparables les deux manières de procéder.
Cette démarche intermédiaire entre la fusion et la coopération ponctuelle s’explique dans les deux cas par la nécessité politique de respecter l’identité et la "nationalité" des parties d’une part et par la prudence stratégique et organisationnelle que les entreprises ont tiré de leurs expériences passées et de celles qu’ils ont vu d’autres faire d’autre part. lire la suite
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