salaires

Fiat Chrysler et UAW remettent l’industrie automobile américaine sur des rails fordiens

UAW-FCA Contract Talks

Le patron de l’UAW est convaincu que l’accord que lui et son équipe de négociateurs ont obtenu de Marchionne sera cette fois ratifié par les 40 000 salariés de Chrysler aux Etats-Unis. Ceux-ci avaient, rappelons le, rejeté le précédent, pourtant présenté lui aussi par Dennis Williams comme plutôt favorable. Le principal motif de rejet avait été alors le défaut de clarté de l’accord sur la très sensible question de la convergence des salaires entre les ouvriers nouvellement embauchés (depuis la crise de 2007) – "new hire employees" ou "in-progression workers" - et les autres – "traditional workers".
 
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Les inconnues de la négociation sociale en cours aux Etats Unis

Les négociations salariales sont lancées actuellement dans l’industrie automobile américaine. Elles correspondent au fait que le précédent accord négocié en 2011 – qui reprenait les termes des accords négociés le couteau sous la gorge en 2009 - arrive à son terme en septembre et oblige les Big 3 à ré-envisager avec l’UAW (United Auto Workers) les conditions d’emploi des salariés de leurs usines. Depuis 2011, la situation de Ford, GM et Chrysler (devenu FCA) s’est notablement améliorée. Les profits sont de retour (1), les dividendes et rachats de titres avec eux et, même si on leur a consenti quelques primes (2), les salariés paraissent légitimes lorsqu’ils réclament une part plus conséquente des fruits de la prospérité. lire la suite

Changements dans le système des salaires et la gestion de la productivité chez Toyota

Type de journée: 
Chercheurs
Journée du Gerpisa n°: 
218
Date: 
27 Mar 2015 14:0017:00
Lieu: 

Vendredi 27 mars 2015, 14h00-17h00
au siège du Comité des Constructeurs Français de l’Automobile (CCFA)
2 rue de Presbourg, 75008 Paris, en salle Etoile.
(Métro et RER Charles de Gaulle – Etoile.
La rue de Presbourg donne sur le côté sud de l’Avenue des Champs Elysées).

Intervenant/s
Presentation/s

Comme nous l’avons déjà montré concernant les activités de Kaïzen chez Toyota, la rémunération de la production et la gestion de l’efficience productive, ou de la productivité, avaient une relation étroite : la hausse de l’efficience productive par le Kaïzen augmenterait la rémunération de la production (Shimizu 1995 ; Shimizu 1999 ; Shimizu 2004). Ce système, créé en 1948 à l’initiative de Taïichi Ohno, fondateur du système de production de Toyota (SPT), et qui constituait le noyau dur de la gestion de la production "toyotienne", avait connu plusieurs modifications depuis lors, tantôt secondaires tantôt essentielles : achèvement du système de salaire et des règles de jeux en 1965-1971; révision de la rémunération de la production, renommée « rémunération de la productivité », en 1990-1993 ; modification importante de sa détermination en 1999-2004.
Nous avons expliqué ce dernier changement dans Shimizu (2009). Pourtant, notre explication de ce changement y était insuffisante pour élucider son retentissement sur la gestion de la productivité. Pour cette raison, nous avons mené des interviews auprès des DRH, de la direction de la gestion de la production, et des syndicats de Toyota, pour comprendre le sens de ce changement. Nous voudrions ainsi présenter le résultat, bien que provisoire, de nos recherches. Dans cette présentation seront abordés : lire la suite

L’hirondelle IG Metall dans le ciel de l’Europe

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La revendication de l’IG Metall de voir les salaires augmenter de 6,5% vient à point nommé dans une Europe dont la configuration politique est en train de changer. En Allemagne même, si l’IG Metall porte plutôt les revendications des salariés les moins défavorisés et les mieux organisés, elle s’étend aux salariés plus fragiles qui travaillent dans le domaine des services ou dans des branches d’activité où la valeur ajoutée est plus faible que dans l’automobile et le secteur des biens d’équipement. Pour eux est ainsi posée la question du salaire minimum - que la SPD a inscrite dans son programme et que certains Länders imposent déjà - : la CDU en accepte désormais l’augure.

Si tel est le cas, c’est d’abord parce que la modération salariale que la situation économique du pays paraissait imposer sous Schröder a, même avec la crise de 2008-2009, évolué plutôt favorablement et que pour l’heure les entreprises et leur profitabilité en ont bien plus profité que les salariés. Même si des coûts du logement très modérés par rapport à ceux qui pèsent sur la plupart des autres salariés européen et une très vive concurrence sur les marchés de biens de consommation courante – que l’Allemagne importe volontiers d’Europe ou d’ailleurs -, rendent la situation plus acceptable qu’ailleurs, il n’en demeure pas moins qu’un rééquilibrage semble à beaucoup opportun. lire la suite

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