Uber

La proposition de loi Grandguillaume de régulation des VTC : le politique dans son rôle

Maudits insiders

Les débats que suscite la proposition de loi faite par le député PS Laurent Grandguillaume pour tenter progresser vers une régulation intelligente des taxis, VTC et LOTI (statut issu de la loi d’orientation des transports intérieurs de 1982) sont empreints d’une assez grande violence verbale. 
Outre la nécessité dans laquelle se met le Sénat de ne jamais accepter un texte voté par la majorité à l’Assemblée Nationale sans l’amender largement, c’est ici la très idéologique défense des "innovateurs" du numérique, opposés assez artificiellement à l’horrible et conservateur G7, qui a encore une fois nourri la chronique. 
 
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L’ubérisation face à ses contradictions : quelles leçons pour l’après-vente ?

Insoutenable

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On a vu dans les journaux cette semaine des chauffeurs Uber manifester devant le siège de la société qui venait de leur imposer unilatéralement une réduction de 20% de leurs tarifs clients. 
 
Au 20h00 de France 2, l’un d’entre eux qui avait abandonné son boulot d’électricien pour investir et ne plus faire que cela découvrait qu’il avait le crédit de sa berline à 33 000 euros sur le dos et la certitude que le remboursement ne serait désormais possible qu’à condition de renoncer à bien plus que le gap qui séparait encore jusque là son ancienne paie d’électricien et ses revenus de "chauffeur Uber". 
 
On a entendu les responsables d’Uber rétorquer qu’ils n’avaient avec "ces gens là" aucune autre relation que celle qui les lie à leurs clients : "ils proposent une plateforme avec ses règles, y compris tarifaires" ; libre aux uns et aux autres de l’utiliser et de se soumettre auxdites règles et/ou de se démettre en allant travailler avec d’autres pateformes.
 
L’épisode qui, ainsi que le souligne Axelle Lemaire, n’est pas isolé dans la saga mondiale de Uber, devrait permettre de remettre un certain nombre de pendules à l’heure. Dans une période où une curieuse alliance de théoriciens du collaboratif et de "l’alter-économie", d’entrepreneurs messies (ou se rêvant tel) et d’ultra-libéraux viennent nous annoncer la "fin du salariat" , les chauffeurs-manifestants Uber viennent rappeler qu’ils ont à tout le moins besoin des protections, des solidarités et de facultés de négocier leur sort. 
 

Le sain débat autour d’UberPOP

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L’actualité de ce dimanche était dominée par le débat autour d’UberPOP. Le Tribunal de Commerce a en effet réagi aux demandes conjointes des associations de taxis et des sociétés de VTC de faire interdire UberPOP pour violation de l’article L 3124-13 du code des transports en se déclarant incompétent. Ceci revient à dire que UberPOP est effectivement une offre illégale mais que la violation de la loi ne peut être constatée par un Tribunal de Commerce mais doit l’être au pénal. Ceci signifie également que la police pourra continuer comme elle a commencé à le faire dans certaines villes à pourchasser les chauffeurs UberPOP pour leur signifier l’illégalité de leur offre et les verbaliser (1). Ceci impliquera aussi que les parties déboutées attaqueront Uber au pénal et que, comme c’est le cas un peu partout dans le monde, la bataille juridique contre Uber fera rage en France dans les prochains mois.

Comme on le perçoit sur l’ensemble des forums des journaux qui rendent compte de ce qui se passe et des arguments qu’échangent les uns et les autres, la question est bougrement compliquée et dégager un compromis tenable économiquement, socialement et politiquement l’est tout autant. lire la suite

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