Tesla

"Quantative easing", Tesla, Elon Musk, sa rémunération : la fin d'un cycle ?

Les arbres montent-ils jusqu'au ciel?

Elon Musk semble déterminé à accélérer encore en 2018 son entreprise d’occupation de la scène médiatique. Il a ainsi fait voter par son actionnariat durant la semaine écoulée un programme de rémunération qui, dans le cas où les objectifs de valorisation de l’entreprise seraient tenus, pourrait lui rapporter jusqu’à 78 milliards de dollars. Les dits objectifs prévoient que la capitalisation boursière de l'entreprise grimpe de 60 milliards actuellement jusqu'à 650 milliards de dollars d'ici 2028. Ces objectifs concernant les performances de l'entreprise sont définis assez précisément puisque la capitalisation boursière est censée atteindre progressivement douze seuils : 100 milliards de dollars dans un premier temps puis 50 milliards de dollars supplémentaires à chaque fois pour atteindre les 650 milliards attendus. A chaque palier atteint, Elon Musk recevrait 1% des actions totales actuelles de l'entreprise (1). Ceci devrait garantir aux actionnaires que Elon Musk ait les mêmes intérêts qu’eux et reste à la barre du navire pour les atteindre.
 
lire la suite

Les épreuves de vérité qui attendent Tesla en 2016 : l’état du débat

Words, words, words...?

Les passions que suscite le cas Tesla en Europe ne sont rien à côté de celles que nous révèlent quelques heures passées en recherche sur les sites américains. 

Face à la baisse des cours du baril, aux attaques contre le régime de subvention dont bénéficient l’installation de panneaux solaires ou les aides à l’achat de véhicule électrique, au retard du lancement du Model X (le SUV) finalement présenté à Genève ces jours-ci, aux pertes annoncées pour 2015 et à la présentation du futur Model 3 censé marquer l’entrée de Tesla dans la production à grande échelle le 31 de ce mois, les échanges de coups entre croyants et incroyants redoublent de violence. 

Elles s’inscrivent dans un contexte américain où les craintes d’un éclatement de la bulle sur les valeurs technologiques et singulièrement sur le NASDAQ vont croissantes. 

Elles sont également liées à une campagne électorale qui conduit à s’interroger sur la soutenabilité des business d’Elon Musk en cas de victoire républicaine. Elles convergent toutes vers un réexamen circonstancié de Tesla, de ses comptes et de la foi que l’on peut ou non avoir dans les annonces faites par son patron. lire la suite

La grande bataille du véhicule connecté est lancée

PSA avait annoncé en juin que les écrans des véhicules des trois marques pourraient bientôt accueillir Mirror Link, CarPlay et Android Auto (1). Opel, nous racontait X. Champagne la semaine dernière, lance son système On Star déjà éprouvé sur le continent américain en Europe. Tesla propose à ses clients des « actualisations » de leurs véhicules qui viennent activer ou améliorer à distance certaines de leurs fonctions (2). E. Musk avait en mars présenté la chose ainsi : "Nous avons dessiné la Model S comme un super ordinateur roulant […] elle est pensée comme un smartphone ou un PC. Cela vous paraît normal de mettre votre téléphone à jour. Et bien c’est la même chose pour la Model S." lire la suite

Tesla : constructeur automobile, vendeur de solutions de stockage de l’énergie ou redoutable machine médiatique ?

Tesla's first electric car: Tesla's first hoax?
Freinées en Chine, les ventes de Tesla décollent en Europe et les ingrédients du succès obtenu aux Etats-Unis pour le modèle S semblent susceptibles de permettre à l’entreprise de recruter un réseau et d’offrir au véhicule électrique la rutilante tête de gondole dont elle avait besoin. Tesla est toutefois devenu bien plus qu’un vendeur de concurrentes électriques aux Porsche, Ferrari ou Maserati. Il suffit pour s’en convaincre de faire sur Google une recherche du type "Tesla Business Model" et de constater que chercheurs et éditorialistes relaient très largement le travail de "story telling" qui fait une large partie du succès de l’entreprise. Cette dimension rend l’appréciation de l’entreprise et de ses ambitions très compliquée car on se trouve très vite plongé dans une espèce de "guerre de religions" où toute posture critique vous classe illico dans le camp de ceux qui n’auraient pas pu saisir il y a quelques années l’imminence de l’échec de Kodak face au numérique. Inversement, il est aisé de s’amuser de la crédulité des théoriciens du management ou des révolutions technologiques qui, sous couvert de concepts ad hoc du genre "disruptive innovation", ne seraient que des assistants de Mr Musk dans son quotidien travail de gonfleur de baudruche.
lire la suite
Syndiquer le contenu

Copyright© Gerpisa
Concéption Tommaso Pardi
Administration Géry Deffontaines

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"