SAV

Développer des formes partenariales d’action publique : le cas de la "Pièce issue de l’Economie Circulaire"

pieces-reemploi260.jpg

Lorsque le progrès souhaité au nom de l’intérêt général résulte d’une multiplicité de décisions individuelles, la tendance est forte, dans un Etat jacobin, de contraindre les décisions individuelles par une loi et d’assortir son non respect d’un arsenal coercitif.
Le politique comme l’administration ont alors l’impression d’avoir fait leur travail et d’avoir fait bouger les choses : ils ont pris les mesures et peuvent les revendiquer.
Le problème est que, une fois ceci fait, il n’est pas du tout certain que les effets souhaités se manifestent car, d’une part, les stratégies de contournement peuvent se manifester et, d’autre part, les contentieux peuvent ne jamais apparaître ou être, pour de bonnes raisons, tranchés par les juges dans un sens en apparente contradiction avec "l’intention du législateur".
lire la suite

L’ubérisation face à ses contradictions : quelles leçons pour l’après-vente ?

Insoutenable

  lire la suite

On a vu dans les journaux cette semaine des chauffeurs Uber manifester devant le siège de la société qui venait de leur imposer unilatéralement une réduction de 20% de leurs tarifs clients. 
 
Au 20h00 de France 2, l’un d’entre eux qui avait abandonné son boulot d’électricien pour investir et ne plus faire que cela découvrait qu’il avait le crédit de sa berline à 33 000 euros sur le dos et la certitude que le remboursement ne serait désormais possible qu’à condition de renoncer à bien plus que le gap qui séparait encore jusque là son ancienne paie d’électricien et ses revenus de "chauffeur Uber". 
 
On a entendu les responsables d’Uber rétorquer qu’ils n’avaient avec "ces gens là" aucune autre relation que celle qui les lie à leurs clients : "ils proposent une plateforme avec ses règles, y compris tarifaires" ; libre aux uns et aux autres de l’utiliser et de se soumettre auxdites règles et/ou de se démettre en allant travailler avec d’autres pateformes.
 
L’épisode qui, ainsi que le souligne Axelle Lemaire, n’est pas isolé dans la saga mondiale de Uber, devrait permettre de remettre un certain nombre de pendules à l’heure. Dans une période où une curieuse alliance de théoriciens du collaboratif et de "l’alter-économie", d’entrepreneurs messies (ou se rêvant tel) et d’ultra-libéraux viennent nous annoncer la "fin du salariat" , les chauffeurs-manifestants Uber viennent rappeler qu’ils ont à tout le moins besoin des protections, des solidarités et de facultés de négocier leur sort. 
 
Syndiquer le contenu

Copyright© Gerpisa
Concéption Tommaso Pardi
Administration Géry Deffontaines

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"