Europe de l'Ouest

Des équipementiers toujours plus puissants dans les systèmes automobiles

Les tendances que les observateurs avaient soulignées début 2015 se confirment début 2016 : les équipementiers français affichent une belle santé et s’y adossent pour affirmer des ambitions stratégiques et technologiques convaincantes. Déjà patente lors de la présentation des résultats du premier semestre, cette vigueur a marqué la fin de l’année 2015 durant laquelle on a vu Faurecia et Plastic Omnium conclure une opération qui semble bénéfique de part et d’autre et qui, s’effectuant entre deux français, renforce l’industrie équipementière hexagonale.
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Smart : patronat et syndicats, les politiques du pire

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La glose médiatique sur les évènements intervenus en fin de semaine chez Smart n’a - à de rares exceptions près – pas rendu compte des enjeux fondamentaux. Certains se sont vautrés dans le piège que leur tendait la direction de Smart et se sont empressés de conclure que les syndicats ne représentaient pas leur base puisqu’ils refusaient un accord que les salariés acceptaient et en faveur duquel ils s’étaient exprimés lors du sonndage organisé par la direction.
D’autres n’y ont vu que l’effet manifeste d’un chantage à l’emploi et aux délocalisations d’un actionnariat sans foi ni loi auquel la mondialisation et le chômage donne désormais tout pouvoir pour revenir mois après mois sur tous les acquis.
 
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Le Véhicule Electrique à moins de 7000 euros de Ségolène Royal : quand l’agitation médiatique prend le pas sur l’action publique

La précédente tentative

Ségolène Royal s’est vue dépossédée du rôle clé de responsable de l’accord qui se négocie ces jours ci à Paris au profit de Laurent Fabius. Il lui faut dès lors tout faire pour tenter de transformer son strapontin en trône médiatique. C’est dans ce contexte qu’est intervenue jeudi matin une bien curieuse annonce d’un appel mondial à projet de la France pour un véhicule électrique à 7000 euros. Dans l’espèce de grande lessiveuse à idées que représente la multitude de d’initiatives associées à la COP 21, il existe un "forum des solutions" où Ségolène Royal est venue officialiser une annonce qu’elle avait déjà laisser « bruiter » il y a deux mois : le PIA lui a octroyé une "ligne" pour tenter de relancer au plan national ce qu’elle avait – avec le succès que l’on sait – tenté d’implémenter sur feu Poitou-Charente il y a presque 10 ans.
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PSA-Tata, vers un retour à la tradition PSA des alliances ponctuelles

The Economic Times avait dès le 5 octobre rendu compte de discussions qui concerneraient l’utilisation par Peugeot des capacités de production inutilisées de Tata dans son usine de Sanand dans le Gujarat.
L’usine a été construite pour produire la Nano qui – même si elle se vend moins mal ces derniers mois – réalise des volumes de ventes très en deçà de ce qui avait été prévu et laisse donc l’outil qu’on avait construit pour elle très largement sous-utilisé. 
PSA qui s’était retiré d’Inde il y a 15 ans sait devoir y revenir et n’a pas les moyens d’y investir. Dès lors, il serait envisagé que le retour de Peugeot en Inde évoqué dès mai puisse se faire en produisant sur le site de Tata des 208, 308 et 2008. 
L’accord pourrait éventuellement s’étoffer d’un accès offert par PSA aux plateformes et moteurs susceptibles d’intéresser Tata Motors. L’article indiquait que les cinq interlocuteurs « proches du dossier » interrogés avaient alors précisé que ce que voulait d’abord PSA était l’accès à un réseau de distribution de véhicules et de pièces solide et implanté et que l’accès à des capacités de production inemployées était un "plus" (1).
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Définir le produit automobile pour des "vieux riches" est un problème pour au moins trois raisons

Source: Les Echos 13 novembre 2015

Les chiffres publiés par les Echos cette semaine et largement commentés dans toute la presse ne sont guère nouveaux au fond car des éléments de cette enquête confidentielle "fuitent" régulièrement et sont corroborés par d’autres sources et, en particulier, par les enquêtes Budget des Familles que conduit l’INSEE tous les 5 ans. On sait ainsi depuis quelques années que l’âge moyen des acheteurs particuliers de véhicules neufs en France est au dessus de 50 ans et on retrouve ce chiffre dans les autres économies développées, en Europe comme aux Etats Unis (lire l'article de Business Insider, lire aussi Automotive News).
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Renault-Nissan : approfondir l’alliance ou fusionner ?

Combien d'alliances réussies dans l'automobile?

Alors que l’on croyait avoir compris que l’agenda politique du gouvernement avait primé dans la montée au capital orchestrée par Macron pour rendre effectives les dispositions de la loi Florange sur les droits de vote double des actionnaires stables, voilà que l’on apprend que le même ministre aurait demandé à Carlos Ghosn et à ses équipes il y a quelques mois déjà de travailler sur un projet de fusion. La perspective est assez différente. 
 
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RDE : le populisme écologique face aux difficultés de communication de la Commission

Un cynisme sans nom ?

On savait depuis longtemps que le changement de l’actuel cycle d’homologation dit NEDC (New European Driving Cycle) pour une procédure d’essai permettant de mesurer les émissions également sur route et en conditions de conduite réelles (Real Driving Emission, ou RDE) allait poser au moins deux problèmes :
i) il allait falloir transformer d’une norme vers l’autre  les seuils d’acceptabilité et le calendrier retenu pour les rendre exigibles;
ii) il allait falloir expliquer que l’inévitable augmentation nominale des seuils que cela impliquerait ne correspondait pas à un relâchement de la pression règlementaire mise sur les constructeurs.
 
Techniquement, l’affaire était déjà compliquée sur le premier volet car la définition du "facteur de conformité" par lequel on allait multiplier l’ancien seuil dans le nouveau suppose une connaissance fine des nouvelles conditions de test et de ses conséquences dont scientifiques, constructeurs et autorités de régulation ne disposaient pas. Politiquement, cela aurait été de toute façon un défi pédagogique pour la Commission qui n’a jamais brillé par sa capacité de rendre audible ses décisions. L’affaire Volkswagen a évidemment démultiplié l’impact négatif de l’annonce faite ce mercredi.
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Les statistiques du commerce extérieur d’automobiles : l’industrie française descend en gamme et le déficit se creuse

Maintenant vous pouvez étudier le tableau joint

Les chiffres de production et les annonces faites concernant les sites français depuis 2014 semblent indiquer que les choses ont cessé d’évoluer dans le mauvais sens.
Le CCFA a ainsi indiqué que, sur le premier semestre, la production de véhicules légers des constructeurs français en France avait augmenté de 7,7% (- 1, 7% pour PSA et + 26,6% chez Renault).
Dans la mesure où 2014 avait correspondu à une augmentation de 4%, on se prenait à rêver que le déficit commercial apparu en 2008 commencait à être réduit et que, avec un marché français relativement atone, les importations restaient relativement sages alors que la reprise des marchés européens bénéficiait aux constructeurs français et à leurs sites français. Après tout, la reprise semble favoriser les marques généralistes et, si PSA a fait un peu moins bien que le marché VP (+3,6% contre +8,2%) au premier semestre, l’inverse est vrai de Renault qui a (sans Dacia) progressé de 10,9%.
 
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L’ubérisation face à ses contradictions : quelles leçons pour l’après-vente ?

Insoutenable

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On a vu dans les journaux cette semaine des chauffeurs Uber manifester devant le siège de la société qui venait de leur imposer unilatéralement une réduction de 20% de leurs tarifs clients. 
 
Au 20h00 de France 2, l’un d’entre eux qui avait abandonné son boulot d’électricien pour investir et ne plus faire que cela découvrait qu’il avait le crédit de sa berline à 33 000 euros sur le dos et la certitude que le remboursement ne serait désormais possible qu’à condition de renoncer à bien plus que le gap qui séparait encore jusque là son ancienne paie d’électricien et ses revenus de "chauffeur Uber". 
 
On a entendu les responsables d’Uber rétorquer qu’ils n’avaient avec "ces gens là" aucune autre relation que celle qui les lie à leurs clients : "ils proposent une plateforme avec ses règles, y compris tarifaires" ; libre aux uns et aux autres de l’utiliser et de se soumettre auxdites règles et/ou de se démettre en allant travailler avec d’autres pateformes.
 
L’épisode qui, ainsi que le souligne Axelle Lemaire, n’est pas isolé dans la saga mondiale de Uber, devrait permettre de remettre un certain nombre de pendules à l’heure. Dans une période où une curieuse alliance de théoriciens du collaboratif et de "l’alter-économie", d’entrepreneurs messies (ou se rêvant tel) et d’ultra-libéraux viennent nous annoncer la "fin du salariat" , les chauffeurs-manifestants Uber viennent rappeler qu’ils ont à tout le moins besoin des protections, des solidarités et de facultés de négocier leur sort. 
 

Le "modèle allemand" mis à l’épreuve par le scandale Volkswagen

La roche tarpéienne n'est jamais loin du Capitole...

Comment une entreprise sérieuse, solide et ambitieuse peut-elle accoucher, à un niveau ou un autre, d’une décision aussi folle que celle dont on parle depuis deux semaines ? Dès lors que, comme l’a montrée la démission de Winterkorn, chacun sait depuis le début que la stratégie Kerviel consistant à charger un individu pour sauver l’organisation ne fonctionnera pas, c’est la gouvernance de l’entreprise qui est en cause. Puisque, quand il s’agissait d’exhiber les vertus du modèle allemand et la puissance du "made in Germany", Volkswagen était, depuis des années, l’exemple canonique, le séisme n’est pas limité au cas de VW et on voir surgir ou ressurgir en Allemagne et bien au delà un doute quant aux vertus supposées du "modèle allemand". lire la suite

Après l’affaire VW : passer du "on nous cache tout, on nous dit rien" aux choix démocratiques éclairés

Diesel vs Essence: évolution du parc français

 

Parce que les écologistes ont toutes les peines à trouver un écho dans le public, que les causes qu’ils défendent n’émeuvent jamais autant qu’ils le souhaiteraient et parce que les médias n’aiment rien tant que les scandales, nous venons de passer une semaine à entendre les uns et les autres nous suggérer que – comme disait autrefois la marionnette d’Arlette Laguiller dans feux Les Guignols – "on vous ment, on vous spolie" ou que – comme le chantait Dutronc – "on nous cache tout, on nous dit rien".

En l’occurrence, le débat n’est pas des plus simples mais le moins que l’on puisse dire à lire les médias est que l’on n’a guère aidé le public à y voir clair. Le couple écologistes-médias est allé chercher dans une littérature grise des calculs qui nous exhibent des milliers de morts liés au diesel pour indiquer combien nos constructeurs sont irresponsables voire criminels et comment nos gouvernants, incompétents et vendus au "lobby automobile", sont pires encore. Les Etat-Unis sont alors apparus comme des champions de l’écologie et de la fermeté face aux industriels. Bref, on a nagé toute la semaine en pleine confusion poujadisto-écologiste. lire la suite

Les Français face aux défis de l’après-vente : entre mimétisme et différenciation des stratégies

Autoactu organisait mercredi matin deux tables rondes lors de son symposium après-vente. La première, introduite par Thomas Chieux d’ICDP, était intitulée "Les MRA, Nouvel Eldorado et opportunités de faire évoluer les modèles économiques". La seconde, précédée d’une intervention de Muriel Goffard de TNS-Sofres posait aux intervenants la question suivante : "Et si l’Après-Vente était un véritable levier de vente ?". On y a entendu s’exprimer notamment les patrons des Après-Vente français des deux groupes français : Patrick Ferreira, directeur Pièces et Services France de PSA et Pierre-Michel Erard, directeur Après-Vente France de Renault.

Au delà du biais qui pouvait être lié à la différence des thématiques des tables rondes dans lesquelles ils s’exprimaient, on a pu déceler entre les deux groupes français, apparemment très homologues de ce point de vue, quelques nuances. Elles concernent les rôles dévolus respectivement aux réseaux de marques et aux MRA. lire la suite

Les perspectives pour l’automobile dans les PECO et la schizophrénie des analystes

71% du parc polonais a plus de 10 ans

Xavier Champagne rendait compte jeudi d’une étude Coface parue en ce mois de juillet pour dresser un panorama des industries et marchés automobiles des Pays d’Europe Centrale et Orientale (1). Sur un mode un peu curieux, l’auteur semble se féliciter du succès que connaît globalement le "bloc" que constitue désormais dans les statistiques européennes les "EU11" dans lesquels on regroupe les pays qui ont rejoint l’UE après 2004 (2). Plus précisément, la comparaison des niveaux de production de 2008 et de 2014 permet de faire apparaître que trois pays ont, par leur croissance, permis que la production progresse malgré le déclin que l’on notait ailleurs. Ainsi, la République Tchèque, la Slovaquie et la Roumanie voient leurs production de VP et VUL croître sur ces 6 années de 32%, 72% et 60% pour atteindre respectivement 1,25 million, 993 000 et 391 000. A l’inverse, Pologne, Hongrie et Slovénie subissent des baisses de 32 à 40% et ont produit, en 2014, 594 000, 227 000 et 120 000. Sachant que dans la même période la production française passait de 2,6 million à 1,8, celle italienne de 1 million à 700 000, il est effectivement manifeste que la "performance" des PECO qui, à eux 6, ont gagné plus de 300 000 VP et VUL produits est remarquable. lire la suite

Néglige-t-on l’hydrogène en France ?

Il y a trois ans, comme patron du commissariat général à l’investissement (CGI), Louis Gallois s’était fait remarquer en reprochant aux constructeurs français de ne pas se préoccuper suffisamment du développement des technologies liées à la filière hydrogène. C’était aux Mov’eo days le 19 novembre 2012, il avait alors dit : "Je suis assez perplexe devant les hésitations de l’industrie automobile française concernant la filière hydrogène. Dès lors qu’on disposera de l’hydrogène, c’est une solution qui permet, à travers une pile à combustible, une traction électrique de grande qualité puisque l’autonomie est de plus de 500 km, que le remplissage se fait comme le réservoir d’essence en quelques minutes. On a donc des éléments qui permettent au véhicule électrique de retrouver des performances qui sont celles du véhicule thermique en termes de commodité. Au stade de la recherche, il serait dangereux que nous ne poursuivions pas dans cette voie".
Lors des Ateliers de la PFA la semaine dernière, il n’a guère été question d’hydrogène, tout comme lors des Mov’eo days du mois dernier, et maintenant qu’il est installé dans ses nouvelles fonctions chez PSA, Louis Gallois n’y a rien trouvé à redire. Les dossiers prioritaires de l’industrie française tels qu’ils sont précisés de mois en mois confirment ce relatif désintérêt. Dans le même temps, ailleurs dans le monde et singulièrement au Japon, les constructeurs semblent faire bloc derrière cette technologie et obtenir pour la développer le soutien ferme et durable de la puissance publique. lire la suite

Pièces de réemploi : les solidarités de filière à l’épreuve

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La branche Recycleurs du CNPA tenait il y a une semaine son congrès célébrant son 50ème anniversaire à Wolfsburg. Les motifs de satisfaction dominaient tant il était patent que, depuis 1965, la profession a réussi une très impressionnante mutation.
Le succès du congrès auprès des adhérents n’était pas celui d’un "tour operator" offrant à des chefs d’entreprises l’occasion de se retrouver et de découvrir Autostadt et la plus grande usine d’Europe.
C’était celui d’une organisation collective qui a tenu un rôle clé dans la conduite et la négociation des conditions dans lesquelles une telle mutation a pu s’opérer.

Qui est l’automobiliste des Automobiles Clubs ?

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Comme chaque année, nous avons eu droit à la publication des chiffres de l’ACA (Automobile Club Association) censés retracer la manière dont évoluent les coûts de l’automobile pour les ménages. Comme chaque année, l’opération a fonctionné médiatiquement et chacun a repris sans ciller les dits chiffres. La mayonnaise poujadiste dans laquelle le plat principal est présenté laisse l’occasion à quelques uns de laisser la partie la moins digeste au bord de l’assiette mais l’essentiel est préservé : le marronnier reste vert et les très parlants graphiques associés à des modèles type, des kilométrages type et des budgets type sont repris à l’envi par la presse qui a effectivement là un document plus facile à lire et à vendre à sa rédaction qu’une publication de l’INSEE ou – pire – un travail universitaire.
 

Pourquoi les entreprises d’autopartage et de covoiturage sont-elles si pressées de s’internationaliser ?

Paulin Dementhon, PDG de Drivy, présente lui-même le sentier qu’il suit comme s’inscrivant dans les traces de la voie dessinée par Blablacar : il s’agit, sans attendre d’avoir exploité en France tout le potentiel des formes de partage qu’ils promeuvent, de s’imposer partout en Europe ou dans le monde comme les acteurs incontournables dans leur domaine. lire la suite

PSA - Mister Auto : de la difficulté pour les constructeurs de revenir dans la course sur l’après-vente

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Les équipes PSA ont entrepris depuis plusieurs mois maintenant de regarder en face les profondes difficultés dans lesquelles eux comme les autres constructeurs sont depuis des années en matière d’après-vente. Il est amusant de constater – lorsque l’on est âgé et pas encore complètement amnésique – que les arguments développés sont les mêmes que ceux que Ford développait il y a un peu plus de 15 ans lorsqu’avait été finalisé le rachat de Kwik-Fit, propriétaire entre autres à l’époque de l’enseigne Speedy : l’essentiel du parc circulant n’est pas entretenu ou réparé dans les réseaux de marque; la part des pièces qui servent à effectuer les interventions sur les véhicules lorsqu’ils fréquentent la réparation indépendante ne permet de récupérer qu’une petite part du business et oblige à faire sur les prix des efforts qui grèvent les marges.

Pour les constructeurs, l’après-vente n’est pas réellement "core-business" : il ne rentre dans leur chiffre d’affaires qu’indirectement, via la PR, et a ensuite un impact plus indirect sur la fidélité à la marque. Historiquement, ils avaient largement délégué sa gestion à leurs réseaux et, lorsqu’ils ont prétendu en régenter les process, ils ont souvent pu donner l’impression d’être dans la position de la poule qui a trouvé un couteau. Il y a quinze ou vingt ans le "benchmark" était ainsi la réparation rapide (1). lire la suite

La Kwid : une bonne occasion de calmer les ardeurs règlementaires ?

Renault Kwid: quid de Dacia?
Le travail fait par les équipes Renault-Nissan pour être à même de présenter le 20 mai 2015, trois ans après le démarrage du projet, un vraie voiture conçue sur une nouvelle plateforme, dotée d’un nouveau moteur et d’une nouvelle boîte de vitesses et proposée à un prix de vente client à peine supérieur à 4000 de nos euros mérite d’être salué. Il renvoie à un savoir-faire, à une maîtrise technique et à une capacité d’innover hors du commun qui sont mis au service d’un programme qui n’a pas, pour une fois, vocation à proposer toujours plus du même mais qui, en cherchant à rester dans une enveloppe de coûts très contrainte, oblige à travailler aux limites et à se demander en permanence ce que l’on doit garder et/ou ce à quoi on peut renoncer pour que la voiture reste une voiture et soit in fine si possible une belle voiture.
 
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