Renault

Les statistiques du commerce extérieur d’automobiles : l’industrie française descend en gamme et le déficit se creuse

Maintenant vous pouvez étudier le tableau joint

Les chiffres de production et les annonces faites concernant les sites français depuis 2014 semblent indiquer que les choses ont cessé d’évoluer dans le mauvais sens.
Le CCFA a ainsi indiqué que, sur le premier semestre, la production de véhicules légers des constructeurs français en France avait augmenté de 7,7% (- 1, 7% pour PSA et + 26,6% chez Renault).
Dans la mesure où 2014 avait correspondu à une augmentation de 4%, on se prenait à rêver que le déficit commercial apparu en 2008 commencait à être réduit et que, avec un marché français relativement atone, les importations restaient relativement sages alors que la reprise des marchés européens bénéficiait aux constructeurs français et à leurs sites français. Après tout, la reprise semble favoriser les marques généralistes et, si PSA a fait un peu moins bien que le marché VP (+3,6% contre +8,2%) au premier semestre, l’inverse est vrai de Renault qui a (sans Dacia) progressé de 10,9%.
 
lire la suite

Les Français face aux défis de l’après-vente : entre mimétisme et différenciation des stratégies

Autoactu organisait mercredi matin deux tables rondes lors de son symposium après-vente. La première, introduite par Thomas Chieux d’ICDP, était intitulée "Les MRA, Nouvel Eldorado et opportunités de faire évoluer les modèles économiques". La seconde, précédée d’une intervention de Muriel Goffard de TNS-Sofres posait aux intervenants la question suivante : "Et si l’Après-Vente était un véritable levier de vente ?". On y a entendu s’exprimer notamment les patrons des Après-Vente français des deux groupes français : Patrick Ferreira, directeur Pièces et Services France de PSA et Pierre-Michel Erard, directeur Après-Vente France de Renault.

Au delà du biais qui pouvait être lié à la différence des thématiques des tables rondes dans lesquelles ils s’exprimaient, on a pu déceler entre les deux groupes français, apparemment très homologues de ce point de vue, quelques nuances. Elles concernent les rôles dévolus respectivement aux réseaux de marques et aux MRA. lire la suite

L’exposition des constructeurs au risque chinois est inégale

A Tianjin, de nouvelles mesures contre les surcapacités automobiles?

La publication des chiffres des ventes automobiles de juillet en Chine avait déjà inquiété sérieusement le management de beaucoup de constructeurs et suscité une chute des cours. Les annonces des autorités chinoises concernant la révision de leur politique monétaire destinée à laisser se déprécier le yuan n’ont fait qu’accentuer la tendance et les bourses ont vu la totalité des actions automobiles baisser durement. Pourtant, comme le soulignait Carlos Ghosn devant le Club Automobile de l’INSEAD la semaine dernière, les constructeurs sont très inégalement exposés. Pour Renault en particulier, le fait de s’être vu reproché si longtemps d’être si peu présent en Chine pour subir cet été comme les autres la méfiance des marchés peut paraître bien injuste : même si les profits de Nissan risquent d’en pâtir et si les investissements de Renault pourraient se révéler plus difficiles à mener à bien, on ne peut pas considérer que Renault ait mis tous ses œufs dans le panier chinois. lire la suite

Les perspectives pour l’automobile dans les PECO et la schizophrénie des analystes

71% du parc polonais a plus de 10 ans

Xavier Champagne rendait compte jeudi d’une étude Coface parue en ce mois de juillet pour dresser un panorama des industries et marchés automobiles des Pays d’Europe Centrale et Orientale (1). Sur un mode un peu curieux, l’auteur semble se féliciter du succès que connaît globalement le "bloc" que constitue désormais dans les statistiques européennes les "EU11" dans lesquels on regroupe les pays qui ont rejoint l’UE après 2004 (2). Plus précisément, la comparaison des niveaux de production de 2008 et de 2014 permet de faire apparaître que trois pays ont, par leur croissance, permis que la production progresse malgré le déclin que l’on notait ailleurs. Ainsi, la République Tchèque, la Slovaquie et la Roumanie voient leurs production de VP et VUL croître sur ces 6 années de 32%, 72% et 60% pour atteindre respectivement 1,25 million, 993 000 et 391 000. A l’inverse, Pologne, Hongrie et Slovénie subissent des baisses de 32 à 40% et ont produit, en 2014, 594 000, 227 000 et 120 000. Sachant que dans la même période la production française passait de 2,6 million à 1,8, celle italienne de 1 million à 700 000, il est effectivement manifeste que la "performance" des PECO qui, à eux 6, ont gagné plus de 300 000 VP et VUL produits est remarquable. lire la suite

La Kwid : une bonne occasion de calmer les ardeurs règlementaires ?

Renault Kwid: quid de Dacia?
Le travail fait par les équipes Renault-Nissan pour être à même de présenter le 20 mai 2015, trois ans après le démarrage du projet, un vraie voiture conçue sur une nouvelle plateforme, dotée d’un nouveau moteur et d’une nouvelle boîte de vitesses et proposée à un prix de vente client à peine supérieur à 4000 de nos euros mérite d’être salué. Il renvoie à un savoir-faire, à une maîtrise technique et à une capacité d’innover hors du commun qui sont mis au service d’un programme qui n’a pas, pour une fois, vocation à proposer toujours plus du même mais qui, en cherchant à rester dans une enveloppe de coûts très contrainte, oblige à travailler aux limites et à se demander en permanence ce que l’on doit garder et/ou ce à quoi on peut renoncer pour que la voiture reste une voiture et soit in fine si possible une belle voiture.
 
lire la suite

Inde : un très exigeant marché

Maruti_Suzuki.jpg

Alors que Renault vient de lancer en Inde le Lodgy et s’apprête à présenter son nouveau modèle XBA, il est essentiel de percevoir combien ce marché dit émergent est déjà structuré et exigeant pour ceux qui prétendent s’y installer. Deux grandes caractéristiques structurelles y jouent en effet comme de puissantes barrières à l’entrée qui compliquent singulièrement les tentatives de s'implanter que la plupart des grands constructeurs mondiaux entreprennent depuis quelques années.
 
lire la suite

Renault : l’Etat dans son rôle

Ghosn, Macron

Le coup qu’a joué l’Agence des Participations d’Etat cette semaine a surpris. Il a sans doute surpris Carlos Ghosn et le management de Renault. Il a également surpris les commentateurs qui, pour la plupart d’entre eux, n’ont toutefois pas trouvé grand chose à redire à une manœuvre on ne peut plus logique dès lors que la loi du 29 mars 2014 avait été approuvée au Parlement. Seuls quelques ultra-libéraux nourris aux seins du "Share Holder Value Management" et de la "bonne gouvernance" ont tenté de nous convaincre que "l'Etat a commis une faute" (1), un crime de lèse capitalisme financier. lire la suite

Le choix de Trémery peut-il être signe d’un changement de séquence ?

Car guy, Minefi, PR. Trémery, 27 mars 2015

Entre les deux tours des départementales, François Hollande a fait le déplacement en Moselle pour venir saluer la décision prise par PSA d’affecter la production des 3 cylindres turbo essence à l’usine de Trémery. Dans les mois qui avaient précédé, le management de PSA avait présenté ce choix de site comme étant une des possibilités envisagées. L’alternative explicitement évoquée était la création de toutes pièces d’une unité de production de moteurs à Vigo, site chéri par le management de PSA ces dernières années qui en a fait le premier site européen d’assemblage du groupe (1). L’hypothèse Trnava avait également été évoquée (2). lire la suite

Renault en Algérie : constructeur défricheur

renault_845611_679x417.jpg

L’inauguration en grande pompe de la modeste usine d’assemblage Renault à Oran par deux ministres français, le premier ministre algérien et Carlos Ghosn a donné lieu à une polémique. Marine Le Pen a en effet publié un communiqué dans lequel elle déclare : "Qu'une usine Renault se crée en Algérie, pourquoi pas, mais que des ministres français viennent célébrer cet événement au moment où nos propres usines françaises ferment et les délocalisations s'accélèrent, c'est tout bonnement insultant pour les travailleurs français". C’est Jean-Claude Mailly qui a du coup dû voler au secours de Carlos Ghosn et du gouvernement pour indiquer que la volonté algérienne de profiter du décollage de son marché intérieur pour se doter d’une industrie automobile était légitime et qu’en être partenaire était très normal pour un constructeur comme Renault. Aujourd’hui, le développement du marché algérien implique une augmentation des importations et n’a aucun effet favorable sur l’activité. Il en résulte que, lorsque le marché baisse comme cela a été le cas en 2013 et 2014, les autorités n’ont aucune raison de le soutenir et de faciliter par exemple l’accès au crédit. lire la suite

Production des Français en France : une courbe qui s’inverse enfin

salon-affiche.jpg

On annonce ce mardi une grande opération de communication de Emmanuel Macron en amont du Mondial : il ira avec Carlos Ghosn à Sandouville et le patron de l’Alliance annoncera alors officiellement que le site fabriquera, en plus des Trafic Renault et Vivaro Opel, le Scudo de Fiat. Pour le site, qui –selon l’Atlas Renault– avait employé ses 2200 salariés à fabriquer 25 000 Laguna et Espace en 2013, c’est le couronnement d’une reconversion dans le VU qui faisait peur il y a encore deux ans et qui se révèle assez favorable in fine. C’est, pour la France et le nouveau ministre Emmanuel Macron, une espèce de transfert chez Renault de volumes Fiat perdus à Sevelnord par la rupture de l’accord que Fiat avait noué avec PSA en 1988. Cela intervient deux semaines après l’annonce de la prise en charge par l’usine Renault du Mans des châssis des 132 000 Micra destinées à l’Europe qui –avait-on appris fin janvier– cesseront d’être assemblées en Inde pour l’être à Flins. lire la suite

Véhicule électrique : un quiproquo sur le tempo

vincent-bollore-et-carlos-ghosn-concretisent-leur-alliance_2052885_800x400.jpg

L’annonce des projets communs qui viennent donner du contenu au partenariat Renault-Bolloré signé l’an passé est venue cette semaine rappeler aux français que le véhicule électrique (VE) n’est pas mort.
Au vu des chiffres publiés fin août par l’AVERE sur les immatriculations de VE en France en 2014, les mauvais esprits pouvaient commencer à en douter. En effet, même si la correction de l’erreur faite par Bercy sur les conditions d’octroi du bonus aux véhicules en LLD intervenue en juillet a permis d’enregistrer sur juillet-août une progression des vente de VP électriques de 23,9% par rapport à 2013, les volumes restent ridicules et ne progressent guère : sur les 8 premiers mois 2014, ce sont 5 415 véhicules électriques particuliers qui ont été vendus auxquels s’ajoutent 2700 VUL ; par rapport à 2013, ce sont 259 VP et 573 VUL de moins (1). Si l’on rapporte ces chiffres au battage médiatique, au poids politique du dossier et au nombre d’officines – et de colloques ou de chroniques … – qui sont liés à la mobilité électrique depuis 5 ans, on ne peut qu’être saisi par l’écart.

La tentation est alors grande de jeter le bébé électrique avec l’eau du bain du bébé Mia et de fermer le ban sur le mode "beaucoup de bruit pour rien". lire la suite

La Twingo 3 : emblème des renouveaux de Renault en Europe ?

Renault-Twingo-blanche-jaune-bleu.jpg

Lors de l’assemblée générale des actionnaires, les services de communication de Renault avaient organisé trois "mini-expositions" destinées à exhiber trois raisons d’être heureux d’être détenteur de titres Renault : l’une était consacrée aux utilitaires et exhibait à côté des modèles nouvellement lancés des Estafettes, la seconde était consacrée à la gamme Entry et la dernière mettait en scène la Twingo 3 en l’inscrivant dans la longue lignée qui, de la 4 CV à la R5 en passant par la 4L, font de Renault une référence sinon "la" référence lorsqu’il s’agit de se montrer aussi créatif et innovant sur l’entrée de gamme que d’autres s’évertuent de l’être sur le haut de gamme. lire la suite

La reprise du marché du VUL en Europe : un enjeu majeur pour les constructeurs et les sites français

dos-419-orig.jpg

Le lancement du nouveau Trafic de Renault a attiré à nouveau notre attention sur l’importance de ces gammes de véhicules. En effet, outre le fait que le dit Trafic est censé offrir un avenir au site de Sandouville qui a produit pendant des années feu le haut de gamme de Renault, l’événement vient rappeler combien ce marché compte pour les deux français et combien ils ont souffert de sa descente aux enfers depuis 2007.

En 2007 le marché européen des VUL se situait à 2,27 millions d’unités. En 2013, il avait perdu 990 000 d’unités. Ainsi la baisse sur le marché du VUL a été de 44% ; elle n’a été que de 28% sur celui des VP. Il se trouve que, historiquement, les constructeurs français dominent ce marché en grande partie parce que le marché français du véhicule utilitaire est, d’assez loin le plus grand des marchés européens et donne aux constructeurs locaux une "base domestique" d’autant plus importante que le marché du VUL est assez systématiquement un peu moins ouvert que ne l’est le marché du VP. Ainsi la part de marché des français en France est en 2013 de 66% alors que sur le marché du VP, elle n’est que de 50%. De même, on constate que les constructeurs japonais et coréens ont, en Europe, une présence dans le VP que l’on ne retrouve pas dans le VU. lire la suite

Les français en Russie : ombres et lumière

Poutine_industrie_automobile_russie.jpg

L’actualité de la semaine passée a exhibé combien PSA et Renault ont divergé ces dix dernières années dans leurs aptitudes respectives à se saisir des opportunités de croissance que recélaient les émergents. Carlos Tavares est particulièrement bien placé pour saisir ces divergences et pour tenter de favoriser, sur les BRIC hors Chine, un rattrapage de PSA. L’urgence qu’il y avait pour Peugeot-Citroën à trouver un partenaire et à lever les fonds pour ne plus avoir à attendre le retour aux profits pour recommencer à investir est en partie liée à cette problématique : PSA était déjà en retard sur ces dossiers et a du rester l’arme aux pieds ces trois dernières années face à des concurrents qui – comme Renault-Nissan - continuaient d’avancer. Dès lors, sa crédibilité dans ses ambitions de tenir un vrai rôle sur ces théâtres va décroissante : les consommateurs, les fournisseurs, les distributeurs et les pouvoirs publics qui conçoivent les pièces qui s’y jouent n’intègrent pas – ou plus - PSA au casting et Carlos Tavares sait combien revenir dans le jeu sera difficile. lire la suite

Quand la politique fait le marché

Villareal, A. (2014).  Quand la politique fait le marché.
Journée du Gerpisa: Les nouvelles mobilités

Le déclin de la production des constructeurs français en France s'accélère

thailande-produit-plus-automobiles-que-france_2_652718.jpg

La parution cette semaine des chiffres de production des constructeurs français ne suscite guère d'émoi dans le pays : la résignation domine et opinion et politiques semblent avaliser une trajectoire des nations d'Europe du Sud qui auraient pu, en d'autres temps, susciter la révolte. En effet, l'analyse de la production française des deux constructeurs confirme celle du commerce extérieur : le problème du site France est celui de la construction catastrophique de l'Europe de l'automobile bien plus que celui de la mondialisation. lire la suite

Bolloré-Renault : la bonne nouvelle de la semaine

ghosn-bollore-1917168-jpg_1717680.JPG

En même temps qu’étaient annoncées les 34 mini-plans industriels jeudi, on avait confirmation de ce que les incompatibles d’il y a deux ans s’étaient finalement trouvés de bonnes raisons de coopérer : Renault et Bolloré signaient un accord pour étudier le développement commun de solutions d'auto-partage et de coopération pour les voitures électriques. L’accord faisait suite à celui, plus discret, par lequel la SNCF prenait le contrôle de Greencove et confirmait ainsi que, de l’autre côté de la frontière, autrefois infranchissable, qui sépare la mobilité individuelle du transport public, on ne se contentait plus de regarder avec intérêt l’autopartage se développer mais entendait en devenir un des acteurs majeurs. lire la suite

Mobiliz : cache misère ou outil de réforme des pratiques

photo_groupe_mobiliz.jpg

Florence Lagarde rendait compte vendredi de l’initiative Mobiliz de Renault. Elle consiste à développer, au nom de la Responsabilité Sociale et Environnementale de l’entreprise, une offre automobile pour les ménages en dessous du seuil de pauvreté. Une telle initiative –comme l’ensemble des actions entreprises au nom de la RSE- peut être interprétée de deux manières. lire la suite

Syndiquer le contenu

Copyright© Gerpisa
Concéption Tommaso Pardi
Administration Géry Deffontaines

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"