Renault

Renault : constructeur diplomate ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Lors de la présentation des résultats du premier semestre 2010, fin juillet, Patrick Pélata avait déjà affirmé, concernant l’international : "la Russie est notre premier enjeu". Au salon de Moscou cette semaine, Christian Estève, VP dirigeant la zone Eurasie, confirmait en commentant le retour à la croissance du marché russe qui pourrait finalement atteindre 1,8 million cette année. On est encore loin des 3 millions atteints en 2008 mais le mouvement de croissance a été effectivement réenclenché par la prime à la casse dont le premier volet, démarré en mars, a concerné 200 000 véhicules. Epuisé il est prolongé actuellement par un second volet. lire la suite

Derrière les bons résultats des constructeurs européens, l’espoir peu réaliste d’un recentrage sur les émergents

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Dans un  contexte d’atonie persistante de la demande européenne, les constructeurs PSA et VW annoncent des résultats commerciaux insolemment brillants. Ils semblent d’ores et déjà bénéficier en cela de leur présence dans les émergents et, en particulier en Chine. Même Renault, pourtant absent de Chine, a indiqué cette semaine que son premier semestre 2010 serait fort satisfaisant. lire la suite

"Avtovaz reload" ? Un aperçu du partenaire stratégique de Renault en Russie

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Renault en Russie : un marché stratégique
 
Parmi les BRIC, la Russie occupe une place particulièrement importante pour Renault, surtout en perspective. Cela ne date pas de hier. L’achat de l’usine d’Avtoframos à Moscou remonte déjà à plus de dix ans (1998). Mais depuis le début des année 2000 et le lancement du projet Logan, l’engagement de Renault en Russie n’a fait qu’augmenter à un rythme très soutenu.
En 2003 Renault a investi 230 millions d’euros supplémentaires dans Aftoframos pour lancer la production de la Logan avec une capacité de 80 000 véhicules par an. La production de CKD de la Logan a démarrée en 2005, suivie depuis peu par la Sandero. En février 2008, le constructeur français a pris 25% du capital d’Avtovaz pour un montant d’environ 1 milliard de dollars. Il a récemment annoncé un investissement supplémentaire de 230 millions d’euros dans l’usine de Togliatti, et de 150 millions d’euros dans l’usine d’Aftoframos, afin de doubler sa capacité de production.
Les efforts de Renault semblent payer puisque sa part du marché russe est passé de 1,3% en 2003 à 5% en 2009. Le constructeur français prévoit de monter à 5,5% en 2010 fort des ventes de la « Logan ph2 » qui a été le modèle le plus vendu sur le marché russe en 2009 (53 869 unités devant la Ford Focus à 52 108). Des prévisions qui semblent se confirmer : en avril 2010 les ventes de la Logan ph2 ont augmenté de 30% par rapport à la même période en 2009, et le modèle reste avec 18 793 unités sur le premier trimestre 2010 le plus vendu en Russie.
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Crise et soutenabilité de l’industrie automobile. Le cas français en question

Jullien, B. (2010).  Crise et soutenabilité de l’industrie automobile. Le cas français en question . DGAPanalyse, Forschungsinstitut der Deutschen Gesellschaft für Auswärtige Politik . 2 - Avril 2010,

Bernard Jullien intervient à France Info : "Renault Sandouville : une usine en sous régime"

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Date: 
09/05/2010

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"Vendredi 30 avril, Carlos Ghosn a été réélu pdg de Renault. La poursuite de sa tâche à la tête du constructeur automobile frappé comme tous ses concurrents par la crise ne s’annonce pas simple. L’Etat français, premier actionnaire de Renault à 15% et qui a mis la main à la poche avec un prêt de 3 milliards d’euros, entend avoir son mot à dire. Nicolas Sarkozy a notamment reproché à Renault d’avoir trop délocalisé sa production. Mais l’Etat peut-il vraiment empêcher les restructurations, la baisse de l’emploi et les fermetures d’usines qui menacent ce secteur ? lire la suite

Renault : entreprise innovante par nature ou par accident ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les jours passés ont été marqués en France par une forte présence médiatique de Dacia. Le 4x4 Duster est maintenant disponible à la vente et la campagne de publicité réaffirmant les "valeurs" de la marque est apparue sur les écrans. La Sandero finit le mois de mars à la seconde place du "hit parade" et offre au GPL une part de marché que ses promoteurs n’espéraient plus en France. En dehors de la légitime mobilisation médiatique que suscite l’engagement de Renault-Nissan dans le développement à grande échelle du véhicule électrique, le renouveau de Renault est là et il s’est opéré en une demi-décennie. Puisque le lancement commercial des VE est encore à venir et que ses succès annoncés par la publicité faite autour des accords avec les Etats, les collectivités ou les grandes flottes restent hypothétiques, s’intéresser à Dacia présente l’avantage d’exhiber des éléments tangibles de ce qui permet à Renault d’engranger d’incontestables succès. lire la suite

Derrière Renault-Daimler : les doutes sur le haut de gamme et son avenir

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

On se rappelle que lorsque Carlos Ghosn a pris les rênes de Renault, le "contrat 2009" qu’il avait conçu avec ses équipes et officialisé en février 2006 faisait la part belle aux véhicules de haut de gamme (les fameux "plus de 27 000 euros"). PSA avait alors de grandes ambitions pour ces gammes là et avait tout fait par exemple pour que Rennes, où ces gammes sont assemblées, obtiennent, en décembre 2005, la labellisation par l’Etat de son pôle de compétitivité "Automobile Haut de Gamme". lire la suite

Daimler, Renault, Nissan : au-delà des spéculations, des tendances lourdes

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le mois d’avril va être marqué par l’annonce désormais probable de prises de participation croisées entre Daimler et Renault, la place de Nissan dans le dispositif capitalistique restant à ce jour plus incertaine. Comme le rapporte Le Monde, Ghosn qui cherche depuis des mois un troisième partenaire à l’Alliance est on ne peut plus clair sur ce qui est en cause lorsqu’il affirme à Genève : "Tout le monde veut faire tous les projets, on est bien obligé de choisir des technologies et des plateformes communes. Cela permet de diviser les investissements par deux et c'est plus facile de négocier le prix des pièces, si les volumes sont deux à trois fois supérieurs." Dans la mesure où ceci signifie clairement que l’on suspend la concurrence avec un rival sur une part significative du business, donner un signe aux équipes qu’une part des gains qu’en retirera l’un concernera également l’autre a un sens et milite pour des participations croisées. lire la suite

La crise accélère le déplacement du centre de gravité de l’automobile mondiale

Les Chinois arrivent...

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Alors que le printemps annonce pour l’Europe et la France un assez net repli des immatriculations encore gonflées au début de l’année par la livraison de véhicules commandés fin 2009, la Chine continue d’afficher des taux de croissance insolents avec pour février un enviable + 55% qui inquiéterait presque les analystes dans la mesure où il renvoie à une décélération très nette par rapport à janvier où les ventes avaient cru de 115%. Dans la semaine, Autoactu nous annonçait de même que l’acquisition de Volvo par Geely serait finalisée dans les jours à venir et, surtout, que BYD envisageait sérieusement de lancer deux voitures électriques en Europe durant l’année 2011 après avoir, il y a peu, conclu un accord avec Daimler AG. lire la suite

Le revirement de VW sur l’électrique change la donne

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les annonces de Heuliez et de Bolloré à Genève cette semaine rapportées par Autoactu ont suscité les sarcasmes : perpétuellement repoussé, le lancement de la Blue Car laisse les observateurs sceptiques ; quant à Heuliez, la politisation du dossier et le décalage entre les aides reçues et demandées et le rapport prix/prestations du produit ne font rien pour crédibiliser l’alternative électrique. lire la suite

PSA, Renault : de faux jumeaux

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

PSA et Renault ont présenté cette semaine des comptes qui, malgré leurs différences impressionnantes quant aux montants des pertes et à l’ampleur de la dégradation sont assez homologues. En effet, ce sont d’abord les pertes liées à Avtovaz, Nissan et Volvo AB qui génèrent cette différence puisque plus de la moitié des pertes de Renault s’explique ainsi. lire la suite

Derrière le psychodrame sur la Clio 4, la voie étroite de la défense du site France en 2010

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le psychodrame qui s’est clos ce week-end amènerait presque à se demander si, à quelques mois des Régionales, les dirigeants de Renault n’ont pas offert au gouvernement une opportunité politique de montrer combien il est puissant, capable de taper du point sur la table et d’obtenir des contreparties aux aides qu’il accorde aux industriels. Côté Renault, la concession faite aura le mérite de faire oublier que, quelle qu’ait été la santé relative des immatriculations du groupe en France et en Europe en 2009, le mouvement de marginalisation des sites français dans le dispositif industriel du groupe s’est confirmé. Si tel a été le cas, c’est largement on le sait parce que la demande s’est portée sur des modèles d’entrée de gamme ou des Dacia dont la production est est-européenne. PSA ayant été soumis aux mêmes pressions, il y a divergence entre l’évolution de la production en Europe des groupes français et leur production en France alors même que le dynamisme de la demande pour les produits était en France et en Allemagne. lire la suite

Première et seconde révolution automobile : une comparaison riche d’enseignement

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le Gerpisa organisait vendredi une rencontre acteurs-chercheurs où était examiné pour une seconde fois le dossier du véhicule électrique. Notre collègue Michel Freyssenet, sociologue et co-fondateur du Gerpisa, présentait dans ce cadre le travail de comparaison qu’il a entrepris entre le première et la seconde révolution automobile : celle qui, il y a un siècle,  a vu son avènement comme industrie et comme produit de masse sous les traits que nous lui connaissons actuellement et celle qui pourrait être en train de prendre corps sous le double signe de la montée en puissance des émergents et des pressions à la réduction des émissions et de la consommation d’énergie fossile. lire la suite

Les grandes manœuvres autour des sites de production de VE : jeu de dupes ou new deal territorial soutenable ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La phase actuelle de la crise a ceci de particulier qu’elle porte fortement les stigmates d’une baisse des volumes qui pour être moindre que ce que l’on avait craint n’en continue pas moins de peser lourdement en même temps qu’elle voit se dessiner des décisions de moyen terme qui engagent l’avenir des entreprises et des sites d’assemblage. Dans ce contexte, on voit coexister les mesures de chômage partiel - comme chez Renault à Sandouville – ou la poursuite des plans de départs volontaires – chez PSA - et des décisions d’affectation de nouveaux modèles aux différentes usines. lire la suite

Les constructeurs français tentent de pousser leur avantage politique sur le terrain de la pièce de carrosserie

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Sous la plume d’Emilie Binois, Autoactu nous rendait compte vendredi d’une conférence de presse organisée jeudi par PSA et Renault pour tenter une nouvelle fois de convaincre que la protection des dessins et modèles appliquée aux pièces visibles se devait d’être préservée.
Les nombreuses réactions suscitées par l’article montrent combien les professionnels sont, en majorité, peu dupes des argumentaires constructeurs mille fois entendus. Comme le rappelle Jean-Philippe Verles, à Bruxelles, la cause est également presque entendue puisque Parlement et Commission convergent pour mettre un terme à une bien curieuse conception du Marché Unique qui organise jusqu’à ce jour la coexistence au sein de l’Union de deux régimes juridiques distincts. lire la suite

Electrique : derrière la guerre des prévisions, la guerre des volontés

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les batailles qui s’ouvrent aujourd’hui autour de l’électrique sont multiples et multiformes. Elles concernent d’abord toute la chaîne des standards entre lesquels il va falloir arbitrer d’un bout à l’autre de la chaîne de valeur : pour les batteries, leur recharge, la facturation de celle-ci, leur implantation dans le véhicule et leur mode de connexion au moteur dans l’hypothèse des stations de rechange, on voit ainsi s’ouvrir des conflits techniques et d’intérêt. Ceux-ci impliquent non seulement les constructeurs entre eux mais aussi l’ensemble des autres parties prenantes et, en particulier, les fabricants de batterie, les producteurs et/ou distributeurs d’électricité, les intermédiaires dédiés (type PBP), les loueurs, les compagnies exploitant des parkings… Leurs résolutions seront partielles et locales et il y a fort à parier qu’elles dessineront pour l’électrique des paysages différenciés qui priveront les opérateurs de l’opportunité de développer en la matière des stratégies globales. lire la suite

L’accord de Renault avec Arval et ALD sur le VE : un signal faible d’une profonde recomposition

La voiture électrique chez Renault

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Autoactu nous apprenait cette semaine que, pour préparer le lancement de sa gamme électrique, Renault avait signé des accords avec ARVAL et ALD : sans que soient pris des engagements sur les volumes qu’écouleront demain ces opérateurs majeurs de mobilité, il s’agit de s’appuyer sur eux pour promouvoir cette offre et pour identifier avec eux les points de blocage et/ou les voies d’amélioration des produits et des services auxquels leur développement devra être associé. Les spécialistes du management de l’innovation disent de ce type d’opérateurs qu’ils sont des "lead users" qu’il convient non seulement de choyer mais aussi d’associer en amont des projets innovants pour en faire des militants actifs plutôt que des opposants aux dits projets. lire la suite

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