Toyota
Les réalités contrastées de la coopération interentreprises : une comparaison France-Japon
Industrie automobile. La croisée des chemins
Les économies développées face aux pays émergents: L’Union Européenne mise à l’épreuve de la politique industrielle chinoise
Beyond labour cost: political and strategic factors in the investment strategy of Toyota in Europe (1989-2004)
Entre déréglementation et contrôle du marché : la distribution automobile en Europe à partir du cas de Toyota
Entre déréglementation et contrôle de marché : la distribution automobile en Europe
Crise, effets de trajectoire et dynamiques sociales dans l’évolution de Toyota Motor Manufacturing UK
Rethinking Kanban Systems: a complete formal exposition and assessment
Session 26
Session n°:26
Toyota: the crisis and beyond
Which Segment is the biggest Sales Zone in Chinese Automobile Market?
We try to examine these three issues.
1.We analyze where are the sales volume segments in developing countries, and in particular in China.
2.We confirm the fact that Japanese makers put importance to middle and high price range in developing countries.
3.We consider why and how Japanese makers can put importance to middle and high price range. Moreover, from long terms viewpoints, how long will they keep its strategy.
Our conclusions are follows.
1.Sales volume zone is different from one country to another. Segment structure has been changing even in same country. Focal segments are different by countries.
2.At present volume zone in emerging markets are B and C segments. Price ranges are $6,000~30,000. Moreover the biggest volume zone is lower half of B seg. Price range are $6,000~12,000.
3.Shares of A segment have been decreasing in Russia, China, and India. Non automobile categories have been reducing excepting India.
4.As results of above 1. 2. 3.,Japanese makers can continue to take a middle and high price (mainly B, C, D, and E segments) strategy for long period.
5.Demand for C・D・E segments (especially $10,000~40,000) have not been yet saturated. Commoditization of automobile has not come. Comparing with other industries, “Introduction” and “Growing” phases of product-life cycle in the emerging countries need long time, makers of developed countries might take a middle and high price vehicles strategy in emerging markets for long period.
6.On the other hand, low price ranges in A・B segments are “Red Ocean” with bloody battle including Chinese makers. We can not find “Blue Ocean” with no competitors. Because Chinese makers can easily enter the markets of ULCV・LCV such as Nano.
7.It is wrong that Japanese maker enter these ULCV・LCV price range markets right now in emerging countries. The reasons of that are followings. Firstly they can not maintain safety standards and environmental standards at such a low cost. Secondly it cause brand deterioration. Thirdly they can not get profit from “Red Ocean.” Lastly they can take a middle and high price vehicles strategy in emerging markets for long period, because the Introduction and Growing phases of product-life cycle will continue for more years in emerging countries.
Session 23
Session n°:23-
Bernard Jullien et Tommaso Pardi interviennent à France Culture
Travailler chez Toyota : de l’emploi à vie à la course à la survie
Nous chercherons tout d’abord à analyser comment le système de relations salariales propre à la lean production s’est structuré et généralisé au Japon. Cela nous permettra de comprendre pourquoi la direction de Toyota a longtemps hésité avant d’établir des sites de production aux Etats-Unis et en Europe. Le constructeur japonais craignait en effet de ne pas pouvoir y reproduire son système de gestion de l’emploi ni son organisation du travail, ces éléments étant tous deux indispensables à la mise en œuvre de son système de production (Lung, Bélis-Bergouignan, 1994). Nous verrons par ailleurs que la gestion des ressources humaines réussit à se plier aux exigences du fl ux tendu de la production grâce à la mise en concurrence de sa main-d’œuvre jeune et la mise à l’écart de sa main-d’œuvre âgée, malade ou moins performante. Cela nous permettra de montrer à quel point l’emploi à vie et le salaire à l’ancienneté, systématiquement associés à ce système de gestion des ressources humaines, ne concernent en fait qu’une minorité de salariés, la majorité étant contrainte d’accepter des emplois beaucoup moins bien payés chez des sous-traitants de troisième et de quatrième rangs. Nous verrons en outre que l’organisation du travail s’appuie, elle aussi, sur une mise en concurrence continuelle des salariés afi n d’obtenir leur forte participation à la réduction des coûts, ce qui, en retour, alimente le processus
de sélection de la main-d’œuvre. L’analyse développée ici accordera une attention particulière aux conditions institutionnelles et économiques qui ont permis à ce système de relations salariales d’être socialement et industriellement viable au Japon, en soulignant trois phénomènes majeurs : le syndicalisme d’entreprise, l’organisation en keiretsu de la sous-traitance et une croissance régulière et soutenue de la production.
Après avoir analysé le SPT au Japon, nous nous intéresserons au cas de la fi liale Toyota en France. Nous montrerons que les nombreux problèmes rencontrés par le management et les syndicats de TMMF résultent directement des diffi cultés liées à la mise en cohérence du système de relations salariales propre à Toyota dans le contexte français. Par extension, il devient légitime de se demander s’il est vraiment opportun sur le plan politique d’imposer en France un tel système d’organisation du travail et de gestion de la main-d’œuvre, en tant que norme appliquée à toute la production
industrielle.
"Rappels de voiture: une plaie moderne"
Supplier integration: an international comparision of supplier and automaker experiences
Putting Toyota in perspective : the causes, the consequences and the meaning of the present crisis
Restructuring of the Automotive Industry: The Role of EWCs
The paper pursues the question under which conditions EWCs can develop into effective tools for both employees, national interest representatives, and management for dealing with restructuring processes in the automobile industry. The aim of the paper is to examine the role of EWCs as institutions and actors of cross-border interest regulation and to clarify, under which conditions EWCs become a relevant actor and in which way they can stabilize production and employment in automotive companies.
Based on a concept and typology of international (profit and non-profit) organizations, the paper analyses the conditions and factors which influence the development of EWCs of selected OEMs with manufacturing operations in Europe.[1] Empirical evidence shows that differences in the company structure, the institutional settings of the ‘home country’ as well as actor strategies and path dependencies explain EWC characteristics and its effectiveness in restructuring processes.
Vers la fin de Toyota ? Tommaso Pardi intervient à France Info
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Au Japon et aux Etats-Unis, des centaines de milliers de hybrides Prius affectées par un défaut dans le système de freinage, qui aurait causé la mort d’automobilistes aux États-Unis, ont été rappelées.
Pour l’heure, Toyota fait l’objet de plusieurs actions en justice en nom collectif aux Etats-Unis et au Canada de la part d’automobilistes qui lui reprochent d’avoir tardé à rendre publique l’existence des défauts, ce que le groupe a nié. Les ventes s’effondrent, le cours de l’action aussi, et même au Japon, les critiques pleuvent et accusent Toyota de porter atteinte à l’honneur national.
Est-ce la fin de ce qu’on a nommé le Toyotisme, résumé en cinq zéros : zéro défaut, zéro panne, zéro papier, zéro stock, zéro délai et par là, le déclin du premier constructeur mondial ?
Pour en débattre : lire la suite
Toyota : la douloureuse descente du piédestal
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.
Nos collègues américains de l’International Motor Vehicle Program du MIT cherchant à saisir les problèmes des Big 3 ont expliqué régulièrement en 2009 que plus que les coûts salariaux, c’est la différence des valeurs reconnues aux produits respectifs de Toyota et de ses challengers américains qui crée la vraie différence. En comparant le positionnement prix des produits sur toutes les gammes, ils montraient que systématiquement, jusqu’à ce jour, les équivalents américains des Camry, Avalon, Tacoma ou Tundra devaient pour se vendre être proposés 2 à 3000 $ moins chers. Ils ajoutaient que cette différence là était largement supérieure à celle des coûts salariaux pour lesquels les charges de retraite allaient commencer à peser sur Toyota aussi et ne se justifiaient plus guère par un différentiel de qualité objectif. lire la suite
"Toyota paye le prix de sa croissance mondiale accélérée"
Pour Tommaso Pardi, spécialiste de l'industrie automobile japonaise, la crise que traverse Toyota amène à porter un regard plus critique sur "les merveilles du toyotisme".
La crise qui touche Toyota remet-elle en cause son modèle?
Nous n'avons pas encore assez d'éléments pour en juger mais il est important de distinguer deux crises qui touchent le constructeur : l'une financière et l'autre de qualité. Ces crises ne sont pas nécessairement liées entre elles, bien que la deuxième finira par avoir un impact significatif sur la première.
On voit d'abord qu'avec la crise, Toyota subit comme les autres constructeurs la chute des ventes mondiales. Le toyotisme qui consiste à produire à flux tendus, et qu'on croyait tiré par la demande, n'a pas protégé Toyota. Les quelque 6 milliards de dollars de pertes affichées en 2008 en témoignent. Le système n'est pas si flexible, il se grippe lorsque la croissance des volumes n'est plus là. Si ce constat ne remet pas en cause à l'heure actuelle son modèle, il suffit pour revoir avec un oeil plus critique tout ce que l'on a pu dire sur les merveilles du toyotisme. lire la suite
Anvers, Termini, Kolin et la très politique question des surcapacités
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.
Avec, en janvier, l’annonce des premières fermetures de site en Europe par Fiat (Termini en Sicile) et GM (Anvers) et, ce week-end, celle du rappel de 100 000 C1 et 107 par PSA, l’année 2010 s’ouvre dans un climat tendu. Marchionne a repris sa campagne de lutte contre les surcapacités dans le monde et en Europe en désignant un peu curieusement les Etats-Unis comme un modèle où, contrairement à ce que l’on observe en Europe, on saurait fermer les sites et assainir la situation.
C’est oublier un peu rapidement que les fermetures de sites ont été le fait des seuls Big 3 qui avaient, par l’inadaptation de leurs politiques produits, ouvert des boulevards aux constructeurs japonais et coréens, et s’étaient mis, ce faisant, dans une situation financière et industrielle intenable. Parallèlement, dans les dernières années, de nouvelles capacités étaient installées par leurs concurrents aux Etats-Unis et par eux mêmes au Mexique loin de Detroit. lire la suite
Le systèmes de production au plus juste (Lean Production), santé et vieillissement
Lean Production, Santé et Vieillissement
Projet AGEFIT II AGE ET TRAVAIL : "Quelles pistes d’actions pour les représentants des salariés face au rallongement de la vie active ?" - Séminaire européen «Secteur de la Métallurgie»
L'origine de cette présentation est double :
1) Il y a eu d'abord une journée organisée par AutoUni (Volkswagen) il y a environ trois ans sur la question du viellissement de la main-d'œuvre ouvrière dans l'industrie automobile. On m'a alors demandé si je pouvais dire quelque chose sur comment la question était gerée chez Toyota, notamment au Japon, mais aussi en Europe. C'est là que j'ai commencé à comprendre que l'emploi à vie chez les constructeurs japonais ne pouvait pas s'appliquer à l'ensemble de la main-d'œuvre, et notamment, à la main-d'œuvre ouvrière. Cela ressortait de façon évidente de l'évolution à la fois de la masse salariale et de l'âge moyen des salariés. Mais je ne disposais pas encore à l'époque des éléments necessaires pour comprendre comment Toyota et les autres constructeurs japonais geraient finalement la question du vieillissement de leur main-d'œuvre ouvrière. lire la suite
The Second Automobile Revolution. Trajectories of the World Carmakers in the 21st century
- BMW
- Chrysler
- Daimler
- Fiat
- Ford
- General Motors
- Honda
- Hyundai
- Maruti-Suzuki
- Mazda
- Nissan
- PSA
- Renault
- Rover
- Toyota
- Volkswagen
- Volvo
- Allemagne
- Allemagne de l'Est
- Brésil
- Chine
- Corée
- Inde
- Suède
- Etats-Unis
- Japon
- Europe de l'Ouest
- Europe de l'Est
- France
- Italie
- Royaume-Uni
- Allemagne
- Allemagne de l'Est
- Brésil
- Chine
- Corée
- Etats-Unis
- Europe de l'Est
- Europe de l'Ouest
- France
- Inde
- Italie
- Japon
- Ouvrages du Gerpisa
- Royaume-Uni
- Suède
- Ouvrages du Gerpisa
Depuis les années 90, on a assisté à une prolifération presque sans précédent des prévisions et des recommandations que les firmes automobiles devaient prendre en considération si elles voulaient survivre. Dans le même temps, de nombreux changements ont été sous-estimés ou n'ont pas été prévus, à commencer par la crise financière de 2008.
Nous sommes au début d'une deuxième révolution d'automobile résultant de la combinaison de deux transformations: le développement rapide de nouveaux marchés automobiles (Brésil, Russie, Inde, Chine) dépassant de loin tout ce qui a pu être observer dans le passé, aussi bien aux Etats-Unis d'Amérique qu'en Europe et au Japon ; et la transition vers des énergies alternatives et de nouvelles motorisations. Ces deux changements, qui en dépit des apparences sont interdépendants, vont bouleverser l'automobile, industriellement et pratiquement.
La question est maintenant de savoir qui des anciens ou des nouveaux constructeurs automobiles bénéficieront de ces bouleversements et quelles en seront les conséquences pour les salariés et les pays concernés. Le livre propose une analyse prenant en compte l'évolution des stratégies et des modèles de croissance nationaux et la recomposition des "compromis de gouvernement d'entreprise".
Plan
1 Introduction: Qu'avons-nous appris depuis 10 ans ?
Michel Freyssenet
2 Prévisions démenties et changements inattendus. Le Monde qui a changé la machine
Michel Freyssenet
3 Stratégies d'internationalisation des firmes automobiles en début du nouveau siècle. Un nouveau bond en avant?
Bruno Jetin
Première Partie: Les trajectoires différents des constructeurs automobiles japonais et coréens
4 L'espoir de Toyota de devenir le premier constructeur mondial
Koichi Shimizu
5 Nissan: depuis le bord de la faillite
Merieke Stevens et Takahiro Fujimoto
6 Honda: Heureux hasard ou stratégie, 1997-2007?
Denise J. Luethge et Philippe Byosiere
7 La renaissance de Mazda à l'ombre de Ford
Daniel Arturo Heller
8 Hyundai: Est-il possible de réaliser le rêve de devenir un des cinq premiers constructeurs mondiaux
Myeong-Kee Chung
Deuxième partie: Le résistible déclin des “Big Three” ?
9 General Motors à l'heure de la restructuration
Richard Senter, JR. et Walter McManus
10. Ford de 1993 à 2007: en perdant son chemin?
Glenn Mercer
11 Chrysler peut-il survivre à sa réinvention?
Bruce Belzowski
troisième partie: La résistance des constructeurs européens
12 Le chapitre final du modèle VW, 1995-2005?
Ulrich Jürgens
13 PSA: les difficultés de la stratégie de profit "volume et diversité"
Michel Freyssenet
14 Renault 1992-2007: mondialisation et incertitudes stratégiques
Michel Freyssenet:
15 Fiat Group Automobiles, le Phoenix de l'industrie automobile mondiale
Giuseppe Volpato
16 Du mariage céleste au divorce à terre. La trajectoire de DaimlerChrysler depuis la fusion
Holm-Detlev Köhler
17 Diriger avec le professionnalisme d'ingénieurs et des valeurs familiales. La trajectoire de BMW, d'un constructeur régional à un u acteur mondial de premier plan
Ludger Pries
18 Une rupture avec le passé: Volvo et ses mécontents
Matthias Holweg et Frits K. Pil
19 La trajectoire de Rover: une histoire salutaire
Dan Coffey
Quatrième partie: Nouveaux entrants et équipementiers mondiaux
20 Made in China: entreprises conjointes et nouveaux entrants nationaux
Hua Wang
21 La trajectoire de Maruti-Suzuki: d'un champion national à une filiale d'un constructeur japonais
Florian Becker-Ritterspach
22 Gagnants et perdants: les trajectoires suivies par les équipementiers de premier rang depuis une décennie
Vincent Frigant
23 Conclusion. La seconde révolution automobile. Promesses et incertitudes
Michel Freyssenet
Index
Cinq chapitres en version française originale
✔ Freyssenet M., Introduction : dix ans après, qu’avons-nous appris ?, original en français de « Introduction. Ten years after, what have we learnt ? », in Freyssenet M. (ed.), The Second Automobile Revolution. Trajectories of the World Carmakers in the 21st century, Basingstoke and New York: Palgrave Macmillan, 2009, pp 1-6. Édition numérique : freyssenet.com, 2009, 116 Ko, ISSN 7116-0941.
✔ Freyssenet M., Prévisions infirmées et changements inattendus. Le monde qui a changé la machine, original en français de «Wrong forecasts and inexpected changes. The World that changed the machine », in Freyssenet M. (ed.), The Second Automobile Revolution. Trajectories of the World Carmakers in the 21st century, Basingstoke and New York: Palgrave Macmillan, 2009, pp 7-37. Édition numérique : freyssenet.com, 2009, 396 Ko, ISSN 7116-0941.
✔ Freyssenet M., Renault 1992-2007, mondialisation et incertitudes stratégiques, original en français de «Renault 1992-2007 : globalisation and strategic uncertaintiy», in Freyssenet M. (ed.), The Second Automobile Revolution. Trajectories of the World Carmakers in the 21st century, Basingstoke and New York: Palgrave Macmillan, 2009, pp 267-285. Édition numérique : freyssenet.com, 2009, 733 Ko, ISSN 7116-0941.
✔ Freyssenet M., PSA : les difficultés d’une stratégie de profit « volume et diversité », original en français de «PSA: the difficulties of « volume and diversity » profit strategyg», in Freyssenet M. (ed.), The Second Automobile Revolution. Trajectories of the World Carmakers in the 21st century, Basingstoke and New York: Palgrave Macmillan, 2009, pp 246-266. Édition numérique : freyssenet.com, 2009, 396 Ko, ISSN 7116-0941.
✔ Freyssenet M., La seconde révolution automobile : ses promesses et ses incertitudes, original en français de «The second automobile revolution : promises and uncertainties», in Freyssenet M. (ed.), The Second Automobile Revolution. Trajectories of the World Carmakers in the 21st century, Basingstoke and New York: Palgrave Macmillan, 2009, pp 443-454. Édition numérique : freyssenet.com, 2009, 196 Ko, ISSN 7116-0941.
Constructeurs nationaux et économies nationales : quelle solidarité ?
La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.
L’importance symbolique et stratégique de l’industrie automobile en fait fréquemment une espèce d’illustration des mérites ou défauts des économies nationales et/ou des "modèles économiques". Autrefois, on parlait ainsi du "fordisme" pour parler d’un régime de croissance fondé sur un partage équilibré des gains de productivité entre salaires et investissement. De la même manière, dans la période récente, les vifs débats que la crise suscite concernant les régulations économiques et les plans de relance se voient volontiers incarnés dans le dossier automobile. En France en particulier, certaines mesures phares comme la remise en cause de la Taxe Professionnelle ou, cette semaine, la mise en place d’une Taxe Carbonne sont directement liées au dossier. lire la suite
Globalization or Regionalization of the American and Asian Car Industry
Over the next few decades, will lean production, and a generalised deregulation of trade have become the norms for the international environment in which firms and political and economic spaces will be operating?
From 1993 to 1996, the GERPISA, a French-based international research network that is devoted to the study of the automobile industry and its labour force, carried out an initial programme entitled, "The Emergence of New Industrial Models”, a project in which it examined whether existing industrial models were effectively starting to converge towards the principles of "lean production" – as had been theorised by MIT’s IMVP team. By focusing on what was happening in the automobile industry, the GERPISA Group’s work was able to demonstrate the great diversity, and divergence, of the trajectories that firms have been following in recent times. There is no " one best way" today - there never has been, and there probably never will be. In fact, the first GERPISA research project made it possible to identify and characterise not one, but three industrial models, all of which have been in operation since the 1970s: the Toyotaist model; the Hondian model; and the Sloanian model (epitomised today by Volkswagen, not GM).
Companies follow different profit strategies – their attempts to increase their profitability cause them to favour certain policy combinations rather than others (for example volume and diversity, quality, innovation and flexibility, the permanent reduction of costs, volumes, etc.). However, in order to be efficient, all of these strategies have to fit in with the environments in which they are to be applied - especially with respect to the modes of income growth and distribution that are being practiced in the spaces under consideration. Moreover, to form an "productive model", made of an “enterprise-government compromise” between the main parties (that are the shareholders, management, unions, workforce, and suppliers), the strategies need to be implemented coherently. This analytical framework is presented in Boyer, R., Freyssenet, M., [/i]The productive models. The conditions of profitability[/i], Palgrave, London, New York, 2002.
From 1997 to 1999, GERPISA realised a second international program, entitled "Automobile Industry between Globalisation and Regionalisation". This project tested the thesis that globalisation is an imperative for corporate profitability; and that it is the inevitable consequence of the deregulation of trade in the aforementioned “new” spaces. This was the logical extension of the first programme, given that "lean production" was as the most suitable model for markets which are variable and diversified, and which are ostensibly moving towards a single global standard. Firms are establishing themselves across the four corners of the planet; new industrialised nations are emerging, as a result of their having opened up to international trade; and more recently, certain auto-makers have been at the heart of some mega-mergers. All of these events have supported the thesis of globalisation, a process which is supposedly galvanised by the fact that companies, in their efforts to benefit from economies of scale, and from improved costs structures, are forever increasing their organisational integration, and are doing this on an ever greater geographical scale. The commercial opening of the new spaces, which some expect to create a homogenisation of demand, is also deemed to contribute to this process.
The present publication aims to carry out a systematic description and analysis of the trajectories of internationalisation that are being followed by the various types of firms which are involved in the automobile industry (manufacturers, suppliers and dealers). A companion book (Carillo, J., Lung, Y., Van Tulder, R. (eds), Cars…Carriers of Regionalism) focusses on the trajectories that are being followed in the different spaces (in the industrialised and emerging countries, in the regional groupings) - and it tests the hypothesis of the spaces’ diversity and divergence. These studies identify and characterise the different processes of periodic re-heterogenisation, and the conditions that are necessary if firms, and spaces, are to be successful. Moreover, within this perspective, they will be particularly keen to analyse the steps that are being taken in order that firms’ and spaces’ trajectories can be adjusted and hybridised - actions which in all probability will require considerable strategic and organisational inventiveness. The book highlights the preference for regionalization rather than globalization that has occurred over the past decade. This book looks specifically at the Asian and American car industry. A companion book looks at the European Car Industry.
Content
1 Introduction: The Diversity of Internationalization Strategies and Trajectories of Automobile Sector Firms, Michel Freyssenet, Koichi Shimizu and Giuseppe Volpato
2 The Internationalization of American and Asian Automobile Firms: A Statistical Comparison with the European companies, Bruno Jetin
Part I Towards the Regionalization of the Global Strategies of US Automakers, Suppliers and Dealers
3 The Twin Internationalization Strategies of US Automakers: GM and Ford, Gérard Bordenave and Yannick Lung
4 The Internationalization of American Automobile Service Companies and Changes in Distribution, Bernard Jullien
Part II The Diversity of Internationalization Trajectories and the Local Hybridization of Japanese and Korean Automobile Firms
5 A Maverick in the Age of Mega-mergers? Toyota’s Global Strategy, Koichi Shimizu
6 Nissan: From a Precocious Export Policy to a Strategic Alliance with Renault, Hiroshi Kumon
7 Honda, an Independent Global Automobile Company, out of the ‘Four Million Units Club’, Koichi Shimokawa
8 The Chance for a Peripheral Market Player: The Internationalization Strategies of the Korean Automobile Industry, Myeong-Kee Chung
9 Conclusion: Regionalization of the American and Asian Automobile Industry, More Than Globalization, Michel Freyssenet, Koichi Shimizu and Giuseppe Volpato
Appendix: The GERPISA International Network 231
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