Volkswagen

The demise of the diesel car in the US and its rise in Europe (1973-2006)

Date: 
17/02/2012
Orateur: Christopher Neumaier ( Johannes Gütenberg University in Mainz)
Discutante: Julia Hildermeier
Emission / Séminaire / Colloque: 

Séminaire "Histoire des entreprises automobiles en France et en Europe"

Dr Christopher Neumaier has analyzed the different cultural perception of diesel cars in Europe, in particular Germany, and in the USA between 1949 and 2005. American car drivers claim that diesel cars are an oddity. They clearly favour gasoline-powered cars and SUVs over diesel vehicles. European consumers, in contrast, have started to purchase an increasing number of diesel automobiles in recent years. Up to now, these developments have merely been explained economically. The deficit in this line of argumentation, however, is that it neglects technology itself, as well as environmental policy, and the users’ perception. He argues that consumers do not solely act on the basis of a cost benefit analysis. They also take other aspects into consideration such as the technological properties, the perception of diesel cars or environmental concerns. Neumaier has been able to show when and to what degree these factors contributed to the rise and fall of diesel car sales in both markets during the second half of the 20th century. Moreover, he demonstrates that consumers do not follow scientific objective patterns when buying consumer products. They rather interpret scientific facts in culture-specific ways. While the same diesel technology had been available in both markets, a diametrically opposed perception was established during this period. lire la suite

La Commission et la Cour de Justice Européenne face à la loi Volkswagen : la libre circulation des capitaux envers et contre tout

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Alors que l’on se gargarise autour d’une Europe toute entière dévouée aux intérêts et aux desiderata allemands, on apprenait il y a dix jours que la Commission repartait en guerre contre la loi Volkswagen. Considérant que les modifications qui ont été apportées en 2008 à la dite loi pour feindre de se conformer au droit européen sont insuffisantes, la Commission porte l’affaire devant la Cour de Justice Européenne et lui demande d’astreindre l’Etat allemand à une amende journalière de plus de 31 000 euros qui courrait depuis que l’arrêt de 2007 exigeant la modification de la loi a été prononcé jusqu’à aujourd’hui. La Commission demande également que cette amende journalière soit portée à 282 725 euros par jour à compter du jour où le nouvel arrêt de la CJE interviendra. lire la suite

Industrie automobile. La croisée des chemins

Jullien, Bernard, & Yannick Lung (2011).  Industrie automobile. La croisée des chemins. Etudes. L’industrie automobile a profondément structuré nos sociétés au XXe siècle : ses procédés de fabrication, ainsi que ses rapports sociaux, se sont étendus à l’ensemble de l’industrie, cependant que la généralisation de la possession de voitures individuelles structurait autour d’elle les espaces urbains. Cette prédominance a été contestée dans les années 1970, avec la critique de la société de consommation et la mise au jour des problèmes de sécurité et de pollution engendrés par la circulation. Plus tard, l’explosion de la demande, puis de la production, dans les pays émergents va poser de façon plus aiguë les questions de la limitation des ressources fossiles et des conséquences climatiques du tout-voiture. La crise de 2008 a accentué la prise de conscience de la nécessité de réviser au niveau mondial les procédés de fabrication et les usages de l’automobile. Confrontée à de nouveaux défis, l’industrie (notamment française – Renault et PSA) a commencé à explorer des pistes : production dans les pays émergents de véhicules très bon marché également vendables dans les pays développés, délocalisation des activités de conception, perspectives prometteuses de la voiture électrique dès lors que s’ouvrent de vastes marchés... L’industrie automobile semble être au seuil d’une révolution.
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Les tensions entre Suzuki et Volkswagen : une ombre au tableau de la réussite impériale

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Weekly column by Bernard Jullien director of Gerpisa.

Passé un peu inaperçu dans l’actualité automobile de l’été, l’épisode très conflictuel de la vie de la jeune alliance Suzuki-VW était au centre des commentaires au Japon en juillet. Il a continué d’être assez largement scruté en août.

Rappelons que VW et Suzuki s’étaient rapprochés fin 2009. On avait alors vu VW prendre 19,9 % du capital de Suzuki pour 1,7 milliard d’euros. En retour, Suzuki devait à son tour rentrer au capital du groupe de Wolfsburg. Etant données les complémentarités technologiques et géographiques entre les deux entreprises, les analystes n’avaient guère eu de mal à trouver les arguments justifiant l’opération. Ils avaient toutefois eu tendance à regarder très volontiers le dossier à partir des intérêts de Volkswagen et à faire comme si il s’agissait là d’une flèche supplémentaire – indienne - ajoutée dans le carquois, déjà convaincant, des équipes de Piech. lire la suite

Les économies développées face aux pays émergents: L’Union Européenne mise à l’épreuve de la politique industrielle chinoise

Basbous, Bernard (2011).  Les économies développées face aux pays émergents: L’Union Européenne mise à l’épreuve de la politique industrielle chinoise. Sciences politiques. Sciences politiques, études européennes, 64.L'industrie automobile occupe une place particulièrement intéressante au sein de l'Union Européenne et en Chine. Elle a constitué un des piliers de la capacité industrielle de nombreux États européens au 20e siècle et se trouvait au cœur des mouvements qui ont amené sa particularité au « modèle social européen ». Face à ce relatif aboutissement de l'industrie européenne, apparait aujourd'hui une Chine qui est à un moment différent du développement industriel. Non contente de produire des biens manufacturés à faible valeur ajoutée, la Chine vise ce qui a fait le cœur de la puissance industrielle occidentale : les produits à haute composante technologique, comme l'automobile aujourd'hui et l'aéronautique demain. En raison de l'importance de l'industrie automobile pour l'Europe, l'Union européenne (UE) trouve des intérêts à défendre ses constructeurs à l'intérieur et à l'extérieur de l'espace communautaire. Le Droit étant au cœur du processus d’intégration européenne et l’UE étant envisagée par de nombreux auteurs comme une « puissance normative », le moyen étudié dans ce travail pour défendre les intérêts européens à l'étranger est la Norme. Autrement dit, l’Union Européenne parvient-elle, en Chine, à défendre les intérêts des constructeurs automobiles originaires de ses États-membres par le recours à la norme ? L'objet de ce travail est de tenter d'apporter des éléments de réponse à cette question.

La construction de l’automobile russe : le Brésil aux marches de l’UE ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le directeur du département automobile du ministère russe de l’Economie, Dimitri Levtchenko, a annoncé mercredi que, fin mai, les accords passés avec les différents constructeurs correspondaient à des investissements totaux de 4 milliards d’euros. Les constructeurs impliqués sont, par ordre croissant d’importance des investissements prévus : VW, GM, Fiat, Ford et l’Alliance Renault-Nissan. On retrouve, de manière assez frappante, les constructeurs les plus engagés au Brésil avec une hiérarchie qui s’inverse, les plus fragiles au Brésil étant ceux qui font le plus d’efforts pour prendre en Russie les positions les plus solides possibles. Il faut dire que, après une reprise très franche dans la seconde moitié de 2010 qui avait porté le marché à + 30,3% par rapport à 2009, le marché russe semble confirmer ses promesses : il s’est situé sur les 3 premiers mois de 2011 à 517 000 VP et VUL soit 77% de mieux que durant les mêmes mois en 2010. lire la suite

Le marché automobile chinois pour les grands constructeurs mondiaux : eldorado ou miroir aux alouettes ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Après une semaine en Chine close par une journée au Salon de Shanghai, on serait volontiers pris de vertige : le rythme de développement effréné est partout perceptible par l’espèce d’énorme chantier permanent qu’est la Chine en 2011 et l’automobile avec ses taux de croissance à deux chiffres ne fait qu’accompagner le mouvement. La jeunesse d’un parc qui continue d’être, en termes de taux d’équipement, très limité nourrit chez les professionnels occidentaux une espèce d’enthousiasme naïf qui naît du contraste que la Chine offre avec ce qu’ils vivent depuis des années : la soif d’automobile paraît inextinguible et les volumes à produire et à vendre sont tels que même celui qui n’espère en capter qu’une fraction mineure y voit une opportunité de changer de dimension et de sortir de la nasse qu’est devenu le business automobile dans les pays développés. La Chine après la crise fait figure d’eldorado. Elle représente le paradis perdu pour l’automobile mondiale et les volumes comme les profits réalisés en 2010 nourrissent la ruée vers la Chine. lire la suite

VW, its performance and precautions when analysing brand-based results

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Weekly column by Bernard Jullien Director of Gerpisa.

This week's publication of Volkswagen Group results attests to the solidity of Europe's leading group and translates the relatively good health of the global automobile sector along with the ability of a highly internationalised group to take advantage of this situation.
It also lends credence to the group’s strategy for 2018, by which time VW intends to produce more than 2 million vehicles, vs.7,278 in 2010. Lastly, it reinforces the sense that it is possible for a company to succeed in the automobile sector even if it maintains deep roots in high-wage countries.

A detailed examination of these results and of some of the analyses that followed calls for a number of remarks, however.
1) Europe remains relatively important for the VW group and it is interesting that out of revenues of €126 billion, Europe accounts for two-thirds of the total with the rest more or less evenly split between North America, South America and Asia-Pacific. Even if sales by Chinese partner firms are not consolidated in VW’s group turnover (which only show profits), this observation indicates that the solidity of its European positions remains one of the group’s key characteristics. lire la suite

VW, ses résultats et les précautions à prendre dans l’analyse des résultats par marques

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La publication cette semaine des résultats du groupe Volkswagen ont confirmé la solidité du premier groupe européen. Ils indiquent l’assez bonne santé de l’automobile mondiale et la capacité d’un groupe très internationalisé à en profiter.
Ils rendent crédible la stratégie 2018 du groupe qui entend à cet horizon produire plus de 10 millions de véhicules (contre 7,278 en 2010). Ils confortent le sentiment qu’il est possible dans l’automobile de réussir en conservant une base solide dans un pays à hauts salaires.

L’examen détaillé des résultats et des commentaires qui en sont faits appellent toutefois plusieurs remarques.

1) L’importance relative de l’Europe pour le groupe VW reste fondamentale et on notera que sur les 126 milliards d’euros de chiffre d’affaires, l’Europe représente les 2/3 alors que le tiers restant se partage en 3 tiers d’importance presqu’équivalente entre l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et Asie-Pacifique. Même si le chiffre d’affaire des coentreprises chinoises n’est pas intégré dans le CA du groupe VW et que l’on n’en retrouve dans les comptes que les profits, ce constat indique que la fermeté des positions du groupe en Europe demeure fondamentale pour lui. lire la suite

Développement durable et industrie automobile: une comparaison France-Allemagne

Villareal, Axel, & Julia Hildermeier (2011).  Développement durable et industrie automobile: une comparaison France-Allemagne. Journéé du Gerpisa n° 187. Pourquoi faire cette comparaison? Couple industriel « moteur » de l’Europe Poids des deux industries en termes d’immatriculations en Europe Le modèle allemand est il le seul modèle à suivre pour être compétitif? Comment comparons nous? Approche historique comparative du traitement de la question dans les deux pays (de 1970 à nos jours) Comparaison des stratégies et rhétoriques des constructeurs dans la même période Comparaison des différentes politiques publiques mises en place récemment pour aller vers les nouvelles motorisations

With Workers´ Participation through the Crisis and beyond? Strategies of German Carmakers to cope with the impact of the financial crisis

Pries, Ludger, & Martin Seeliger (2011).  With Workers´ Participation through the Crisis and beyond? Strategies of German Carmakers to cope with the impact of the financial crisis. Gerpisa colloquium.

As indicated by the huge public attention in the media and underlined by recent scientific publications, between 2008 and 2010 the world financial crisis has undoubtedly been the central impact, shaping the social reality of business models and labour regulation all across the globe. Since the automotive industry does not stand out as an exception in this matter, different ways of ‘steering through the turbulences’ caused by the economic crisis have been established by the various car-manufacturers. 
In our presentation we would like to comparatively highlight the strategies of coping with the economic and social impact of the crisis, pursued by two major German carmakers – Volkswagen and BMW. By differentiating company policies into the four dimensions ‘company structure and profit strategy’ (1), the product structure and (international) market strategy (2), the production system (3), and the labour relations and work policy (4), we would like to give an overview about the initiatives taken by the companies to overcome the economic hardships induced by the crisis. Drawing on the analysis of extensive footage of recent developments in the two companies, a summary of the major trends will serve as the basis for the second goal of the presentation.
We will argue that the basis for this comparatively successful way to overcome the crisis, taken by the German automotive industry, can only be understood by drawing on a complex interplay between institutional factors and a dialogic constellation of labour regulation. Based on an understanding of companies as ‘natural systems’ subjected to permanent negotiation between the status groups involved (in our case these are: unions, management, works councils) this interplay constitutes the praxis of the typical German model of workers´ participation.

Institutions, Technological and Commercial Innovations in the Brazilian Ethanol Industry

Amatucci, Marcos, & Eduardo E. Spers (2011).  Institutions, Technological and Commercial Innovations in the Brazilian Ethanol Industry. Gerpisa colloquium. Institutions, Technological and Commercial Innovations in the Brazilian Ethanol Industry In Brazil one of the most promising sources of renewable energy is ethanol and, more recently, biodiesel. Biofuels could bring not only significant environmental, social and economic advantages, but also contributes to innovation process such as flex fuel engines for cars and motorcycles. This paper investigates the Brazilian sugar cane governance structure and how the institutional environment influences the innovation process in the automotive sector. Institutional demand for sustainable power has pushed the development of more efficient systems and technologies and also a diversification of supply sources, especially of clean and renewable energies. Several countries are seeking to reduce the use of these fuels, either by replacement of the product or by adding other fuels to decrease the polluting. This paper focuses on the Brazilian experience in structure this sustainable strategy and how the innovation was spread to the automotive industry and ethanol chain stimulated by the institutional governance structure. Methodology was based on in-depth interviews with specialists and managers of the sector and in secondary data collected from other researches, associations and public and private organizations. Results show how the innovation process was structured, which agents coordinate the knowledge development and flow, and how information and skills spread throughout the automotive sector. In the one hand, in ethanol production the governance structure was based in a strong relationship between agriculture and industry that solves the problem of coordination and gives the supports for a rapid grow in the scale production. The sugar cane industry uses this economy of scale to invest in agricultural and industry innovations. Some research associations are owned by ethanol organisations; nevertheless government itself still invests in promoting innovation, mainly in the agricultural sector. UNICA, the largest Brazilian (private) association of ethanol organisations, contributes significantly to the governance structure of the industry innovation, supporting also the communication and promotion of the product in other countries. In the other hand, innovation in the automotive sector emerges as a result of a combination of technological innovation in the suppliers sphere with institutional change in the economical and political environment, which pushed the market as a hole to adopt the “flex” technology. With a device installed in the car Brazilian consumers could choose which fuel combination (petrol and ethanol) is more attractive regarding their values perceptions (Amatucci; Spers, 2010). The analysis of the flex fuel engine technology adoption by the Brazilian automakers brings to light a clear process that has a parallel with the California experience. In the technological development phase, suppliers had worked alone without support neither from the industry or the government. In Brazil, the Brazilian sections of Bosch (since 1988) and Magneti Marelli (since the middle 1990s) worked in prototypes of the flex fuel, granting lower costs to the expensive sensor formerly necessary to balance the fuel mixture. With this kind of governance structure the lack of support was so dramatic that the suppliers had to buy their cars in the market in order to develop and test the prototypes. The innovations were presented to the major Brazilian sections of the global automakers, but it wouldn’t evolve to a market solution yet. Apparently the automakers and the consumer market were still resentful of the past experience with pure alcohol engines, which sales relied on governmental tax incentives, but suffered from ethanol supply shortages, caused by the incipient development of the ethanol industry. It was not until in an IPT (Technological Research Institute) from University of Sao Paulo event, where Bosh and Magneti Marelli had the opportunity to expose their technology to the industry and to govern representatives that the situation was changed. With the entrance of IPT in the game the new governance structure of innovation got the govern attention, and the incentives of the pure ethanol engine were granted to the (future) flex fuel engines. Only then the automakers fully adopted the innovation. The process early in California had followed the same path. In the beginning of the 1980s, the American section of Robert Bosch developed a somewhat expensive but effective version of the flex fuel engine which didn’t take off until CARB (California Air Resources Board) manage to getting approval from the USA senate of the Alternative Fuels Act, and then American auto industry adopted the innovation, leading to an expressive number of flex engines sold in the American market even without enough ethanol available for all the cars. These similarities suggest a model of evolution from the technological innovation to market adoption with institutional changes acting as the governance structure of the process. Figure 1 below shows such model: Basic and Independent Technological Developments (prototypes) -> -> Consumers, Public and Private awareness and path dependence of the social benefits of the innovation -> Institutional Changes: Efficiente Governance Structure of Innovations in the ethanol and automotive sectors-> Economies of Scale and Market adoption of the innovation Figure 1 – Institutional changes and governance structure mediating the market adoption of a technological innovation. In conclusion the institutional changes in the case of ethanol fuel in Brazil provides a stable governance structure to mediate the development of all phases of the production chain from sugarcane to the automobile; and economic agents such as UNICA and Brazilian government are striving for international institutional changes in order to extend the production chain to a global one.

Le couple automobile franco-allemand : le grand écart

Jullien, Bernard (2010).  Le couple automobile franco-allemand : le grand écart. Atelier compétitivité.

Les faits

  • Prendre la mesure de la domination allemande sur l’industrie européenne
  • En saisir les différentes dimensions
  • => Les valeurs unitaires plus que les coûts salariaux


L’analyse

Première analyse

  • La résistance du modèle social, le privilège accordé à la relation salariale et la capacité (nécessité ?) de résister aux facilités offertes par l’UE Vs l’éviction, la mise en concurrence des sites et la vaine course derrière VW

 

Seconde analyse

  • Une conception allemande du contrôle … … qui est parfois contestée avec succès … … et qui mériterait de l’être plus fermement.

Derrière les bons résultats des constructeurs européens, l’espoir peu réaliste d’un recentrage sur les émergents

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Dans un  contexte d’atonie persistante de la demande européenne, les constructeurs PSA et VW annoncent des résultats commerciaux insolemment brillants. Ils semblent d’ores et déjà bénéficier en cela de leur présence dans les émergents et, en particulier en Chine. Même Renault, pourtant absent de Chine, a indiqué cette semaine que son premier semestre 2010 serait fort satisfaisant. lire la suite

L’électrique, le marché et le plan

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Invité cette semaine à m’exprimer à Rennes lors d’une journée consacrée au "Plan Véhicule Vert Breton", on me demandait si le basculement vers le tout électrique était un scénario réaliste ou une hypothèse lointaine. Après m’être laborieusement abrité derrière les lourdes incertitudes qui marquent encore le paysage et en ayant largement souligné le rôle déterminant du politique dans l’affaire, il m’apparut que derrière le consensus apparent qui s’est imposé en France puis, progressivement en Europe subsistaient deux grands désaccords :
- le premier concerne le statut futur du VE qui est appelé selon certain à demeurer l’une des multiples solutions techniques auxquelles on recourra dans l’automobile pour couvrir la large gamme des besoins alors que d’autres le voient comme le futur "standard universel" que représenta le véhicule thermique (VT) jusqu’alors ; lire la suite

Mercosur's Place in Carmakers' Internationalisation Strategies

Lung, Yannick (2010).  Mercosur's Place in Carmakers' Internationalisation Strategies. Actes du Gerpisa. 42, 41-54.

The present paper details the way in which automobile multinationals have integrated Mercosur into their internationalisation strategy by focusing on four questions: Which vehicle models are being manufactured and marketed in this region? What is the region’s role in designing automobile products? How are production activities organised here? Do they indicate a Mercosur-driven regional integration schema?

 

Chine : comment le déplacement du centre de gravité de l’automobile mondiale pourrait devenir une réalité ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le Salon de Pékin s’est ouvert en fin de semaine dernière. Dans un contexte d’expansion phénoménale du marché, un mois après le rachat de Volvo par Geely, l’évènement vient rappeler combien les débats français et européens sur les 5 ou 6 millions de véhicules qu’il conviendrait désormais de produire pour rester compétitif sont relatifs si l’on intègre la Chine. Pour les leaders sur ce marché que sont GM et VW, c’est le cap des 2 millions de voitures qui se profile et vient indiquer que, dans la hiérarchie mondiale, d’ores et déjà, une forte présence en Chine est une condition pour pouvoir rester dans le top 5. Pour l’ensemble des constructeurs présents, l’engouement pour l’automobile dans un pays où le nombre de voitures pour 1000 habitants est de l’ordre de 30 là où les européens flirtent avec les 600 et les américains avec les 800 est une bouffée d’oxygène. Avec une croissance du marché de 45% en 2009 et de 72% sur le premier trimestre, il semble presque difficile de ne pas réussir et chaque constructeur présent peut exhiber une progression enviable. lire la suite

Daimler, Renault, Nissan : au-delà des spéculations, des tendances lourdes

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le mois d’avril va être marqué par l’annonce désormais probable de prises de participation croisées entre Daimler et Renault, la place de Nissan dans le dispositif capitalistique restant à ce jour plus incertaine. Comme le rapporte Le Monde, Ghosn qui cherche depuis des mois un troisième partenaire à l’Alliance est on ne peut plus clair sur ce qui est en cause lorsqu’il affirme à Genève : "Tout le monde veut faire tous les projets, on est bien obligé de choisir des technologies et des plateformes communes. Cela permet de diviser les investissements par deux et c'est plus facile de négocier le prix des pièces, si les volumes sont deux à trois fois supérieurs." Dans la mesure où ceci signifie clairement que l’on suspend la concurrence avec un rival sur une part significative du business, donner un signe aux équipes qu’une part des gains qu’en retirera l’un concernera également l’autre a un sens et milite pour des participations croisées. lire la suite

Le revirement de VW sur l’électrique change la donne

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les annonces de Heuliez et de Bolloré à Genève cette semaine rapportées par Autoactu ont suscité les sarcasmes : perpétuellement repoussé, le lancement de la Blue Car laisse les observateurs sceptiques ; quant à Heuliez, la politisation du dossier et le décalage entre les aides reçues et demandées et le rapport prix/prestations du produit ne font rien pour crédibiliser l’alternative électrique. lire la suite

Differences between innovative automakers' strategies in Brazil

Amatucci, Marcos, & Fabio Luiz Mariotto (2010).  Differences between innovative automakers' strategies in Brazil. Gerpisa colloquium.

This study analyses the change in the strategies of Brazilian subsidiaries of automotive MNCs, specifically the ones that had developed products in Brazil. The main goal is to identify the reasons why subsidiaries of the same sector in the same country, earn different roles inside their corporations after developing engineering capabilities for innovation, offering a causality hypothesis. The analytical framework involves the discussion about subsidiary development, productive models, and the internationalization degree of each company.

The study was carried out in five Brazilian subsidiaries: Renault, General Motors, Volkswagen, Fiat and Ford, between 2007 and 2009. Results suggest that these subsidiaries occupy a continuum of corporate roles that vary from Global Centre of Excellence (CoE) to Local Implementer, with intermediate categories such as Unit of Excellence (UoE), World Product Mandate (WPM) and Headquarters’ Partner in Global Projects. The construction of an explanatory hypothesis resulted in a model the internationalization process for the auto industry. The ten stages of this evolutionary model proposed, with the productive context of each stage, product characteristics and motivation for reaching the stage, are shown below. The dates refer to the period when the phase was the industry cutting edge.

  • I – CBU Export (1890-1910). Vehicles are exported completely assembled. Product standardized, and the motivation is market reach.
  • II – SKD assembly shop (1900-1920). Vehicles are exported semi knocked down and locally assembled in a shop floor, using low-qualified workforce. There is no local supplier industry. Product standardized. The motivation is overcoming market imperfections (tariff and non-tariff barriers).
  • III – CKD assembly shop (1900-1920). Vehicles are exported completely knocked down with 100% of imported parts, and locally assembled in a shop floor, using workforce with some basic technical skills. There is no local supplier industry. Product standardized. The motivation is overcoming market imperfections (tariff and non-tariff barriers).
  • IV – CKD assembly shop with growing local supply (1920-1950). Assembly parts are gradually being “nationalized” (localized), until very close to 100%. There is the development of the suppliers and of the workforce. Product is basically standardized, with minor adaptations due to the substitution of the imported parts. The motivation is matching host government demands and lowering the production costs.
  • V – Autonomous manufacture of standardized vehicles designed by headquarters (1950-1980). Manufacture autonomy (which means freedom to perform minor necessary adaptations in the original project) for vehicles centrally designed. MNCs practice international product life-cycle management. Subsidiary exports. Product is less standardized by mandatory adaptations to match local demands: terrain, legislation, and limitations of suppliers, machinery, and raw materials. The motivation is lowering the costs of non-innovative models facing price competition.
  • VI – Autonomous manufacture of “localized” vehicles originally designed by headquarters (1980-1990). Global models show low competitiveness. Emerging markets gain progressive importance in the MNCs sales. Product is adapted to local markets. The motivation is the enhancing importance of emerging markets and the superior commercial performance of “localized” vehicles.
  • VII – Manufacture of “localized” vehicles with enhancing participation of the subsidiary in the product development (1990-2000). Traditional centres of design and product development cannot perform all the international projects centrally due to pipeline pression. Some subsidiaries with engineering capability seize the initiative to design derivatives and complete models. The product is adapted to local markets and few international regions with similar markets. The motivation is the impossibility of performing international adaptations centrally.
  • VIII – UoE (1990-2000). Some unities develop excellence in the product and process development to local performance. Product as in phase VI. The motivation is the subsidiary competence development.
  • IX – WPM (1990-2000). Some UoE gain global mandates for product development and other functions. The product follows local expertise characteristics. The motivation is international rationalization, scale and competitiveness seeking.
  • X – CoE (2000-nowadays). Some subsidiaries with innovation initiatives and influence over other subsidiaries earn the status of CoE. Product follows local expertise characteristics and gains “Preparation” (generalization in parts characteristics) to receive adaptations to be manufactured and marketed in other countries. The motivation is the strategy of the subsidiaries, the profitability of the decentralized initiatives and the influence of the subsidiary towards its sisters. The brief description of each of the five cases is followed by the classification of the subsidiaries in the internationalization model, explaining their roles in the respective corporations.
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