Avtovaz

Renault se donne-t-il l’ambition de dessiner le futur de l’automobile ?

Innovant, résilient, ou gestionnaire?

En présentant son plan stratégique et sa volonté de faire passer à Renault d’ici 2022 le cap des 5 millions de véhicules et des 70 milliards de chiffre d’affaires, Carlos Ghosn a insisté sur le fait qu’il s’agissait là d’hypothèses "conservatrices" c’est à dire en deçà de ce que pourraient être de folles ambitions. On aurait tendance à lui donner raison : le nouveau plan s’appelle Drive the Future alors que le précédent s’appelait Drive the Change et indique ainsi qu’il il y a plus de continuité que de rupture dans l’affaire. Il se présente à la fois comme une déclinaison à Renault de ce qui a déjà été annoncé pour l’Alliance et – surtout – comme une volonté d’engranger sur les 5 ans à venir les fruits des efforts faits dans les années précédentes. Sur l’électrique comme en Russie et dans les émergents en général, l’idée est de capitaliser sur ce qui a déjà été fait et de rechercher la profitabilité plutôt que d’être à l’initiative. Au fond, on prolonge les courbes et on intègre des contextes plus porteurs dans toute une série de pays où Renault a du faire le gros dos comme le Brésil, la Russie où l’Iran et, sans gagner d’importantes parts de marché, en consolidant AvtoVaz, à condition de ne pas trop se tromper dans une politique produit qui s’organisera autour de plateformes existantes et communes – celle de la Kwid en particulier -, on arrive sans trop de peine aux 5 millions.
 
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Pourquoi la prise de contrôle d’Avto-Vaz est une bonne nouvelle

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Un peu obéré par la présidentielle, l’événement de la semaine dans l’automobile aura été l’accord enfin signé pour dessiner avec précision la voie qui va amener Renault-Nissan à contrôler enfin vraiment AvtoVaz d’ici 2014. En réinvestissant 300 millions de dollars et en laissant Nissan - pour l’instant absent du capital - y mettre 450 millions de dollars, l’Alliance - à travers une coentreprise qu’elle contrôlera à 67,13% et qui détiendra 74,5% d’Avtovaz – aura 50,01% des titres. Selon le The Moscow Times, elle détiendra aussi trois quart des sièges au board et Ghosn s’est plu à souligner que les managers russes prendraient de plus en plus de place au sein de la direction multiculturelle de l’Alliance. lire la suite

Renault : constructeur diplomate ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Lors de la présentation des résultats du premier semestre 2010, fin juillet, Patrick Pélata avait déjà affirmé, concernant l’international : "la Russie est notre premier enjeu". Au salon de Moscou cette semaine, Christian Estève, VP dirigeant la zone Eurasie, confirmait en commentant le retour à la croissance du marché russe qui pourrait finalement atteindre 1,8 million cette année. On est encore loin des 3 millions atteints en 2008 mais le mouvement de croissance a été effectivement réenclenché par la prime à la casse dont le premier volet, démarré en mars, a concerné 200 000 véhicules. Epuisé il est prolongé actuellement par un second volet. lire la suite

"Avtovaz reload" ? Un aperçu du partenaire stratégique de Renault en Russie

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Renault en Russie : un marché stratégique
 
Parmi les BRIC, la Russie occupe une place particulièrement importante pour Renault, surtout en perspective. Cela ne date pas de hier. L’achat de l’usine d’Avtoframos à Moscou remonte déjà à plus de dix ans (1998). Mais depuis le début des année 2000 et le lancement du projet Logan, l’engagement de Renault en Russie n’a fait qu’augmenter à un rythme très soutenu.
En 2003 Renault a investi 230 millions d’euros supplémentaires dans Aftoframos pour lancer la production de la Logan avec une capacité de 80 000 véhicules par an. La production de CKD de la Logan a démarrée en 2005, suivie depuis peu par la Sandero. En février 2008, le constructeur français a pris 25% du capital d’Avtovaz pour un montant d’environ 1 milliard de dollars. Il a récemment annoncé un investissement supplémentaire de 230 millions d’euros dans l’usine de Togliatti, et de 150 millions d’euros dans l’usine d’Aftoframos, afin de doubler sa capacité de production.
Les efforts de Renault semblent payer puisque sa part du marché russe est passé de 1,3% en 2003 à 5% en 2009. Le constructeur français prévoit de monter à 5,5% en 2010 fort des ventes de la « Logan ph2 » qui a été le modèle le plus vendu sur le marché russe en 2009 (53 869 unités devant la Ford Focus à 52 108). Des prévisions qui semblent se confirmer : en avril 2010 les ventes de la Logan ph2 ont augmenté de 30% par rapport à la même période en 2009, et le modèle reste avec 18 793 unités sur le premier trimestre 2010 le plus vendu en Russie.
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