TMMF

Beyond labour cost: political and strategic factors in the investment strategy of Toyota in Europe (1989-2004)

Pardi, Tommaso (2006).  Beyond labour cost: political and strategic factors in the investment strategy of Toyota in Europe (1989-2004). (Pries L., BosowksiC., Ed.).Europäische Automobilindustrie ai Scheideweg. 47-60.Why in the first place did Toyota decide to manufacture their cars in Europe, after all, their market share back in 1989 was only of 2.2% across the European continent? Why did they establish their plants in countries like UK and France, which figure among the so-called high cost countries? And why today do they keep investing and expanding their facilities and the number of their employees in these countries while most of the European manufacturers are either scaling down their investments in their home countries or shifting their attention to East Europe or China? Even if answering these questions implies to a certain degree making a short historical analysis of the European adventure of Toyota, my focus here will be mainly on the strategic approach in terms of investment policy implemented by Toyota to face the challenge of the European markets, and on the different factors, more or less contingent and structural, which have affected so far this strategy. From a more general theoretical standpoint, I will try also to argue that, despite the fact that labour cost plays of course an important role in shaping investment decisions for manufacturing companies, this is not at all the only factor, and the investment policy of Toyota in Europe is a good example of the other multiple decisive dimensions which surround investment strategies. Policy obligations, institutional strategies and social compromises, currency risks and financial stability, value chain and logistic constraints, workforce skills value and structural externalities, the list could be longer, and each of these elements has a specific weight within the architecture of each sector and within the position and strategy of each company. Therefore, our general theoretical expectation here is that we will see a variety of approaches to delocalisation and investment policy, as we have seen before for previous major strategic issues, like the need to converge to the lean production standards, the imperative of globalisation, or the pressure for mergers and alliances, and this will depend on the very particular features of the automobile sector, on the trajectories and institutional environments of each company and on their market positions and profit strategies. This paper does not have however any major theoretical ambitions, and its aim is simply to give some understanding of the investment policy of Toyota in Europe, with a particular focus on their British and French plants

Entre déréglementation et contrôle de marché : la distribution automobile en Europe

Pardi, Tommaso (2006).  Entre déréglementation et contrôle de marché : la distribution automobile en Europe. Second congrès de l’Association Française de Sociologie. La déréglementation progressive de la vente et des services automobiles menée avec détermination par la commission européenne depuis 1985 a conduit les chercheurs mais aussi les institutionnels à s’intéresser de plus en plus à ce côté négligé de la filière automobile, pourtant décisif dans le contrôle des parts de marché et pour la rentabilité finale des firmes du secteur. Sous la double contrainte de ce changement institutionnel à l’échelle européenne mais aussi d’une évolution importante des dynamiques du marché (notamment avec la montée régulière de la part des services dans la composition des profits), les constructeurs automobiles seraient a priori obligés à évoluer vers des organisations orientées client, les seules qui pourraient garantir leur survie face à la déstabilisation de leur marché et l’émergence d’une nouvelle concurrence incarnée par des acteurs spécialisés dans la vente et dans les services d’après-vente. A partir de l’analyse du système de distribution Toyota en Europe entre 1993 (ouverture du marché unique) et 2005 je me propose de démontrer que cette transition contrainte vers la concurrence du marché automobile européen se révèle à un regard plus attentif beaucoup plus complexe et contradictoire que les données de départ ne le laisseraient penser. Loin d’avoir abdiqué au contrôle direct de leurs réseaux de vente, les constructeurs automobiles semblent au contraire être en train de le reproduire sous des nouvelles formes.

Travailler chez Toyota : de l’emploi à vie à la course à la survie

Pardi, Tommaso (2009).  Travailler chez Toyota : de l’emploi à vie à la course à la survie. La Revue de l'IRES. 3(62), 39-70.

Nous chercherons tout d’abord à analyser comment le système de relations salariales propre à la lean production s’est structuré et généralisé au Japon. Cela nous permettra de comprendre pourquoi la direction de Toyota a longtemps hésité avant d’établir des sites de production aux Etats-Unis et en Europe. Le constructeur japonais craignait en effet de ne pas pouvoir y reproduire son système de gestion de l’emploi ni son organisation du travail, ces éléments étant tous deux indispensables à la mise en œuvre de son système de production (Lung, Bélis-Bergouignan, 1994). Nous verrons par ailleurs que la gestion des ressources humaines réussit à se plier aux exigences du fl ux tendu de la production grâce à la mise en concurrence de sa main-d’œuvre jeune et la mise à l’écart de sa main-d’œuvre âgée, malade ou moins performante. Cela nous permettra de montrer à quel point l’emploi à vie et le salaire à l’ancienneté, systématiquement associés à ce système de gestion des ressources humaines, ne concernent en fait qu’une minorité de salariés, la majorité étant contrainte d’accepter des emplois beaucoup moins bien payés chez des sous-traitants de troisième et de quatrième rangs. Nous verrons en outre que l’organisation du travail s’appuie, elle aussi, sur une mise en concurrence continuelle des salariés afi n d’obtenir leur forte participation à la réduction des coûts, ce qui, en retour, alimente le processus
de sélection de la main-d’œuvre. L’analyse développée ici accordera une attention particulière aux conditions institutionnelles et économiques qui ont permis à ce système de relations salariales d’être socialement et industriellement viable au Japon, en soulignant trois phénomènes majeurs : le syndicalisme d’entreprise, l’organisation en keiretsu de la sous-traitance et une croissance régulière et soutenue de la production.
Après avoir analysé le SPT au Japon, nous nous intéresserons au cas de la fi liale Toyota en France. Nous montrerons que les nombreux problèmes rencontrés par le management et les syndicats de TMMF résultent directement des diffi cultés liées à la mise en cohérence du système de relations salariales propre à Toyota dans le contexte français. Par extension, il devient légitime de se demander s’il est vraiment opportun sur le plan politique d’imposer en France un tel système d’organisation du travail et de gestion de la main-d’œuvre, en tant que norme appliquée à toute la production
industrielle.

Le systèmes de production au plus juste (Lean Production), santé et vieillissement

Pardi, Tommaso (2009).  Le systèmes de production au plus juste (Lean Production), santé et vieillissement. AGEFIT II – AGE ET TRAVAIL Séminaire européen “Secteur Métallurgie”.

 

Aujourd’hui le régime de production lean (au plus juste) est la norme du secteur :
Flux tendu de production
Just-in-Time
Teamwork et participation des salariés aux activités de réduction des coûts
Les enjeux de sécurité, santé au travail et vieillissement y sont centraux
La notion de lean production est un concept managérial construit pour introduire le Système de Production Toyota en Occident
Objectif de la présentation : déconstruire la représentation convenue des implications de ce modèle d’organisation de la production et du travail pour la santé, la sécurité et la carrière des salariés

 

Lean Production, Santé et Vieillissement

Date: 
12/11/2009
Emission / Séminaire / Colloque: 

Projet AGEFIT II AGE ET TRAVAIL : "Quelles pistes d’actions pour les représentants des salariés face au rallongement de la vie active ?" - Séminaire européen «Secteur de la Métallurgie»

L'origine de cette présentation est double :

1) Il y a eu d'abord une journée organisée par AutoUni (Volkswagen) il y a environ trois ans sur la question du viellissement de la main-d'œuvre ouvrière dans l'industrie automobile. On m'a alors demandé si je pouvais dire quelque chose sur comment la question était gerée chez Toyota, notamment au Japon, mais aussi en Europe. C'est là que j'ai commencé à comprendre que l'emploi à vie chez les constructeurs japonais ne pouvait pas s'appliquer à l'ensemble de la main-d'œuvre, et notamment, à la main-d'œuvre ouvrière. Cela ressortait de façon évidente de l'évolution à la fois de la masse salariale et de l'âge moyen des salariés. Mais je ne disposais pas encore à l'époque des éléments necessaires pour comprendre comment Toyota et les autres constructeurs japonais geraient finalement la question du vieillissement de leur main-d'œuvre ouvrière. lire la suite

Grève à l'usine Toyota de Onnaing, mais c'est loin d'être une surprise

La grève éclatée ce matin à l'usine Toyota de Onnaing (Valenciennes) pourrait surprendre. D'abord, parce qu'il s'agit d'une grève axée sur des revendications salariales, alors que dans le contexte de crise actuel les enjeux du dialogue sociale dans l'automobile portent plutôt sur le mantien de l'emploi et la protéction de sites contre les risques de fermeture. Ensuite, parce qu'il s'agit d'un site qui est genéralement presenté comme une formidable réussite, à la fois au niveau de son dialogue sociale, et en termes de pérformances industrielles et économiques. On rappelera juste sur ce point que TMMF (Toyota Motor Manufacturing France) a dégagé sur les quatre dernières années environ 275 millions d'euros de bénéfices, ce qui représente pour une filiale de production un résultat tout à fait considérable. lire la suite

Redefining the Toyota Production System: the European side of the story

Pardi, Tommaso (2007).  Redefining the Toyota Production System: the European side of the story. New Technology Work and Employment. 22, 2-20.

Trapped into the sterile opposition between the empowerment and the management by stress approaches, the debate on the Toyota Production System has failed to provide a clear understanding of the social and organisational conditions that make this system viable. By focusing on the work organisation, the market configuration and the industrial infrastructure of the European transplants of Toyota, this paper proposes an alternative approach centred on the notions of ‘contextualisation’ and ‘human agency.’

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