PSA

Le Commerce extérieur automobile de la France : les faits

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Lors de ses vœux aux forces économiques, Nicolas Sarkozy s’est adossé à l’exemple automobile et, assurant qu’il ne serait pas l’homme d’un nouveau Vilvoorde, a souligné qu’il était anormal que les véhicules vendus en France par les français n’y soient pas fabriqués : "La France est devenue importatrice nette d'automobiles alors que nous avons PSA et Renault", a-t-il souligné. Nous nous saisissons de cette opportunité pour proposer une analyse de la question en deux volets dont le premier, ce lundi, se contentera de tenter de répondre à la question : que disent les chiffres ? Ces chiffres donnent raison au Président même si, en volume au moins, une certaine amélioration semble s’être dessinée en 2011.

En effet, si l’on raisonne en volume et sur les VP, on aboutit au tableau suivant sur les 21 derniers mois.

En 2010, on avait immatriculé en France, 2 252 milliers de VP, PSA et Renault en avaient fabriqué 1 666 milliers en France pour une production totale de VP (Smart et Yaris incluses) de 1 924 milliers de voitures. Le déficit apparent était donc de 328 000 VP (14,6% des immatriculations). lire la suite

Les réalités contrastées de la coopération interentreprises : une comparaison France-Japon

Heim, Stéphane (2011).  Les réalités contrastées de la coopération interentreprises : une comparaison France-Japon. Journées du Gerpisa. Présentation Le contexte : le modèle de production japonais, où en sommes-nous ? Brève présentation de l’enquête La coordination des ensembles sociotechniques La construction des marchés d’organisations Quelques conclusions

Immatriculations espagnoles et automobile française : l’Europe va-t-elle laisser passer la deuxième lame de la crise ou se résigner à découvrir les qualités du défaut ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La parution cette semaine des immatriculations en octobre dans les différents pays européens et les perspectives sombres qu’elles ouvrent confortent chez beaucoup d’analystes et d’acteurs le sentiment que l’on avait un peu vite parlé de sortie de crise en 2010 et 2011. En Europe, les marchés qui avaient été soutenus avec succès se tiennent les moins mal : c’est le cas de la France et de l’Allemagne.
A l’inverse, l’Italie, le Royaume-Uni et, surtout, l’Espagne c’est à dire les trois grands autres marchés qui avaient le plus souffert en 2008-2009 n’ont nourri des espoirs de rétablissement que quelques mois et ce sont eux qui, à nouveau, nourrissent les craintes de voir des sites menacés ou restructurés. Parmi eux, l’Espagne incarne, en cette fin 2011, l’impasse dans laquelle on se trouve. lire la suite

La Russie : laboratoire des ambitions françaises dans les émergents

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les dix jours écoulés ont été dominés en France par les annonces très contrastées des deux constructeurs nationaux qui ont semblé à certains égards vivre dans deux mondes différents. Plus que leurs ventes en Europe et en France qui, chez PSA comme chez Renault baissent au troisième trimestre (de 11% et 4% respectivement), ce sont leurs capacités à profiter de la croissance des émergents, et, à terme, à y tenir des positions fortes qui sont en cause. Dans le même temps, l’accent était mis sur la Russie : AvtoVaz annonçait un doublement de ses profits au premier semestre et l’entrée de la Russie dans l’OMC- que retardaient en particulier les exigences fixées par l’Etat russe en matière automobile – semble se dessiner pour décembre. lire la suite

Pourquoi l’Europe de l’automobile n’existe pas

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La semaine a été marquée à la fois par le maintien de la protection des Dessins et Modèles pour les pièces visibles et par les protestations suscitées par les propositions du commissaire à la fiscalité, Algirdas Serneta, avancées en avril concernant l’évolution de la taxation du gazole. Dans les deux cas, on a affaire à des propositions longuement étudiées et argumentées techniquement par la Commission puis approuvées par le parlement européen. Dans les deux cas, une fois ce processus arrivé à son terme, la mesure n’est susceptible de devenir effective que si elle est reprise par les parlements nationaux – ce que certains députés ont tenté d’obtenir en vain sur les dessins et modèle – ou approuvée par le conseil à l’unanimité dans le cas d’une disposition fiscale commune puisque la fiscalité reste du ressort des Etats. Dans les deux cas, dans un pays automobile comme la France, le traitement du dossier par Bruxelles pèse peu et la réintégration de préoccupations laissées hors du champ de l’examen technique des DG de la Commission conduit à rendre des arbitrages politiques contraires aux préconisations de Bruxelles. lire la suite

Industrie automobile. La croisée des chemins

Jullien, Bernard, & Yannick Lung (2011).  Industrie automobile. La croisée des chemins. Etudes. L’industrie automobile a profondément structuré nos sociétés au XXe siècle : ses procédés de fabrication, ainsi que ses rapports sociaux, se sont étendus à l’ensemble de l’industrie, cependant que la généralisation de la possession de voitures individuelles structurait autour d’elle les espaces urbains. Cette prédominance a été contestée dans les années 1970, avec la critique de la société de consommation et la mise au jour des problèmes de sécurité et de pollution engendrés par la circulation. Plus tard, l’explosion de la demande, puis de la production, dans les pays émergents va poser de façon plus aiguë les questions de la limitation des ressources fossiles et des conséquences climatiques du tout-voiture. La crise de 2008 a accentué la prise de conscience de la nécessité de réviser au niveau mondial les procédés de fabrication et les usages de l’automobile. Confrontée à de nouveaux défis, l’industrie (notamment française – Renault et PSA) a commencé à explorer des pistes : production dans les pays émergents de véhicules très bon marché également vendables dans les pays développés, délocalisation des activités de conception, perspectives prometteuses de la voiture électrique dès lors que s’ouvrent de vastes marchés... L’industrie automobile semble être au seuil d’une révolution.
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Les économies développées face aux pays émergents: L’Union Européenne mise à l’épreuve de la politique industrielle chinoise

Basbous, Bernard (2011).  Les économies développées face aux pays émergents: L’Union Européenne mise à l’épreuve de la politique industrielle chinoise. Sciences politiques. Sciences politiques, études européennes, 64.L'industrie automobile occupe une place particulièrement intéressante au sein de l'Union Européenne et en Chine. Elle a constitué un des piliers de la capacité industrielle de nombreux États européens au 20e siècle et se trouvait au cœur des mouvements qui ont amené sa particularité au « modèle social européen ». Face à ce relatif aboutissement de l'industrie européenne, apparait aujourd'hui une Chine qui est à un moment différent du développement industriel. Non contente de produire des biens manufacturés à faible valeur ajoutée, la Chine vise ce qui a fait le cœur de la puissance industrielle occidentale : les produits à haute composante technologique, comme l'automobile aujourd'hui et l'aéronautique demain. En raison de l'importance de l'industrie automobile pour l'Europe, l'Union européenne (UE) trouve des intérêts à défendre ses constructeurs à l'intérieur et à l'extérieur de l'espace communautaire. Le Droit étant au cœur du processus d’intégration européenne et l’UE étant envisagée par de nombreux auteurs comme une « puissance normative », le moyen étudié dans ce travail pour défendre les intérêts européens à l'étranger est la Norme. Autrement dit, l’Union Européenne parvient-elle, en Chine, à défendre les intérêts des constructeurs automobiles originaires de ses États-membres par le recours à la norme ? L'objet de ce travail est de tenter d'apporter des éléments de réponse à cette question.

Comment ne pas désespérer Aulnay

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Jeudi matin, alors que je présidais une session du Colloque International du Gerpisa, mon téléphone a vibré à plusieurs reprises de sollicitations de la presse me demandant de commenter le document d’août 2010 exhumé par la CGT de PSA. La session concernait la demande automobile et un collègue thaïlandais présentait de manière convaincante comment le choix gouvernemental de privilégier fiscalement les véhicules de type light trucks a structuré une demande intérieure pour ces produits qui a permis de faire de la Thaïlande un centre régional de production et de conception de ces véhicules pour les constructeurs japonais. Il montrait également que la croissance des revenus est à l’origine d’une croissance de la demande automobile thaïlandaise qui absorbe la moitié de la production locale et donne à l’industrie la stabilité qu’elle n’aurait pas si l’orientation exportatrice était écrasante. lire la suite

Video: Plenary sessions - 8th of June 2011 - Is the Second Automobile Revolution on the Way

Date: 
08/06/2011
François Gayral, Direction Marketing  & Communication Monde, Renault
Pascal Feillard, Direction Stratégie Produits Marchés, PSA
Jean-Paul Bailly, Président du CECRA
Olivier Melis, Président de Mobivia
Philippe Payen, Directeur de la Stratégie, de la Recherche et du Développement Durable de Veolia

Emission / Séminaire / Colloque: 

19th Gerpisa International Colloquium

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Plenary session I. Between greening and BRICs: trade offs and synergies

Bernard Jullien, Ecole Normale Supérieure de Cachan

Michel Freyssenet, CNRS

François Gayral, Direction Marketing  & Communication Monde, Renault
Pascal Feillard, Direction Stratégie Produits Marchés, PSA

Plenary session II. Reconfiguration of the value chains: old and new actors in the automobile system

 


Bernard Jullien, Ecole Normale Supérieure de Cachan 

Jean-Paul Bailly, President of CECRA
Philippe Payen, Director of Strategy, Research and Sustainable Development

Olivier Melis, General Director of Mobivia

 

Organised with the support of the Ministry of Research

 

Vidéo: Sessions Plénières - 8 juin 2011 - La Seconde Révolution Automobile est-elle en cours ?

Date: 
08/06/2011
François Gayral, Direction Marketing  & Communication Monde, Renault
Pascal Feillard, Direction Stratégie Produits Marchés, PSA
Jean-Paul Bailly, Président du CECRA
Olivier Melis, Président de Mobivia
Philippe Payen, Directeur de la Stratégie, de la Recherche et du Développement Durable de Veolia

Emission / Séminaire / Colloque: 

19ème Colloque International du Gerpisa

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Session plénière I. Réduire les émissions et être présents dans les marchés émergents : quelles politiques produits et quels arbitrages 


Bernard Jullien, Ecole Normale Supérieure de Cachan

Michel Freyssenet, CNRS

François Gayral, Direction Marketing  & Communication Monde, Renault
Pascal Feillard, Direction Stratégie Produits Marchés, PSA

Session plénière II. Restructuration des chaines de valeur : anciens et nouveaux acteurs dans le système automobile 


Bernard Jullien, Ecole Normale Supérieure de Cachan 

Jean-Paul Bailly, Président du CECRA

Olivier Melis, Président de Mobivia
Philippe Payen, Directeur de la Stratégie, de la Recherche et du Développement Durable de Veolia


 

Réalisé avec l'aide du ministère chargé de la recherche

Automotive mobility in the world. What alternatives ?

Feillard, Pascal (2011).  Automotive mobility in the world. What alternatives ?. Pascal Feillard Head of Marketing Intelligence & Foresight Secretary General of IVM Mobility :  Ability of individuals to set up a physical link between their activities (i.e. social/economic/cultural) and their housing and to manage the changes of state and location Some data 70-75% of European Mobility is done with automobile 60% of European Mobility is urban or peri-urban In 2009, 50% of the world population lives in urban areas, 80% in the developed countries In 2020, 60% of the world population will live in urban areas, 80% in the developing countries Of the 20 largest urban areas, only 3 will be in developed countries (Tokyo, New York et Los Angeles) What automobile for what cities in 2015/2020 ?

L’industrie automobile mondiale tétanisée par la crise est-elle chloroformée par la reprise ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Invité mardi dernier à un petit déjeuner qui réunissait une dizaine de dirigeants de l’amont de la filière, j’ai été frappé par cette expression utilisée par un responsable d’organisation professionnelle : la filière serait "chloroformée" par sa relative bonne santé. Et effectivement, au fil de la semaine, entre publication des résultats annuels des japonais, des chiffres de production et de ventes au premier trimestre et des résultats trimestriels des uns et des autres, il n’est question que de records, de remboursements anticipés, de versements de dividendes et de plans d’embauches. Fukushima met un bémol et marque déjà les chiffres des productions et immatriculations au Japon mais, aux Etats-Unis comme en Europe, certains y voient une aubaine pour récupérer les volumes que les constructeurs japonais ou les constructeurs (nombreux) dont les productions sont impactées par la catastrophe ne pourront pas livrer. lire la suite

Le marché automobile chinois pour les grands constructeurs mondiaux : eldorado ou miroir aux alouettes ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Après une semaine en Chine close par une journée au Salon de Shanghai, on serait volontiers pris de vertige : le rythme de développement effréné est partout perceptible par l’espèce d’énorme chantier permanent qu’est la Chine en 2011 et l’automobile avec ses taux de croissance à deux chiffres ne fait qu’accompagner le mouvement. La jeunesse d’un parc qui continue d’être, en termes de taux d’équipement, très limité nourrit chez les professionnels occidentaux une espèce d’enthousiasme naïf qui naît du contraste que la Chine offre avec ce qu’ils vivent depuis des années : la soif d’automobile paraît inextinguible et les volumes à produire et à vendre sont tels que même celui qui n’espère en capter qu’une fraction mineure y voit une opportunité de changer de dimension et de sortir de la nasse qu’est devenu le business automobile dans les pays développés. La Chine après la crise fait figure d’eldorado. Elle représente le paradis perdu pour l’automobile mondiale et les volumes comme les profits réalisés en 2010 nourrissent la ruée vers la Chine. lire la suite

Développement durable et industrie automobile: une comparaison France-Allemagne

Villareal, Axel, & Julia Hildermeier (2011).  Développement durable et industrie automobile: une comparaison France-Allemagne. Journéé du Gerpisa n° 187. Pourquoi faire cette comparaison? Couple industriel « moteur » de l’Europe Poids des deux industries en termes d’immatriculations en Europe Le modèle allemand est il le seul modèle à suivre pour être compétitif? Comment comparons nous? Approche historique comparative du traitement de la question dans les deux pays (de 1970 à nos jours) Comparaison des stratégies et rhétoriques des constructeurs dans la même période Comparaison des différentes politiques publiques mises en place récemment pour aller vers les nouvelles motorisations

PSA, Renault : derrière une convergence de façade, des stratégies contrastées

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Comme l’an passé lorsqu’ils annonçaient leurs pertes 2009, PSA et Renault ont paru cette semaine être dans des situations assez comparables et converger progressivement sur un bon nombre de dossiers.

Si l’on ne tient pas compte du gain réalisé par Renault sur la vente des actions Volvo, les bénéfices correspondent à des montants proches. Les deux groupes en profitent pour se hâter de terminer de rembourser la dette de 3 milliards d’euros qu’ils avaient contracté auprès de l’Etat français au plus fort de la crise. Ils sont d’accord pour considérer que leurs ventes en Europe pourraient stagner cette année mais que la part du Reste du Monde est appelé à continuer de croître pour atteindre 50% de leurs chiffres d’affaire autour de 2013 pour Renault et en 2015 pour PSA. Mise à part la Chine, que Renault laisse à Nissan, les autres BRIC sont la priorité pour l’un et l’autre … lire la suite

Varin n’est pas Marchionne et ouvre la voie d’un débat démocratique sur la désindustrialisation

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

P. Varin a publié vendredi dans les Echos en page "Idées" un texte intitulé "Un pacte pour sauver notre industrie". Le titre choisi par le quotidien en Une pour appeler le lecteur à lire ce point de vue était "Coût du travail en France : le cri d’alarme du patron de PSA" ne nous paraît pas refléter très fidèlement le contenu du texte. En effet, s’il s’adosse implicitement à l’étude Rexecode dont nous parlions la semaine passée et impute une part importante de la désindustrialisation de la France au fait que l’avantage qu’avait encore la France sur l’Allemagne en termes de coûts salariaux s’est émoussé dans la décennie passée, il ne s’en tient pas là. Il précise le diagnostic et, comme le rapport Rexecode, souligne le poids relatif des cotisations sociales (47% du salaire net en Allemagne contre 83% en France) qui génère, dans l’industrie, à coûts salariaux totaux égaux, des salaires nets 20% moins élevés en France qu’en Allemagne. lire la suite

Le groupe PSA peut-il se développer au 21ème siècle comme un demi-Volkswagen ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les résultats commerciaux annoncés par PSA cette semaine confirment la bonne santé du groupe en Europe et hors d’Europe. En Europe sa part de marché grimpe à 14,2% sur un marché en baisse et retrouve ainsi une part de marché qu’il n’avait plus atteint depuis 2003-2004. Ailleurs dans le monde, PSA profite des croissances des marchés chinois, russes et brésiliens et le groupe qui se caractérisait jusqu’ici par une dépendance à l’Europe très forte rééquilibre enfin son activité : les ventes hors d’Europe de PSA n’étaient encore que de 18,8% en 2001 ; elles représentent 39% en 2010 et PSA entend qu’elles atteignent 50% en 2015. Comme se plait à le souligner J.-M. Gales en forme de critique en creux du groupe français concurrent dont la progression doit beaucoup à sa gamme Entry, ces résultats enviables sur le plan des volumes s’accompagnent d’un montée en gamme que symbolisent les ventes des 3008 et 5008, la réussite de la DS3 (65 000 ventes) ou les 17 000 RCZ commandées. Ils s’accompagnent aussi d’une progression des parts de marché du groupe en B to B qui elle aussi devrait permettre de dégager des résultats financiers au moins aussi bons que les résultats commerciaux. lire la suite

2011 : une année à risque pour l’automobile française

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

L’année 2011 apparaît dans l’automobile comme en politique comme étant un peu en suspens.

Les constructeurs et les importateurs vont devoir jouer "sans filets" sur un marché français qui, en raison des primes à la casse, a anticipé en 2009 et 2010 une partie des achats de renouvellement qui seraient normalement intervenus cette année. Bercy s’inquiète déjà des conséquences qu’un reflux de la production en France aurait pour les équipementiers et sous-traitants. PSA et Renault insistent en mobilisant la comparaison France-Allemagne pour que soient tirées les conséquences des Etats Généraux de l’Industrie et que l’on examine sérieusement l’hypothèse d’un financement d’une part significative des dépenses de santé ou de retraites par la TVA sociale et mettent en balance leurs choix d’implantation des modèles à lancer dans la période à venir. Renault qui a lié son sort et celui de Flins à celui des véhicules tout électrique a entamé un compte à rebours avant le lancement commercial du modèle phare de sa gamme électrique que sera la Zoé, annoncée pour mi-2012. lire la suite

Mobilité électrique : quelle stratégie gagnante pour la France ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le titre de cette chronique était celui de la passionnante conférence qu’organisaient cette semaine l’Observatoire de l’Innovation Automobile, l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise et Autoactu. De manière assez significative nous semble-t-il, la réponse à la question est restée en creux voire subliminale : mise à part l’intervention finale du Sénateur Nègre qui a davantage parlé de son expérience d’élu local que de la politique de la France en ce domaine et n’a pu qu’avouer que le Livre Vert dont il assure la rédaction ne pourra être publié que lorsque les arbitrages auront été rendus par l’Etat, il n’a pas été question d’une politique française en ce domaine.

Pour faire court, on a entendu d’abord les industriels (Renault, PSA et Michelin) s’exprimer sur le véhicule électrique, la place (et la forme) qu’il pouvait et devait prendre dans leurs politiques et sur les marchés. Puis, après que J.-P. Orfeuil ait brillamment procédé à une évaluation de ce que sont les questions de mobilité aujourd’hui en France et ailleurs, on a entendu les représentants de Veolia et de Orange. Chacun des représentants des cinq entreprises représentées a livré sa vision et a souhaité convaincre l’auditoire de l’avance qu’était en train de prendre leur groupe dans ce domaine. Chacun a indiqué qu’il ne pouvait ni prétendre avancer seul ni se passer du soutien des politiques publiques. lire la suite

Le couple automobile franco-allemand : le grand écart

Jullien, Bernard (2010).  Le couple automobile franco-allemand : le grand écart. Atelier compétitivité.

Les faits

  • Prendre la mesure de la domination allemande sur l’industrie européenne
  • En saisir les différentes dimensions
  • => Les valeurs unitaires plus que les coûts salariaux


L’analyse

Première analyse

  • La résistance du modèle social, le privilège accordé à la relation salariale et la capacité (nécessité ?) de résister aux facilités offertes par l’UE Vs l’éviction, la mise en concurrence des sites et la vaine course derrière VW

 

Seconde analyse

  • Une conception allemande du contrôle … … qui est parfois contestée avec succès … … et qui mériterait de l’être plus fermement.

L’industrie automobile : une affaire publique et démocratique

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

S’est créée il y a environ un an une Association des Collectivités Sites de l’Industrie Automobile (ACSIA) qui entend être le "chaînon manquant" entre les industriels et les pouvoirs publics nationaux et permettre que les mutations de l’industrie ne soient pas subies mais anticipées par les territoires qui en dépendent économiquement. L’ACSIA organisait jeudi 2 décembre sur les terres du président de l’association, Pierre Moscovici, à Montbéliard des premières rencontres pour réfléchir à la fois sur les grandes évolutions de l’industrie et sur ce qui est entrepris par les collectivités pour y faire face. lire la suite

Peut-on rester un constructeur national en France sans privilégier le Made in France ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le mois de novembre aura été marqué en France par les annonces de Renault sur Sandouville et celles sur les 3000 départs planifiés des plus de 58 ans qui pourront bénéficier des mesures dites de "pénibilité". Le même mois, on aura vu décider le fin du bonus GPL dont le dynamisme des ventes de Dacia Sandero et de Clio Renault dépendait assez largement en France. Même si le chantre du Made in France qu’était C. Estrosi a été une des victimes du remaniement, il est difficile de ne pas voir dans cette corrélation une forme de causalité politique : défendre les positions commerciales d’un constructeur français en perpétuant des mesures fiscales relativement couteuses et modérément défendables sur le plan environnemental alors qu’il dessine une stratégie industrielle d’après-crise peu favorable au site France n’apparaît pas comme un bon deal. Dans ce contexte, pour le gouvernement qui doit rendre l’arbitrage, les dommages électoraux de l’économie réalisée sont alors volontiers considérés comme nuls. lire la suite

Bernard Jullien et Tommaso Pardi interviennent à France Culture

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Date: 
11/10/2010
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"L’industrie automobile"

Politique et automobile en France : PSA prend la main

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Alors que, comme d’autres, les salariés de PSA étaient pour beaucoup d’entre eux dans la rue mardi, vendredi, le Premier Ministre, accompagné de C. Lagarde et de C. Estrosi, est venu leur rappeler que le gouvernement avait beaucoup fait pour eux. Lors de cette visite, il a ainsi affirmé : "Quand on soutient des secteurs essentiels pour notre économie, quand on préserve leur avenir, je crois qu’on peut dire que l’argent des contribuables n’est pas utilisé à mauvais escient". "Ce que j’ai vu aujourd’hui me conforte dans l’idée que la France a des atouts pour aller chercher la croissance", a-t-il ajouté avant de réaffirmer la nécessité d’avoir "une politique industrielle ambitieuse" et de préciser, répondant à Philippe Varin, que le crédit impôt recherche était maintenu en l’état dans le projet de loi de finances 2011. lire la suite

Le prix des véhicules électriques est-il délirant ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

En annonçant cette semaine le prix de sa C-Zéro à 35 350 euros TTC et en proposant une solution de leasing à 459 euros mensuels, Citroën a - dans Autoactu comme ailleurs - suscité le débat. En effet, un tel prix pour un véhicule qui, même si l’on fait abstraction de la question de l’autonomie, offre à peu près les prestations des véhicules qui se vendent aux alentours de 8000 euros semble faire de l’achat un acte militant plus que rationnel. Dès lors, les partisans de l’électrique auront tendance à accuser PSA de se comporter comme s’il voulait faire la démonstration de l’impraticabilité de cette voie. Les opposants ou les sceptiques verront quant à eux là une preuve de la vanité du bruit médiatique et politique fait depuis deux ans autour du véhicule électrique et concluront que seules les motorisations traditionnelles ou, éventuellement, les formes progressives d’hybridation sont envisageables. lire la suite

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