PSA

L’exposition des constructeurs au risque chinois est inégale

A Tianjin, de nouvelles mesures contre les surcapacités automobiles?

La publication des chiffres des ventes automobiles de juillet en Chine avait déjà inquiété sérieusement le management de beaucoup de constructeurs et suscité une chute des cours. Les annonces des autorités chinoises concernant la révision de leur politique monétaire destinée à laisser se déprécier le yuan n’ont fait qu’accentuer la tendance et les bourses ont vu la totalité des actions automobiles baisser durement. Pourtant, comme le soulignait Carlos Ghosn devant le Club Automobile de l’INSEAD la semaine dernière, les constructeurs sont très inégalement exposés. Pour Renault en particulier, le fait de s’être vu reproché si longtemps d’être si peu présent en Chine pour subir cet été comme les autres la méfiance des marchés peut paraître bien injuste : même si les profits de Nissan risquent d’en pâtir et si les investissements de Renault pourraient se révéler plus difficiles à mener à bien, on ne peut pas considérer que Renault ait mis tous ses œufs dans le panier chinois. lire la suite

Les perspectives pour l’automobile dans les PECO et la schizophrénie des analystes

71% du parc polonais a plus de 10 ans

Xavier Champagne rendait compte jeudi d’une étude Coface parue en ce mois de juillet pour dresser un panorama des industries et marchés automobiles des Pays d’Europe Centrale et Orientale (1). Sur un mode un peu curieux, l’auteur semble se féliciter du succès que connaît globalement le "bloc" que constitue désormais dans les statistiques européennes les "EU11" dans lesquels on regroupe les pays qui ont rejoint l’UE après 2004 (2). Plus précisément, la comparaison des niveaux de production de 2008 et de 2014 permet de faire apparaître que trois pays ont, par leur croissance, permis que la production progresse malgré le déclin que l’on notait ailleurs. Ainsi, la République Tchèque, la Slovaquie et la Roumanie voient leurs production de VP et VUL croître sur ces 6 années de 32%, 72% et 60% pour atteindre respectivement 1,25 million, 993 000 et 391 000. A l’inverse, Pologne, Hongrie et Slovénie subissent des baisses de 32 à 40% et ont produit, en 2014, 594 000, 227 000 et 120 000. Sachant que dans la même période la production française passait de 2,6 million à 1,8, celle italienne de 1 million à 700 000, il est effectivement manifeste que la "performance" des PECO qui, à eux 6, ont gagné plus de 300 000 VP et VUL produits est remarquable. lire la suite

Néglige-t-on l’hydrogène en France ?

Il y a trois ans, comme patron du commissariat général à l’investissement (CGI), Louis Gallois s’était fait remarquer en reprochant aux constructeurs français de ne pas se préoccuper suffisamment du développement des technologies liées à la filière hydrogène. C’était aux Mov’eo days le 19 novembre 2012, il avait alors dit : "Je suis assez perplexe devant les hésitations de l’industrie automobile française concernant la filière hydrogène. Dès lors qu’on disposera de l’hydrogène, c’est une solution qui permet, à travers une pile à combustible, une traction électrique de grande qualité puisque l’autonomie est de plus de 500 km, que le remplissage se fait comme le réservoir d’essence en quelques minutes. On a donc des éléments qui permettent au véhicule électrique de retrouver des performances qui sont celles du véhicule thermique en termes de commodité. Au stade de la recherche, il serait dangereux que nous ne poursuivions pas dans cette voie".
Lors des Ateliers de la PFA la semaine dernière, il n’a guère été question d’hydrogène, tout comme lors des Mov’eo days du mois dernier, et maintenant qu’il est installé dans ses nouvelles fonctions chez PSA, Louis Gallois n’y a rien trouvé à redire. Les dossiers prioritaires de l’industrie française tels qu’ils sont précisés de mois en mois confirment ce relatif désintérêt. Dans le même temps, ailleurs dans le monde et singulièrement au Japon, les constructeurs semblent faire bloc derrière cette technologie et obtenir pour la développer le soutien ferme et durable de la puissance publique. lire la suite

La grande bataille du véhicule connecté est lancée

PSA avait annoncé en juin que les écrans des véhicules des trois marques pourraient bientôt accueillir Mirror Link, CarPlay et Android Auto (1). Opel, nous racontait X. Champagne la semaine dernière, lance son système On Star déjà éprouvé sur le continent américain en Europe. Tesla propose à ses clients des « actualisations » de leurs véhicules qui viennent activer ou améliorer à distance certaines de leurs fonctions (2). E. Musk avait en mars présenté la chose ainsi : "Nous avons dessiné la Model S comme un super ordinateur roulant […] elle est pensée comme un smartphone ou un PC. Cela vous paraît normal de mettre votre téléphone à jour. Et bien c’est la même chose pour la Model S." lire la suite

PSA - Mister Auto : de la difficulté pour les constructeurs de revenir dans la course sur l’après-vente

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Les équipes PSA ont entrepris depuis plusieurs mois maintenant de regarder en face les profondes difficultés dans lesquelles eux comme les autres constructeurs sont depuis des années en matière d’après-vente. Il est amusant de constater – lorsque l’on est âgé et pas encore complètement amnésique – que les arguments développés sont les mêmes que ceux que Ford développait il y a un peu plus de 15 ans lorsqu’avait été finalisé le rachat de Kwik-Fit, propriétaire entre autres à l’époque de l’enseigne Speedy : l’essentiel du parc circulant n’est pas entretenu ou réparé dans les réseaux de marque; la part des pièces qui servent à effectuer les interventions sur les véhicules lorsqu’ils fréquentent la réparation indépendante ne permet de récupérer qu’une petite part du business et oblige à faire sur les prix des efforts qui grèvent les marges.

Pour les constructeurs, l’après-vente n’est pas réellement "core-business" : il ne rentre dans leur chiffre d’affaires qu’indirectement, via la PR, et a ensuite un impact plus indirect sur la fidélité à la marque. Historiquement, ils avaient largement délégué sa gestion à leurs réseaux et, lorsqu’ils ont prétendu en régenter les process, ils ont souvent pu donner l’impression d’être dans la position de la poule qui a trouvé un couteau. Il y a quinze ou vingt ans le "benchmark" était ainsi la réparation rapide (1). lire la suite

Le choix de Trémery peut-il être signe d’un changement de séquence ?

Car guy, Minefi, PR. Trémery, 27 mars 2015

Entre les deux tours des départementales, François Hollande a fait le déplacement en Moselle pour venir saluer la décision prise par PSA d’affecter la production des 3 cylindres turbo essence à l’usine de Trémery. Dans les mois qui avaient précédé, le management de PSA avait présenté ce choix de site comme étant une des possibilités envisagées. L’alternative explicitement évoquée était la création de toutes pièces d’une unité de production de moteurs à Vigo, site chéri par le management de PSA ces dernières années qui en a fait le premier site européen d’assemblage du groupe (1). L’hypothèse Trnava avait également été évoquée (2). lire la suite

Un regard de l’Ergonomie sur l’Usine du futur

Louis, O. (2015).  Un regard de l’Ergonomie sur l’Usine du futur. Conférence "Quel travail dans l'usine du futur ?" 19-20 mars, ENS Cachan (2015).

Marchionne en tête de gondole

Once upon a time in the West

Nous avions fin juillet profité des rumeurs qui couraient alors sur le rachat possible de FCA par le groupe Volkswagen pour indiquer que l’aboutissement logique de la gestion Marchionne était en train de se dessiner : en termes industriels et polis, l’intégration de FCA dans un ensemble industriel plus vaste ; en termes financiers et plus cyniques, le bouclage d’une mission définie essentiellement et depuis le début sur le plan patrimonial. Effectivement, 2015 s’annonce pour Fiat-Chrysler sous ces auspices. lire la suite

Dans quelles courses revient PSA ?

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PSA a présenté la semaine passée des comptes 2014 assez rassurants si on les compare à ceux produits les deux années précédentes. Indéniablement, PSA sort financièrement de la zone de très grand danger dans laquelle se trouvait le groupe et ce malgré un chiffre d’affaires à peine croissant (+ 437 millions) et même en retrait pour la seule partie "automobile" (- 330 millions) si l’on n’intègre pas les deux JV chinoises. En intégrant les co-entreprises avec Dongfeng et Changan, le chiffre d’affaires automobile passe de 39,97 milliards d’euros à 40,7 et celui lié aux seules ventes de véhicules de 28,8 à 29,2 milliards : l’intégration des filiales chinoises apporte 940 millions et compense les 480 perdus par ailleurs. lire la suite

Production des Français en France : une courbe qui s’inverse enfin

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On annonce ce mardi une grande opération de communication de Emmanuel Macron en amont du Mondial : il ira avec Carlos Ghosn à Sandouville et le patron de l’Alliance annoncera alors officiellement que le site fabriquera, en plus des Trafic Renault et Vivaro Opel, le Scudo de Fiat. Pour le site, qui –selon l’Atlas Renault– avait employé ses 2200 salariés à fabriquer 25 000 Laguna et Espace en 2013, c’est le couronnement d’une reconversion dans le VU qui faisait peur il y a encore deux ans et qui se révèle assez favorable in fine. C’est, pour la France et le nouveau ministre Emmanuel Macron, une espèce de transfert chez Renault de volumes Fiat perdus à Sevelnord par la rupture de l’accord que Fiat avait noué avec PSA en 1988. Cela intervient deux semaines après l’annonce de la prise en charge par l’usine Renault du Mans des châssis des 132 000 Micra destinées à l’Europe qui –avait-on appris fin janvier– cesseront d’être assemblées en Inde pour l’être à Flins. lire la suite

La reprise du marché du VUL en Europe : un enjeu majeur pour les constructeurs et les sites français

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Le lancement du nouveau Trafic de Renault a attiré à nouveau notre attention sur l’importance de ces gammes de véhicules. En effet, outre le fait que le dit Trafic est censé offrir un avenir au site de Sandouville qui a produit pendant des années feu le haut de gamme de Renault, l’événement vient rappeler combien ce marché compte pour les deux français et combien ils ont souffert de sa descente aux enfers depuis 2007.

En 2007 le marché européen des VUL se situait à 2,27 millions d’unités. En 2013, il avait perdu 990 000 d’unités. Ainsi la baisse sur le marché du VUL a été de 44% ; elle n’a été que de 28% sur celui des VP. Il se trouve que, historiquement, les constructeurs français dominent ce marché en grande partie parce que le marché français du véhicule utilitaire est, d’assez loin le plus grand des marchés européens et donne aux constructeurs locaux une "base domestique" d’autant plus importante que le marché du VUL est assez systématiquement un peu moins ouvert que ne l’est le marché du VP. Ainsi la part de marché des français en France est en 2013 de 66% alors que sur le marché du VP, elle n’est que de 50%. De même, on constate que les constructeurs japonais et coréens ont, en Europe, une présence dans le VP que l’on ne retrouve pas dans le VU. lire la suite

Les français en Russie : ombres et lumière

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L’actualité de la semaine passée a exhibé combien PSA et Renault ont divergé ces dix dernières années dans leurs aptitudes respectives à se saisir des opportunités de croissance que recélaient les émergents. Carlos Tavares est particulièrement bien placé pour saisir ces divergences et pour tenter de favoriser, sur les BRIC hors Chine, un rattrapage de PSA. L’urgence qu’il y avait pour Peugeot-Citroën à trouver un partenaire et à lever les fonds pour ne plus avoir à attendre le retour aux profits pour recommencer à investir est en partie liée à cette problématique : PSA était déjà en retard sur ces dossiers et a du rester l’arme aux pieds ces trois dernières années face à des concurrents qui – comme Renault-Nissan - continuaient d’avancer. Dès lors, sa crédibilité dans ses ambitions de tenir un vrai rôle sur ces théâtres va décroissante : les consommateurs, les fournisseurs, les distributeurs et les pouvoirs publics qui conçoivent les pièces qui s’y jouent n’intègrent pas – ou plus - PSA au casting et Carlos Tavares sait combien revenir dans le jeu sera difficile. lire la suite

Fengshen : la marque dont on parle peu en France et beaucoup plus à Pékin

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L’équilibre politique et médiatique du nouvel attelage maintenant officiellement constitué a exigé de Philippe Varin et de Carlos Tavares qu’ils célèbrent l’union avec Donfeng une première fois avec leurs parrains à Paris le 26 et une seconde fois à Pékin le 28. La tonalité des déclarations et de ce qu’en ont retenu les médias français et chinois indiquent, s’il en était besoin, que ce qui importe et/ou mérite d’être souligné de part et d’autre n’est pas strictement équivalent.

Du côté français, on insiste sur le levier de croissance en Chine que l’accord va offrir et le chiffre des 1,5 million de véhicules vendus en Chine à l’horizon 2020 a ainsi été répété à l’envi. L’organisation des transferts de technologies et d’image qu’incarnent la création d’un centre de développement commun et celle d’une JV distincte chargée de la commercialisation des productions communes hors de Chine a été moins mise en avant. On a préféré indiquer que la croissance en Chine donnait du travail au site français de Valenciennes qui livre les transmissions automatiques aux usines chinoises. lire la suite

Le C de Citroën peut-il redonner à PSA les volumes qui lui font défaut ?

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La présentation en grande pompe du C-Cactus cette semaine a été annoncée comme fondatrice de la nouvelle hiérarchie des marques et gammes de PSA : comme on l’a compris, la gamme C de Citroën serait en bas, Peugeot au milieu et DS en haut. On aurait donc un réseau Citroën qui aurait à dealer des espèces de Skoda latines techno et des Audi déteutonnisées et un réseau Peugeot qui insisterait pour tenter de s’imposer comme une alternative à VW en devenant, disait Vincent Besson, directeur du produit PSA, il y a trois ans, "la marque la plus latine des germaniques ou la plus germanique des latines".

On peut douter de la pertinence de ce pari qui consiste à se souvenir du bi-modélisme de Citroën dans les années 50 pour considérer que faire le grand écart entre l’esprit 2 CV et l’esprit DS est dans les gènes du réseau. Il semble que cela ne serve plus à grand chose puisque la décision est prise et que le refus d’accepter pour Peugeot un positionnement prix plus raisonnable et conforme à celui que les consommateurs associaient à cette marque soit ferme. lire la suite

Le déclin de la production des constructeurs français en France s'accélère

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La parution cette semaine des chiffres de production des constructeurs français ne suscite guère d'émoi dans le pays : la résignation domine et opinion et politiques semblent avaliser une trajectoire des nations d'Europe du Sud qui auraient pu, en d'autres temps, susciter la révolte. En effet, l'analyse de la production française des deux constructeurs confirme celle du commerce extérieur : le problème du site France est celui de la construction catastrophique de l'Europe de l'automobile bien plus que celui de la mondialisation. lire la suite

PSA : boucler le deal actionnarial et ouvrir le chantier stratégique

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On a compris cette semaine que la messe actionnariale était presque dite et que l’augmentation de capital conduirait à une structure du capital et du contrôle qui marginalisera la famille en lui faisant perdre ses droits de votes supplémentaires et en la mettant à parité avec Dongfeng et l’Etat. Dès lors que l’Etat rentre au capital pour conserver la "nationalité" de l’entreprise, il devrait, de fait, devoir jouer le rôle d’actionnaire de référence. Si, plus précisément, la présidence du conseil de surveillance devait échoir à Gallois qui était jusqu’alors un "administrateur indépendant en lien avec l'Etat" et qui deviendrait alors, aux côtés des trois représentants au Conseil de Surveillance qu’aurait l’Etat (comme Dongfeng ou la famille), un administrateur indépendant qui prendrait la Présidence, alors, comme l’indique les Echos, ceci "donnerait l'image d'un contrôle rampant de PSA par l'Etat". C’est aujourd’hui un scénario assez probable semble-t-il et, si ceci devait se produire, alors, à la différence de ce qui se passe chez Renault depuis des années, l’Etat serait amené à être assez impliqué et actif dans la gestion du dossier. lire la suite

PSA à la dérive : Santander prochaine bouée ?

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Avant que leur descente aux enfers ne les conduise à la quasi faillite fin 2008, on se rappelle que les captives GMAC puis Chrysler Finance avaient été cédées au fond Cerberus. Les argumentaires étaient à l’époque voisins de celui que l’on a entendu depuis vendredi concernant la Banque PSA Finance (BPF) : les maisons mères perdaient de l’argent et n’avaient pas d’actifs plus aisément "réalisables" que ceux là ; la solidarité avec la maison mère en difficulté jouait contre les captives en amenant les créanciers à exiger pour prêter les fonds nécessaires à ces banques sans réseaux de collecte que leur soient versées des primes de risque qui plombaient la compétitivité de leurs offres commerciales et leur profitabilité. De fait, les sommes en jeu avaient été très importantes : Cerberus Capital Management avaient du débourser 7,4 milliards de $ pour acquérir 51% de GMAC en 2006 ; la même somme fût consacrée l’année suivante au rachat de Chrysler et de sa captive à Daimler par Cerberus et une centaine d’autres investisseurs que le fonds avait fédérée. lire la suite

PSA : Big Bang et ligne stratégique fuyante

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Les éléments fournis par Reuters dans la nuit de vendredi à samedi indiquent que le big bang est en passe d’arriver : PSA, en procédant à une augmentation de capital de 3 milliards d’euros souscrite pour moitié par Dongfeng et pour moitié par l’Etat français, se dégagerait du contrôle de la famille Peugeot. Même si on en restait à l’hypothèse des jours précédents où l’Etat n’apparaissait pas, en l’état actuel des cours, en apportant 1,2 ou – a fortiori – 1,5 milliards, Dongfeng seul prendrait le pas sur la famille Peugeot. lire la suite

PSA-Dongfeng : rencontre de deux hésitants

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Les Echos ont obtenu cette semaine des informations qui donnaient un peu de consistance aux bruits qui courent depuis plusiseurs semaines concernant l’exploration par PSA d’une voie Dongfeng et/ou l’exploration par Dongfeng d’une voie PSA.

Côté PSA, l’examen de cette "solution" aux problèmes que ses pertes de parts de marché dans un marché européen sinistré impliquent pose autant de questions qu’elle n’en résoud. Côté Dongfeng, il en va de même : on peine aujourd’hui à mettre de l’ordre dans la multiplicité des activiyés de la "State Owned Company" adossé à la Province de Wuhan ; la perspective ouverte par un rapprochement avec PSA complexifierait encore la tâche. lire la suite

Info, intox, story telling : le dossier PSA réouvert

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Difficile de s’y retrouver entre les dépêches Reuters, les annonces d’embauches à Mulhouse, de jours chômés supplémentaires à La Janais et les avis divergents sur l’urgence du "besoin de cash" de PSA.

La dépêche que Reuters a diffusé jeudi, reposant sur des sources anonymes, indique tout de même trois choses au moins :
1/ un an après la déflagration qu’a représenté l’annonce de la fermeture d’Aulnay, il y a de bonnes raisons de penser que le plan annoncé alors s’avère d’ores et déjà trop optimiste et va amener à ce que d’autres dispositions soient prises ;
2/ la famille Peugeot, pour au moins une part d’entre elle, est prête à lâcher PSA et à considérer qu’il n’est plus opportun de réinjecter le cash nécessaire pour éviter de diluer ses participations ; ce verrou est en train de sauter ;
3/ l’Etat – "une source gouvernementale" dit Reuters - dit s'attendre à ce que PSA présente un nouveau plan de marche dans les prochains mois et ne serait pas opposé "par principe" à ce que le premier constructeur français soit contrôlé par un groupe étranger mais veillerait à la préservation des sites et des emplois en France … lire la suite

Florange, Aulnay, Bochum, Montebourg, Ayrault, Hollande : Ne pas jeter le bébé du volontarisme avec l’eau du bain de l’irréalisme

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Les sorties des livres de Edouard Martin et de Valérie Astruc et Elsa Freyssenet consacrés à Florange donnent l’occasion de voir les médias revenir sur l’épisode de l’automne où l’on avait vu s’affronter deux conceptions du rôle de l’Etat dans les affaires industrielles : la première portée par le ministre du Redressement productif encore érigé en symbole de la place faite à la gauche de gauche dans le gouvernement voulait que l’Etat prenne provisoirement la main pour sauver le site contre la politique de son propriétaire en en organisant la reprise par un tiers davantage convaincu de l’intérêt de son maintien en état de produire ; la seconde portée par le Premier ministre tenait - alors que l’on s’apprêtait à organiser le "choc de compétitivité" - à ne pas envoyer de signaux défavorables au monde des affaires, à ne pas s’exposer au procès en "irréalisme" fait à une démarche volontariste et voyait là, nous disent Astruc et Freyssenet, une opportunité d’affirmer son autorité et de "mettre au pas" le Ministre auteur en 2011 de Voter pour la démondialisation, un peu trop prompt encore à rappeler ses 17% aux primaires. lire la suite

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