réduction des émissions

Après l’affaire VW : passer du "on nous cache tout, on nous dit rien" aux choix démocratiques éclairés

Diesel vs Essence: évolution du parc français

 

Parce que les écologistes ont toutes les peines à trouver un écho dans le public, que les causes qu’ils défendent n’émeuvent jamais autant qu’ils le souhaiteraient et parce que les médias n’aiment rien tant que les scandales, nous venons de passer une semaine à entendre les uns et les autres nous suggérer que – comme disait autrefois la marionnette d’Arlette Laguiller dans feux Les Guignols – "on vous ment, on vous spolie" ou que – comme le chantait Dutronc – "on nous cache tout, on nous dit rien".

En l’occurrence, le débat n’est pas des plus simples mais le moins que l’on puisse dire à lire les médias est que l’on n’a guère aidé le public à y voir clair. Le couple écologistes-médias est allé chercher dans une littérature grise des calculs qui nous exhibent des milliers de morts liés au diesel pour indiquer combien nos constructeurs sont irresponsables voire criminels et comment nos gouvernants, incompétents et vendus au "lobby automobile", sont pires encore. Les Etat-Unis sont alors apparus comme des champions de l’écologie et de la fermeté face aux industriels. Bref, on a nagé toute la semaine en pleine confusion poujadisto-écologiste. lire la suite

Ouvrir la boite de Pandore des mesures d’émission et de consommation pour en faire le cœur du processus concurrentiel

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Emilie Binois rendait compte vendredi du contenu du rapport publié ces jours ci par ICCT (The International Council for Clean Transportation) et diffusé largement par le lobbyiste Transport et Environnement (T&E). Il fait apparaître que l’écart entre les caractéristiques affichées par les véhicules et issues de la fameuse procédure NEDC – pour New European Driving Cycle - et celles que l’on peut mesurer pour rendre compte du comportement effectif des véhicules sur la route a une très fâcheuse tendance à se creuser année après année. Ce résultat comme la lecture du rapport complet (1) suggère que l’écart croît proportionnellement à l’importance des enjeux. On peut ainsi expliquer que l’écart soit passé de 8% en 2001 à 31% en 2013 : les constructeurs se sont montrés d’autant plus retors ou raffinés dans leur stratégies d’optimisation du passage des tests NEDC que les enjeux financiers étaient lourds. De la même manière, le rapport indique que lorsque – comme c’est le cas aux Pays Bas – la fiscalité est très liée au CO2 alors les mesures du gap le chiffrent – pour les mêmes véhicules – comme bien plus important que lorsque – comme c’est le cas en Allemagne – les émissions importent beaucoup moins sur le plan fiscal. lire la suite

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