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Les fournisseurs de services automobiles aussi peuvent être traités différemment

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L’historien des affaires Richard Tedlow a restitué avec précision les 4 raisons qui ont conduit Henry Ford et Alfred Sloan à faire, entre le lancement de la T en 1908 et la fin des années 20, le choix de confier la distribution automobile à des acteurs indépendants.

1) Les investissements qu’il fallait consentir pour assurer la croissance de la production étaient tels et tellement primordiaux que Ford ne pouvait à la fois les assurer et doter la Ford Motor Company du réseau "nation wide" intégré dont il avait rêvé initialement.
2) Après quelques années de forte expansion durant lesquelles la priorité avait été de recruter de mois en mois de nouveaux agents pour garantir à la production croissante ses débouchés, les équipes Ford entreprirent de consolider et de mieux contrôler leur réseau. Elles inventèrent alors deux outils majeurs : l’exclusivité et la rémunération en fonction de quotas de vente. Grâce à eux ne pas intégrer pu apparaître comme une fort belle opportunité dès lors que sans avoir à investir le constructeur parvenait à rester très largement maître du jeu en obligeant ses agents à se comporter comme ses employés. lire la suite

Pourquoi les algorithmes de l’ADLC buggent sur la question de l’après-vente

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"La logique de concurrence maximale imposée par le droit européen est susceptible d’affaiblir les groupes européens dans la compétition mondiale. Il recycle l’essentiel de la valeur vers le consommateur, sous forme de baisse des prix, au détriment du producteur." : c’est ce que l’on pouvait lire dans le rapport Terra Nova que feu Denis Ferrand et Louis Schweitzer ont publié en juillet 2012. Lorsqu’on lit le rapport publié la semaine dernière par l’ADLC, on saisit combien cet appel à un rééquilibrage des priorités mériterait d’être entendu. Il est en effet clair que s’est constituée une "corporation" qui se veut gardienne d’une concurrence tenue pour être gage d’efficience de l’organisation des activités économiques et qui se considère comme légitime pour entreprendre contre tout ce qui semble s’éloigner un tant soit peu de son idéal des croisades destinées à faire rentrer des réalités complexes dans les cadres simples qui structurent ses raisonnements et ses interventions. lire la suite

Anciens et nouveaux services automobiles, anciens et nouveaux business models pour la distribution et les services automobiles

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Type de journée: 
Pro
Journée du Gerpisa n°: 
186
Date: 
4 Fév 2011 - 14:00 - 17:00
Lieu: 

CNPA
La Maison de l'Automobile
50, rue Rouget de Lisle
92158 Suresnes Cedex

Intervenant/s
Presentation/s

Après avoir passé plusieurs années à se demander à quelle sauce règlementaire la DG Concurrence les soumettrait, les distributeurs automobiles maintenant fixés peuvent concentrer leur attention sur les évolutions des autres composantes de leur environnement et se demander à la fois quelle est la soutenabilité de leurs business models traditionnels e quelles évolutions il convient de leur imprimer.

Sur la base d’une analyse historique de la structuration des relations entre distributeurs et constructeurs et entre distributeurs et consommateurs, Bernard Jullien tentera d’évaluer la soutenabilité du business model qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui et de tracer les alternatives qui se présentent aux acteurs traditionnels de la distribution automobile. Dans cette perspective, il portera une attention particulière aux conditions de participation de ces acteurs à l’élaboration de nouvelles offres de mobilité.

Nouveaux "business models" et nouveaux statuts des garagistes

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Tout indique que la soutenabilité de l’ancien "business model" qui permettait aux concessions de faire ce que requéraient les constructeurs pour distribuer leurs véhicules neufs en puisant dans les profits qu’assuraient pièces et entretien-réparation est et sera de plus en plus problématique. Dès lors, pour les constructeurs qui continuent d’avoir un besoin vital de la capillarité de leurs réseaux comme pour les investisseurs et professionnels qui jouent leur survie et leurs patrimoines, la quête d’alternatives praticables à l’avenir est lancée. lire la suite

La distribution peut-elle inciter les constructeurs à changer ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Nous défendions la semaine dernière que le mal dont souffrent l’automobile et sa distribution renvoyait assez largement à la prolifération des produits, à leur renouvellement accéléré et à l’alourdissement des coûts que tout cela a généré. Dans la mesure où cette forme prise par la dynamique concurrentielle n’est gérable qu’à condition de maîtriser sa distribution pour pouvoir l’inciter à vendre tous les produits que l’on conçoit à grands frais même quand ils ne trouvent pas "spontanément" leur cible, il est tentant de sauter le pas et de considérer qu’il n’y a de salut pour l’industrie qu’à condition que soit mis un terme aux pratiques de distribution sélective. lire la suite

Une distribution automobile condamnée à muter

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

L’occasion que Autoactu nous a offert de croiser quatre regards sur la distribution automobile et son avenir vendredi dernier me semble avoir conduit à au moins un point d’accord : il y a de sérieuses raisons pour que les choses changent assez profondément dans les années à venir ! Les évolutions règlementaires tentent de le permettre, les évolutions économiques dans et hors du secteur y incitent vivement, la démographie, la manière dont la population se répartit et se meut également et, enfin, si l’usage généralisé du net par les clients d’abord et par les différentes catégories d’opérateurs ensuite n’a pas encore eu d’effets marquants, il serait bien imprudent de considérer que cela restera vrai. lire la suite

Les réseaux automobiles face aux changements technologiques: la question de la formation et des compétences

Type de journée: 
Pro
Journée du Gerpisa n°: 
183
Date: 
19 Nov 2010 - 14:00 - 17:00
Lieu: 

CNPA
La Maison de l'Automobile
50, rue Rouget de Lisle
92158 Suresnes Cedex

Intervenant/s
Presentation/s

Déjà depuis plusieurs années l'irruption de l'électronique dans l'automobile pose le problème de l'évolution des compétences et de la formation dans la réparation automobile. Le passage vers les véhicules décarbonés, qu'ils soient propulsés par des moteurs hybrides, électriques ou à pile combustible, va inévitablement l'accentuer.

De ce constat se dégagent plusieurs questions clés pour les constructeurs, les concessionnaires et les garagistes. Elles concernent à la fois le lien entre formation initiale et formation continue pour que les compétences évoluent aussi vite que les produit, mais aussi l'organisation plus générale du marché de l'après-vente, et des acteurs – anciens et nouveaux – qui seront susceptibles d'y gagner ou d'y perdre de parts de marché en fonction justement de leurs compétences et de leurs différents degrés de spécialisation. lire la suite

Amérique des dealers et Europe de la distribution automobile : le jour et la nuit; Pour le meilleur ou pour le pire ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Après que les constructeurs américains GM et Chrysler aient dû reconsidérer l’automne dernier, sous la pression des distributeurs, leurs projets assez logiques de résiliation pour en réduire drastiquement l’ampleur, c’est au tour du Congrès de se heurter au très puissant lobby que les dealers continuent de représenter. Dans un article du 15 juillet, le Financial Times revient sur ce phénomène et son importance aux Etats-Unis. lire la suite

330/2010 et 461/2010 remplacent le 1400/2002 : une DG Concurrence aussi politique que technique

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Comme chacun le pressentait, les préventions exprimées au Parlement Européen contre le projet de règlement défendu désormais par le Commissaire J. Almunia dans des termes très proches de ceux qu’exprimaient avant lui N. Kroes n’ont pas pesé bien lourd. Le règlement qui a été adopté le 27 mai et qui est étiqueté 461/2010 est celui qui avait été proposé à l’appréciation des députés et qui ne les avait guère convaincus. Il renvoie lui-même au 330/2010 qui n’est autre que le fameux règlement général qui encadre les accords verticaux de distribution (franchises) : il reprend quant à lui pour l’essentiel les dispositions du règlement 2790/1999 dont le réexamen a eu lieu dans la même période que le 1400/2002 et s’est clos le 20 avril par l’adoption du 330. lire la suite

Distribution de VN en Europe : l’imminence de la fin du psychodrame règlementaire

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Dans deux semaines, le règlement d’exemption en vigueur depuis 2002 vivra son dernier jour. Nous nous trouverons alors à la veille d’une nouvelle ère où la distribution de véhicules neufs cessera de bénéficier d’un règlement spécifique et devra aligner ses pratiques contractuelles sur celles qu’encadre le règlement général d’exemption qui définit les conditions sous lesquelles les fournisseurs et les distributeurs peuvent nouer des accords pour assurer la commercialisation de produits ou de services et l’interdire à ceux qui ne rentrent pas dans le cadre de ces accords. lire la suite

Distribution automobile : après le soulagement, l’angoisse

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Pour la distribution automobile, l’année 2009 fut plutôt bonne et les craintes de début d’année ont peu à peu fait place sinon à l’euphorie du moins à une activité commerciale très soutenue. Comme Autoactu.com le confirmait cette semaine, le marché s’est non seulement bien porté mais il a, pour une fois, vu son dynamisme assuré principalement par les particuliers auprès desquels le travail commercial est d’abord assuré par les réseaux. Les chiffres qui remontent semblent indiquer que, malgré des valeurs unitaires tirées, elles, à la baisse par la rapide descente en gamme opérée par les clients désirant cumuler prime à la casse et bonus de 700 euros, la profitabilité des affaires en ressort plutôt améliorée. lire la suite

L’entreprise de dépolitisation du débat européen sur la distribution automobile peut-elle aboutir ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Autoactu.com organisait vendredi une rencontre au sujet des propositions élaborées par la DG Concurrence pour modifier l’environnement règlementaire de l’aval de la filière après l’expiration de l’actuel 1400/2002 qui ne peut pas s’appliquer au delà de mai 2010 – sauf évidemment si on en décidait la reconduction total ou partielle. Sans pouvoir revenir en quelques lignes sur son contenu, il est opportun de souligner ici comment fonctionne "l’opération d’épuration technique" du dossier par la DG Concurrence à laquelle on assiste depuis au moins trois ans. lire la suite

Derrière la manifestation de mauvaise humeur du Parlement Européen face au projet de Nouveau Règlement : les prémisses d’un rééquilibrage

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le parlement européen a, nous rapportait jeudi Emilie Binois, manifesté sa mauvaise humeur face à l’impression que la Commission voulait, en lui laissant trop peu de temps pour examiner les importants changements qu’elle veut promouvoir dans le règlement européen, passer en force et faire fi de son avis. La Commission était en effet venue lundi soir dernier présenter au Parlement les grandes lignes du futur règlement encore en cours de rédaction, en annonçant qu’elle se donnait un mois pour en boucler la rédaction et qu’elle en proposerait un examen par le Parlement en mars pour une mise en application en mai 2010. Il est vrai que le rôle du PE en la matière n’est que consultatif et que même si l’avis émis prenait ses distances par rapport au projet de règlement la Commission pourrait passer outre. lire la suite

Les constructeurs français tentent de pousser leur avantage politique sur le terrain de la pièce de carrosserie

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Sous la plume d’Emilie Binois, Autoactu nous rendait compte vendredi d’une conférence de presse organisée jeudi par PSA et Renault pour tenter une nouvelle fois de convaincre que la protection des dessins et modèles appliquée aux pièces visibles se devait d’être préservée.
Les nombreuses réactions suscitées par l’article montrent combien les professionnels sont, en majorité, peu dupes des argumentaires constructeurs mille fois entendus. Comme le rappelle Jean-Philippe Verles, à Bruxelles, la cause est également presque entendue puisque Parlement et Commission convergent pour mettre un terme à une bien curieuse conception du Marché Unique qui organise jusqu’à ce jour la coexistence au sein de l’Union de deux régimes juridiques distincts. lire la suite

L’accord de Renault avec Arval et ALD sur le VE : un signal faible d’une profonde recomposition

La voiture électrique chez Renault

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Autoactu nous apprenait cette semaine que, pour préparer le lancement de sa gamme électrique, Renault avait signé des accords avec ARVAL et ALD : sans que soient pris des engagements sur les volumes qu’écouleront demain ces opérateurs majeurs de mobilité, il s’agit de s’appuyer sur eux pour promouvoir cette offre et pour identifier avec eux les points de blocage et/ou les voies d’amélioration des produits et des services auxquels leur développement devra être associé. Les spécialistes du management de l’innovation disent de ce type d’opérateurs qu’ils sont des "lead users" qu’il convient non seulement de choyer mais aussi d’associer en amont des projets innovants pour en faire des militants actifs plutôt que des opposants aux dits projets. lire la suite

Et si ceux qui prétendent que l’on ne pourra pas sortir de la crise dans l’état où on y est entré avaient tort

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

A l’heure où avec un peu de légèreté et/ou de méthode Coué, on évoque et/ou invoque une sortie de crise à un horizon assez rapproché, on peut se demander quel crédit il faut donner au lieu commun qui s’est répandu ces derniers mois et qui voudrait qu’on ne puisse sortir de la crise comme on y était rentré, que désormais, rien ne soit plus jamais comme avant, qu’il faille nécessairement régler les problèmes de structure patents depuis trop longtemps… Fort opportunément, lors de la séance de clôture des 17èmes Rencontres Internationales du Gerpisa qui se tenaient la semaine dernière à Paris, Jean-Charles Lievens est ainsi venu rappeler que ce couplet là fût largement entonné lors de la précédente crise au début des années 90 et qu’alors, avec la bouffée d’oxygène que donna la chute du mur en particulier, on avait assez brillamment réussi à rater l’occasion. lire la suite

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