Pays développés

Configuration of the North American and European auto industries – a comparison of trends

Klier, Thomas, & Jim Rubenstein (2011).  Configuration of the North American and European auto industries – a comparison of trends. European Review of Industrial Economics and Policy. The sharp economic downturn that began at the end of 2007 severely impacted the auto industries on both sides of the Atlantic. The paper summarizes changes in the industry footprint for both North America and Europe. In North America the current geography came about through a dramatic reallocation of market share and subsequent plant turnover. In Europe an expansion of the industry footprint was motivated by the opening of Eastern European countries and markets. Only in North America did the recent recession significantly reduce production capacity. The locations of parts producers are closely tied to assembly locations in both regions to support just-in-time production. Yet, the supply base appears more spatially concentrated in Europe.

Systemic innovation and organizational change in the car industry: electric vehicle innovation platforms

Enrietti, Aldo, & Pier Paolo Patrucco (2011).  Systemic innovation and organizational change in the car industry: electric vehicle innovation platforms. European Review of Industrial Economics and Policy. The design and development of Electric Vehicles (EVs) is a complex and distributed process that has led to the creation of large partnerships, the aim of which is to learn and acquire selective technological competencies, including those developed outside the car industry. The introduction of electric vehicles can be described as a collective innovation wherein different actors, such as traditional OEMs, automobile battery producers, utilities, and system integrators, contribute their complementary resources and technologies to work towards common goals and incentives. We argue that the process of integration, coordination and direction of the different strategies and goals of the various organizations involved demands a novel form of organization that combines the scope of learning typical of networks with the coherence of the centralized decision-making typical of the vertical corporation. We identify the innovation platform, which has recently been the focus of numerous studies in the field of innovation, as the appropriate organizational solution to the problem of dynamic coordination.

Shaping an emerging market for electric cars: How politics in France and Germany transform the European automotive industry

Hildermeier, Julia, & Axel Villareal (2011).  Shaping an emerging market for electric cars: How politics in France and Germany transform the European automotive industry. European Review of Industrial Economics and Policy. Our account of the interaction between politics and market actors in the French and German automotive industries tries to show how a classical economic explanation is not sufficient to understand and analyse the sector’s current transformation based on the development of the electric car. From an economic-sociological point of view, we analyse how the negotiations between incumbent firms and challengers on the one hand, and public politics on electric cars on the other, affect the existing power balance in the French and German car industries. Although most carmakers are contributing to stabilising the sector’s existing “conception of control” by adapting to the electric vehicle (EV) as a challenge to their strategies, national electric car programmes support carmakers in their desire to control innovation know-how as much as challengers seek to establish themselves in an emerging market. Together with carmakers’ strategies, the role of politics is decisive in determining the degree to which the industry is changing. The transformative influence of politics should thus be taken more explicitly into account by economic sociology.

The three major uncertainties facing the European automotive industry

Frigant, Vincent (2011).  The three major uncertainties facing the European automotive industry. European Review of Industrial Economics and Policy. The European automotive industry has once again entered a period of uproar. The crisis of 2008/2009 is far from over but probably marks the start of a new era that some observers are starting to refer to as the second automobile revolution. In this article -and more broadly throughout this special issue of the ERIEP, for which is serves as an introduction- we will be trying to emphasize three major uncertainties that weigh upon the European automotive industry. The first relates to the future products that the sector is looking to manufacture and sell. This will involve questions about electric vehicles but also how internal combustion vehicles might be sold to more tone-deaf European consumers. The second section will revisit the outsourcing strategies that have arisen over the past 30 years, together with their increasingly obvious limitations. The final section will highlight the profound geographic recomposition that has taken place under our eyes over the past decade or so, and which speaks directly to the issue of Old Europe’s productive capacities in the future.

Le Commerce extérieur automobile de la France : les faits

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Lors de ses vœux aux forces économiques, Nicolas Sarkozy s’est adossé à l’exemple automobile et, assurant qu’il ne serait pas l’homme d’un nouveau Vilvoorde, a souligné qu’il était anormal que les véhicules vendus en France par les français n’y soient pas fabriqués : "La France est devenue importatrice nette d'automobiles alors que nous avons PSA et Renault", a-t-il souligné. Nous nous saisissons de cette opportunité pour proposer une analyse de la question en deux volets dont le premier, ce lundi, se contentera de tenter de répondre à la question : que disent les chiffres ? Ces chiffres donnent raison au Président même si, en volume au moins, une certaine amélioration semble s’être dessinée en 2011.

En effet, si l’on raisonne en volume et sur les VP, on aboutit au tableau suivant sur les 21 derniers mois.

En 2010, on avait immatriculé en France, 2 252 milliers de VP, PSA et Renault en avaient fabriqué 1 666 milliers en France pour une production totale de VP (Smart et Yaris incluses) de 1 924 milliers de voitures. Le déficit apparent était donc de 328 000 VP (14,6% des immatriculations). lire la suite

Les réalités contrastées de la coopération interentreprises : une comparaison France-Japon

Heim, Stéphane (2011).  Les réalités contrastées de la coopération interentreprises : une comparaison France-Japon. Journées du Gerpisa. Présentation Le contexte : le modèle de production japonais, où en sommes-nous ? Brève présentation de l’enquête La coordination des ensembles sociotechniques La construction des marchés d’organisations Quelques conclusions

Le Territoire contesté. L'aménagement du territoire en France, 1934-1968

Wendeln, Matthew (2011).  Le Territoire contesté. L'aménagement du territoire en France, 1934-1968. Séminaire d'histoire des entreprises. Introduction En 1945, dans le magazine d'affaires Hommes et techniques, Louis Chevalier dénonçait l'hostilité de l'industrie française à la production décentralisée. Bientôt connu comme l'historien des Classes laborieuses et classes dangereuses à Paris pendant la première moitié du XIXe siècle, Chevalier avait récemment été membre d’un groupe d'étude gouvernemental sur la localisation industrielle. Alors que la décentralisation industrielle avait une longue tradition en France — « les industriels de la capitale ont cherché en province une main-d’œuvre nombreuse, moins chère que la main-d’œuvre parisienne et moins sensible aux fièvres sociales » écrivait Chevalier — cette tendance s’était progressivement estompée au cours du siècle dernier. La concentration sans précédent de l'industrie dans la région parisienne et le nord-est de la fin du XIXe au début du XXe siècle laissait aujourd’hui supposer que la production moderne était un phénomène métropolitain. C’était, commentait Chevalier, comme si «[l]’industrie décentralisée n’a[vait] jamais eu d’histoire ». Pourtant, un tournant s’était amorcé une décennie plus tôt. La croissance fantastique de la région parisienne au début du siècle, les grèves historiques de 1936 et la menace d'une guerre aérienne avec l'Allemagne avaient entraîné les premiers efforts pour organiser une décentralisation d’usines de Paris et de ses banlieues ouvrières. Pour Chevalier, cependant, ces initiatives étaient trop souvent « stériles, négatives et souvent anti-économiques ». Par leur échec même, elles ne faisaient que souligner combien peu l’État et les entreprises françaises avaient maîtrisé la décentralisation, par rapport aux industriels d’autres pays qui délocalisaient désormais leur production vers des régions de main-d’œuvre bon marché. Résoudre ces problèmes, voilà le projet de Chevalier et des hommes qui l’entouraient dans le groupe d’études sur la localisation industrielle créé par Vichy trois ans plus tôt. « Il ne s’agit plus seulement de fuir les grèves ou les bombes et de les fuir le plus vite possible et à tout prix », insistait l’historien, « mais de réaliser dans le temps convenable des déplacements heureux et rentables d’établissements ». La situation que Chevalier décrivait en 1945 était devenue méconnaissable deux décennies plus tard. Entre-temps, et particulièrement de 1954 à 1964, les autorités publiques avaient créé un ensemble de programmes sans précédent pour remodeler la géographie industrielle de l'hexagone. Usant « de la carotte et du bâton », l’État a inventé un système d’aides et de contraintes, auquel les collectivités locales et les nouveaux comités d’expansion ont largement participé en développant leurs propres programmes d’incitations. Cet effort d'industrialisation a par ailleurs conduit à de vastes programmes d’infrastructures et de services publics – depuis les autoroutes et les instituts de recherche, jusqu’aux équipements culturels et touristiques – pour soutenir la croissance économique et corriger des disparités régionales. La nécessité de coordonner ces investissements a également conduit à des réformes administratives majeures, culminant dans la « régionalisation » de la planification et de l'administration en 1964. Les programmes ministériels et des financeurs semi-publics étaient désormais soumis à des critères de distribution géographique. De nouvelles « missions » administratives et des assemblées régionales relayaient la planification en province. Si, au début des années 1950, les réformateurs français pouvaient encore déplorer leur retard sur les politiques de développement régional d’autres pays européens et même des États-Unis, une décennie plus tard, ils se félicitaient d'avoir largement dépassé la plupart de ces politiques étrangères. L'hexagone avait désormais ce que l’urbaniste britannique Peter Hall a appelé « un appareil de planification sans pareil, par son étendue et sa sophistication, dans le monde développé». Cette tradition de planification particulière reposait sur une expression idiomatique : l’aménagement du territoire. Apparue pour la première fois en 1947, elle désignait une conception totalisante de l’intervention étatique, selon laquelle l’organisation de l’espace géographique servirait de cadre pour coordonner l’ensemble des programmes économiques, sociaux et culturels. Ce sont ces transformations de la place et du rôle des autorités publiques dans le développement territorial entre les années 1930 et les années 1960 que nous abordons dans ce travail de recherche. Peut-être plus qu’à tout autre moment dans l’histoire française, les politiques d’aménagement du territoire d’après-guerre ont mis le problème des inégalités régionales et de la production collective de l’espace national à l’avant de la scène politique. Retracer la carte de l’hexagone est devenu un enjeu central dans la planification des villes, la promotion de la croissance économique, la restructuration de l’industrie et des relations du travail, ainsi que dans la réforme de l’État et du politique.

Cars21 ou l’improbable politique industrielle européenne

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Autoactu nous indiquait cette semaine la publication du rapport intermédiaire de Cars21 deuxième vague qui, suite à la crise, a repris en 2010, la démarche d’analyse et de recommandations qu’avait initié le premier Cars1 au milieu des années 2000. La démarche est intéressante et relativement originale puisqu’elle consiste à organiser très officiellement une confrontation des points de vue sur les régulations produites à Bruxelles et ailleurs et ayant un impact important sur l’industrie automobile. On tente pour cela de réunir au sein d’un "groupe de haut niveau " les différents responsables des politiques publiques européennes, nationales et même régionales d’une part et les différentes parties prenantes à la vie de l’industrie (constructeurs, équipementiers, distributeurs, organisations syndicales…) d’autre part. Par rapport à la première vague, la seconde a étendu la concertation en conviant en particulier l’industrie pétrolière et les distributeurs d’électricité. lire la suite

La Commission et la Cour de Justice Européenne face à la loi Volkswagen : la libre circulation des capitaux envers et contre tout

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Alors que l’on se gargarise autour d’une Europe toute entière dévouée aux intérêts et aux desiderata allemands, on apprenait il y a dix jours que la Commission repartait en guerre contre la loi Volkswagen. Considérant que les modifications qui ont été apportées en 2008 à la dite loi pour feindre de se conformer au droit européen sont insuffisantes, la Commission porte l’affaire devant la Cour de Justice Européenne et lui demande d’astreindre l’Etat allemand à une amende journalière de plus de 31 000 euros qui courrait depuis que l’arrêt de 2007 exigeant la modification de la loi a été prononcé jusqu’à aujourd’hui. La Commission demande également que cette amende journalière soit portée à 282 725 euros par jour à compter du jour où le nouvel arrêt de la CJE interviendra. lire la suite

Est-ce Chrysler qui sauve Fiat ou l’inverse ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Chrysler a annoncé en fin de semaine dernière des investissement lourds aux Etats-Unis : d’un montant de 1,7 milliard de dollars, le plan concerne en particulier la production de la nouvelle Jeep Liberty à Toledo. Celle-ci sera lancée en 2012. Elle sera conçue sur la base de plateforme C qu’utilise l’Alfa Giulieta. Celle-ci qui a fait l’objet d’une déclinaison américaine (la CUSW our C US Wide) et doit ainsi permettre, sur ce modèle comme sur d’autres, de moderniser les gammes des marques de Chrysler. Chrysler est en particulier le champion américain de l’inefficience énergétique et compte sur Fiat pour lui permettre d’emboîter le pas à GM et Ford qui peuvent compter sur les apports de leurs divisions européennes pour reprendre pied sur le marché des cars et verdir leurs offres de SUV. lire la suite

GM : un numéro 1 fragile pour une industrie mondiale à la croisée des chemins

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La publication des résultats de GM au troisième trimestre 2011 a, de manière très significative, donné lieu à des commentaires et des titres très contrastés. En effet, d’un côté, GM redevient clairement le numéro 1 mondial avec 6,79 millions de véhicules sur les 9 premiers mois et Toyota qui avait pris la tête en 2008 rend aujourd’hui à GM plus d’un million de véhicule alors que VW est à 6,11. D’un autre côté, par rapport à 2010, les profits de GM sont en retrait de 12%.

Comme le souligne le Wall Street Journal, il est frappant de constater que GM est en 2011 dans une position symétrique de celle que l’on s’était habitué à constater du temps de "l’ancien GM" : les profits se font aux Etats-Unis et, accessoirement, en Chine; les opérations internationales sont plus problématiques et ce n’est plus seulement l’Europe qui tire les résultats vers le bas, l’Amérique du Sud, la Russie et l’Inde sont également problématiques. Les problèmes de change sont à l’origine d’une partie des problèmes mais c’est aussi l’orientation de beaucoup de ces marchés vers des véhicules modernes et moins chers qui causent les pertes de GM. lire la suite

Immatriculations espagnoles et automobile française : l’Europe va-t-elle laisser passer la deuxième lame de la crise ou se résigner à découvrir les qualités du défaut ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La parution cette semaine des immatriculations en octobre dans les différents pays européens et les perspectives sombres qu’elles ouvrent confortent chez beaucoup d’analystes et d’acteurs le sentiment que l’on avait un peu vite parlé de sortie de crise en 2010 et 2011. En Europe, les marchés qui avaient été soutenus avec succès se tiennent les moins mal : c’est le cas de la France et de l’Allemagne.
A l’inverse, l’Italie, le Royaume-Uni et, surtout, l’Espagne c’est à dire les trois grands autres marchés qui avaient le plus souffert en 2008-2009 n’ont nourri des espoirs de rétablissement que quelques mois et ce sont eux qui, à nouveau, nourrissent les craintes de voir des sites menacés ou restructurés. Parmi eux, l’Espagne incarne, en cette fin 2011, l’impasse dans laquelle on se trouve. lire la suite

Retour vers le futur de l’intégration européenne que l’on nous promettait en 2004

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

En menant une recherche sur la dernière phase de l’intégration européenne, celle qui nous a fait passer d’une Europe à 17 à une Europe à 27, j’ai exhumé un numéro spécial qu’avait consacré en 2004 la revue Réalités Industrielles au sujet pour célébrer l’entrée des premiers PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale). Il inclut entre autres un article très évocateur consacré à l’automobile .

On y lit notamment :
"La plupart des spécialistes estiment la demande régionale à 2,4 M de véhicules neufs d’ici 2010, soit plus 15 % de la demande projetée de l’UE15 contre 6 % actuellement. A beaucoup plus long terme, et au regard du poids de ces pays dans la population européenne, la région recèle un potentiel de 4 M d’immatriculations de véhicules neufs par an.
Ces perspectives justifient l’agressivité commerciale des constructeurs. La région constitue un enjeu stratégique à moyen terme où les jeux ne sont pas encore faits. Mais il s’agit d’un processus lent et qui peut s’avérer cyclique :
- l’Espagne est ainsi passée d’un taux d’équipement de 71 véhicules/1000 habitants en 1970 (37 % de la moyenne UE15) à 408 en 1998 (UE15 = 451), et son parc reste âgé puisque 35 % des voitures ont encore plus de 10 ans ; lire la suite

In the name of consumer: The social construction of innovation in the European automobile industry and its political consequences

Jullien, Bernard, & Tommaso Pardi (2011).  In the name of consumer: The social construction of innovation in the European automobile industry and its political consequences. European Review of Industrial Economics and Policy. 3, The paper questions the conventional representation of innovation and product policies dynamics in the European automobile industries. It shows that the proliferation of models, their faster renewal and the increasing technological content of new cars have not been pulled by the “postfordist” demand of the new “king consumer”, but pushed by corporate strategies within a well defined conception of control. The paper focuses in particular on the political consequences of this innovation dynamic. At the market level, it shows that this trend has led to an increasing inegalitarian access to new cars reinforced by the rising cost of ownership of second hand cars. At the production level, it shows that in order to manufacture and sell profitably this wide range of new models carmakers have increased work productivity while reducing the cost of work. The paper argues that this double antifordist dynamic has locked-in the sector in a conception of control that is both economic and socially unsustainable.

Pourquoi l’Europe de l’automobile n’existe pas

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

La semaine a été marquée à la fois par le maintien de la protection des Dessins et Modèles pour les pièces visibles et par les protestations suscitées par les propositions du commissaire à la fiscalité, Algirdas Serneta, avancées en avril concernant l’évolution de la taxation du gazole. Dans les deux cas, on a affaire à des propositions longuement étudiées et argumentées techniquement par la Commission puis approuvées par le parlement européen. Dans les deux cas, une fois ce processus arrivé à son terme, la mesure n’est susceptible de devenir effective que si elle est reprise par les parlements nationaux – ce que certains députés ont tenté d’obtenir en vain sur les dessins et modèle – ou approuvée par le conseil à l’unanimité dans le cas d’une disposition fiscale commune puisque la fiscalité reste du ressort des Etats. Dans les deux cas, dans un pays automobile comme la France, le traitement du dossier par Bruxelles pèse peu et la réintégration de préoccupations laissées hors du champ de l’examen technique des DG de la Commission conduit à rendre des arbitrages politiques contraires aux préconisations de Bruxelles. lire la suite

Industrie automobile. La croisée des chemins

Jullien, Bernard, & Yannick Lung (2011).  Industrie automobile. La croisée des chemins. Etudes. L’industrie automobile a profondément structuré nos sociétés au XXe siècle : ses procédés de fabrication, ainsi que ses rapports sociaux, se sont étendus à l’ensemble de l’industrie, cependant que la généralisation de la possession de voitures individuelles structurait autour d’elle les espaces urbains. Cette prédominance a été contestée dans les années 1970, avec la critique de la société de consommation et la mise au jour des problèmes de sécurité et de pollution engendrés par la circulation. Plus tard, l’explosion de la demande, puis de la production, dans les pays émergents va poser de façon plus aiguë les questions de la limitation des ressources fossiles et des conséquences climatiques du tout-voiture. La crise de 2008 a accentué la prise de conscience de la nécessité de réviser au niveau mondial les procédés de fabrication et les usages de l’automobile. Confrontée à de nouveaux défis, l’industrie (notamment française – Renault et PSA) a commencé à explorer des pistes : production dans les pays émergents de véhicules très bon marché également vendables dans les pays développés, délocalisation des activités de conception, perspectives prometteuses de la voiture électrique dès lors que s’ouvrent de vastes marchés... L’industrie automobile semble être au seuil d’une révolution.
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Le syndicat américain de l’automobile à la croisée des chemins

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les salariés de ce qui reste de l’automobile américaine (GM, Ford et Chrysler) devaient voir leur sort réglé à la mi-septembre : le terme des contrats qui les liaient aux entreprises était le 16 septembre et un nouveau contrat de 4 ans devait avoir été négocié dans les trois entreprises à cette date. L’accord n’ayant pu se dégager alors, les négociations entre l’UAW et le management des trois entreprises s’est prolongé et le premier accord s’est dégagé cette semaine chez GM. Il servira de référence chez Ford et Chrysler pour lesquels les négociations se poursuivent. lire la suite

Fiat–Chrysler : et si Moody’s avait raison ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Entre deux sorties médiatiques, sur la nécessité de revoir la politique monétaire européenne, la négociation sociale en Italie ou les opportunités d’une alliance avec Suzuki, Marchionne n’a guère eu de temps pour commenter la dégradation de la note de l’entité qu’il a constituée en juillet en passant à 53,5% du capital de Chrysler et en prenant la présidence début septembre : d’évidence, la nouvelle du passage de Ba1 à Ba2 n’était pas dans son "story telling". Pourtant, les fondements de cette dégradation ne se limitent pas à l’espèce de moyenne des notes de Chrysler (B2) et de Fiat (Ba1 donc) avant l’intégration qui a été évoquée dans les commentaires les plus rapides. lire la suite

Les tensions entre Suzuki et Volkswagen : une ombre au tableau de la réussite impériale

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Weekly column by Bernard Jullien director of Gerpisa.

Passé un peu inaperçu dans l’actualité automobile de l’été, l’épisode très conflictuel de la vie de la jeune alliance Suzuki-VW était au centre des commentaires au Japon en juillet. Il a continué d’être assez largement scruté en août.

Rappelons que VW et Suzuki s’étaient rapprochés fin 2009. On avait alors vu VW prendre 19,9 % du capital de Suzuki pour 1,7 milliard d’euros. En retour, Suzuki devait à son tour rentrer au capital du groupe de Wolfsburg. Etant données les complémentarités technologiques et géographiques entre les deux entreprises, les analystes n’avaient guère eu de mal à trouver les arguments justifiant l’opération. Ils avaient toutefois eu tendance à regarder très volontiers le dossier à partir des intérêts de Volkswagen et à faire comme si il s’agissait là d’une flèche supplémentaire – indienne - ajoutée dans le carquois, déjà convaincant, des équipes de Piech. lire la suite

Les économies développées face aux pays émergents: L’Union Européenne mise à l’épreuve de la politique industrielle chinoise

Basbous, Bernard (2011).  Les économies développées face aux pays émergents: L’Union Européenne mise à l’épreuve de la politique industrielle chinoise. Sciences politiques. Sciences politiques, études européennes, 64.L'industrie automobile occupe une place particulièrement intéressante au sein de l'Union Européenne et en Chine. Elle a constitué un des piliers de la capacité industrielle de nombreux États européens au 20e siècle et se trouvait au cœur des mouvements qui ont amené sa particularité au « modèle social européen ». Face à ce relatif aboutissement de l'industrie européenne, apparait aujourd'hui une Chine qui est à un moment différent du développement industriel. Non contente de produire des biens manufacturés à faible valeur ajoutée, la Chine vise ce qui a fait le cœur de la puissance industrielle occidentale : les produits à haute composante technologique, comme l'automobile aujourd'hui et l'aéronautique demain. En raison de l'importance de l'industrie automobile pour l'Europe, l'Union européenne (UE) trouve des intérêts à défendre ses constructeurs à l'intérieur et à l'extérieur de l'espace communautaire. Le Droit étant au cœur du processus d’intégration européenne et l’UE étant envisagée par de nombreux auteurs comme une « puissance normative », le moyen étudié dans ce travail pour défendre les intérêts européens à l'étranger est la Norme. Autrement dit, l’Union Européenne parvient-elle, en Chine, à défendre les intérêts des constructeurs automobiles originaires de ses États-membres par le recours à la norme ? L'objet de ce travail est de tenter d'apporter des éléments de réponse à cette question.

Egyptian pyramid or Aztec pyramid: How should we describe the industrial architecture of automotive supply chains in Europe?

Frigant, Vincent (2011).  Egyptian pyramid or Aztec pyramid: How should we describe the industrial architecture of automotive supply chains in Europe?. Cahiers du GREThA. This article questions a terminology that is frequently used to describe automotive supply chains’ industrial architecture. Since vertical disintegration became a trend in the 1980s, this architecture has been represented using the image of the pyramid. Implicitly, authors have had the image of an Egyptian pyramid in mind, one that is pointed at the top and broad at the base. We will demonstrate that even if pyramids are an appropriate image, in the auto industry the Aztec variant, with its shortened peak and room for SMEs, is more accurate. The paper’s first section – with its more historical focus – explains the birth of the Egyptian pyramid. The section 2 puts forward the idea that the Egyptian metaphor is more misleading than informative. We start by demonstrating that overusing this metaphor will ultimately exclude a number of very strategic companies from analysis. This is followed by a presentation of the findings from a study of 750 French SMEs*, in which it is demonstrated both that some continue to maintain direct access to carmakers and also that the hierarchy of tiers comprising this supply chain features greater porosity than is commonly recognized.

Pour une vision systémique de la compétitivité – quelques éléments de réflexion sur la filière automobile

Date: 
02/07/2011

La question de la compétitivité de l’industrie automobile est souvent appréhendée sous l’angle des seuls constructeurs. Les débats récents concernant l’avenir du site Peugeot d’Aulnay ont encore illustré cette focalisation comme en témoigne l’intervention de Philippe Varin soulignant le poids des charges pesant sur le site. Toutefois, ceci peut sembler quelque peu anachronique de se focaliser sur les seuls coûts de fonctionnement des sites d’assemblage final à une époque où 70 à 80% du coût de revient d’un véhicule (selon les modèles et les constructeurs) est réalisé par les fournisseurs et équipementiers. lire la suite

Etude sur les PME et ETI de la filière automobile

OSEO (2011).  Etude sur les PME et ETI de la filière automobile. Regards sur les PME. Cette étude a été rédigée par Vincent FRIGANT (GERPISA). On y trouve également des contributions de Bernard JULLIEN (GERPISA) et de Petr PAVLINEK (University of Prague). Les PME et ETI opérant pour l’industrie automobile restent des acteurs méconnus, bien qu’il existe de nombreux travaux sur les constructeurs et grands équipementiers automobiles. Cette méconnaissance tient en grande partie à l’hétérogénéité de ces entreprises, que ce soit au regard de leur taille, de leur secteur d’appartenance ou encore des fonctions exercées au sein de la filière automobile. Afin d’en mieux cerner le rôle et le fonctionnement, ainsi que les enjeux auxquels elles sont confrontées, OSEO et le GREThA (Groupe de recherche en économie théorique et appliquée) ont mené, en 2010, une vaste enquête auprès des PME et ETI présumées membres de la filière. L’une des originalités de l’étude, réalisée dans le cadre de l’Observatoire des PME, est de proposer une analyse des PME et ETI de la filière selon le rang où elles se situent dans la pyramide d’approvisionnement. Au final, l’étude traduit la grande diversité du vivier d’entreprises qui participe à la vie de la filière. Elle souligne que cette diversité se construit sur des pratiques différenciées selon leur rang d’intervention. Elle met en évidence la complémentarité des différents maillons d’une chaîne sous tension aujourd’hui mais qui espère en l’avenir.

Beyond labour cost: political and strategic factors in the investment strategy of Toyota in Europe (1989-2004)

Pardi, Tommaso (2006).  Beyond labour cost: political and strategic factors in the investment strategy of Toyota in Europe (1989-2004). (Pries L., BosowksiC., Ed.).Europäische Automobilindustrie ai Scheideweg. 47-60.Why in the first place did Toyota decide to manufacture their cars in Europe, after all, their market share back in 1989 was only of 2.2% across the European continent? Why did they establish their plants in countries like UK and France, which figure among the so-called high cost countries? And why today do they keep investing and expanding their facilities and the number of their employees in these countries while most of the European manufacturers are either scaling down their investments in their home countries or shifting their attention to East Europe or China? Even if answering these questions implies to a certain degree making a short historical analysis of the European adventure of Toyota, my focus here will be mainly on the strategic approach in terms of investment policy implemented by Toyota to face the challenge of the European markets, and on the different factors, more or less contingent and structural, which have affected so far this strategy. From a more general theoretical standpoint, I will try also to argue that, despite the fact that labour cost plays of course an important role in shaping investment decisions for manufacturing companies, this is not at all the only factor, and the investment policy of Toyota in Europe is a good example of the other multiple decisive dimensions which surround investment strategies. Policy obligations, institutional strategies and social compromises, currency risks and financial stability, value chain and logistic constraints, workforce skills value and structural externalities, the list could be longer, and each of these elements has a specific weight within the architecture of each sector and within the position and strategy of each company. Therefore, our general theoretical expectation here is that we will see a variety of approaches to delocalisation and investment policy, as we have seen before for previous major strategic issues, like the need to converge to the lean production standards, the imperative of globalisation, or the pressure for mergers and alliances, and this will depend on the very particular features of the automobile sector, on the trajectories and institutional environments of each company and on their market positions and profit strategies. This paper does not have however any major theoretical ambitions, and its aim is simply to give some understanding of the investment policy of Toyota in Europe, with a particular focus on their British and French plants
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