Pays développés

Le prix des véhicules électriques est-il délirant ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

En annonçant cette semaine le prix de sa C-Zéro à 35 350 euros TTC et en proposant une solution de leasing à 459 euros mensuels, Citroën a - dans Autoactu comme ailleurs - suscité le débat. En effet, un tel prix pour un véhicule qui, même si l’on fait abstraction de la question de l’autonomie, offre à peu près les prestations des véhicules qui se vendent aux alentours de 8000 euros semble faire de l’achat un acte militant plus que rationnel. Dès lors, les partisans de l’électrique auront tendance à accuser PSA de se comporter comme s’il voulait faire la démonstration de l’impraticabilité de cette voie. Les opposants ou les sceptiques verront quant à eux là une preuve de la vanité du bruit médiatique et politique fait depuis deux ans autour du véhicule électrique et concluront que seules les motorisations traditionnelles ou, éventuellement, les formes progressives d’hybridation sont envisageables. lire la suite

Valeurs résiduelles et modèle de diffusion des véhicules électriques

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Autoactu nous faisait part cette semaine de la publication d’une étude Eurotaxglass’s qui propose une estimation des valeurs résiduelles (VR) des véhicules électriques (VE). On en comprend d’emblée l’importance étant donnée l’importance des marchés de flotte pour lesquels le raisonnement en termes de coût total d'utilisation (TCO) domine pour le marché du neuf en général et pour celui du VE en particulier. La publication de l’étude est à elle seule une indication de ce que, en un an, le crédit accordé à l’hypothèse d’une diffusion large des motorisations électriques a considérablement cru : on en vient désormais à se poser des questions opérationnelles à trois ou cinq ans alors même que les premiers lancements commerciaux importants n’interviendront que dans les mois à venir.  lire la suite

Amérique des dealers et Europe de la distribution automobile : le jour et la nuit; Pour le meilleur ou pour le pire ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Après que les constructeurs américains GM et Chrysler aient dû reconsidérer l’automne dernier, sous la pression des distributeurs, leurs projets assez logiques de résiliation pour en réduire drastiquement l’ampleur, c’est au tour du Congrès de se heurter au très puissant lobby que les dealers continuent de représenter. Dans un article du 15 juillet, le Financial Times revient sur ce phénomène et son importance aux Etats-Unis. lire la suite

Derrière les bons résultats des constructeurs européens, l’espoir peu réaliste d’un recentrage sur les émergents

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Dans un  contexte d’atonie persistante de la demande européenne, les constructeurs PSA et VW annoncent des résultats commerciaux insolemment brillants. Ils semblent d’ores et déjà bénéficier en cela de leur présence dans les émergents et, en particulier en Chine. Même Renault, pourtant absent de Chine, a indiqué cette semaine que son premier semestre 2010 serait fort satisfaisant. lire la suite

L’électrique, le marché et le plan

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Invité cette semaine à m’exprimer à Rennes lors d’une journée consacrée au "Plan Véhicule Vert Breton", on me demandait si le basculement vers le tout électrique était un scénario réaliste ou une hypothèse lointaine. Après m’être laborieusement abrité derrière les lourdes incertitudes qui marquent encore le paysage et en ayant largement souligné le rôle déterminant du politique dans l’affaire, il m’apparut que derrière le consensus apparent qui s’est imposé en France puis, progressivement en Europe subsistaient deux grands désaccords :
- le premier concerne le statut futur du VE qui est appelé selon certain à demeurer l’une des multiples solutions techniques auxquelles on recourra dans l’automobile pour couvrir la large gamme des besoins alors que d’autres le voient comme le futur "standard universel" que représenta le véhicule thermique (VT) jusqu’alors ; lire la suite

Travailler chez Toyota : de l’emploi à vie à la course à la survie

Pardi, Tommaso (2009).  Travailler chez Toyota : de l’emploi à vie à la course à la survie. La Revue de l'IRES. 3(62), 39-70.

Nous chercherons tout d’abord à analyser comment le système de relations salariales propre à la lean production s’est structuré et généralisé au Japon. Cela nous permettra de comprendre pourquoi la direction de Toyota a longtemps hésité avant d’établir des sites de production aux Etats-Unis et en Europe. Le constructeur japonais craignait en effet de ne pas pouvoir y reproduire son système de gestion de l’emploi ni son organisation du travail, ces éléments étant tous deux indispensables à la mise en œuvre de son système de production (Lung, Bélis-Bergouignan, 1994). Nous verrons par ailleurs que la gestion des ressources humaines réussit à se plier aux exigences du fl ux tendu de la production grâce à la mise en concurrence de sa main-d’œuvre jeune et la mise à l’écart de sa main-d’œuvre âgée, malade ou moins performante. Cela nous permettra de montrer à quel point l’emploi à vie et le salaire à l’ancienneté, systématiquement associés à ce système de gestion des ressources humaines, ne concernent en fait qu’une minorité de salariés, la majorité étant contrainte d’accepter des emplois beaucoup moins bien payés chez des sous-traitants de troisième et de quatrième rangs. Nous verrons en outre que l’organisation du travail s’appuie, elle aussi, sur une mise en concurrence continuelle des salariés afi n d’obtenir leur forte participation à la réduction des coûts, ce qui, en retour, alimente le processus
de sélection de la main-d’œuvre. L’analyse développée ici accordera une attention particulière aux conditions institutionnelles et économiques qui ont permis à ce système de relations salariales d’être socialement et industriellement viable au Japon, en soulignant trois phénomènes majeurs : le syndicalisme d’entreprise, l’organisation en keiretsu de la sous-traitance et une croissance régulière et soutenue de la production.
Après avoir analysé le SPT au Japon, nous nous intéresserons au cas de la fi liale Toyota en France. Nous montrerons que les nombreux problèmes rencontrés par le management et les syndicats de TMMF résultent directement des diffi cultés liées à la mise en cohérence du système de relations salariales propre à Toyota dans le contexte français. Par extension, il devient légitime de se demander s’il est vraiment opportun sur le plan politique d’imposer en France un tel système d’organisation du travail et de gestion de la main-d’œuvre, en tant que norme appliquée à toute la production
industrielle.

Les débats macro économiques et le sort de l’automobile

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le G20 débattait ce week-end de l’opportunité d’assainir les finances publiques dès aujourd’hui quitte à casser le début de reprise qui s’était fait jour et/ou de continuer de laisser les déficits se creuser et les dettes publiques s’alourdir pour permettre ensuite que la croissance en facilite la résorption. Toute macro-économique qu’elle soit, la question concerne directement l’automobile européenne dont la demande n’a résisté en 2009 qu’à travers des programmes de prime à la casse et qui a, plus structurellement, besoin pour faire sa transition écologique d’importants soutiens publics qui sont susceptibles, durant quelques années, d’en faire une source de dépenses plutôt que de recettes. Plus immédiatement, à travers les retraites, les salaires des fonctionnaires et les probables augmentations d’impôts directs ou indirects, ce sont bien sûr les immatriculations et la structure des "mix" qui se jouent. lire la suite

Ambitious Plans and Hard Realities: the Chinese Automobile Supply Parts Industry in a Challenging Competitive Environment

Bungsche, Holger (2010).  Ambitious Plans and Hard Realities: the Chinese Automobile Supply Parts Industry in a Challenging Competitive Environment. The Prospects and Limits to the Development of the Automotive Periphery. 42, 55-70.

The focus will be mainly on two aspects: The first aspect is the quickly proceeding integration of China in the automotive value chains in East and South-East Asia and the dynamic relationship between established and emerging markets in this region resulting from it. In this respect, the Japanese supply parts industry and the evolving Japanese- Chinese relationships in the production of supply parts will be of especial interest.
 
The second aspect the paper wishes to discuss, concerns the competitiveness of the Chinese supply parts manufacturers and the growing difficulties China is facing in establishing a strong national supply parts industry. In this respect, the structure of the Chinese supply parts industry, the problems of restructuring and concentrating the industry as well as the shortcomings of the development policy in the past will be addressed.

The paper will be divided into three parts. The first part will briefly give an overview over the size and structure of the Chinese supply parts industry as well as the development of the Chinese market for auto parts in recent years. In the second part we will discuss the topic of China as a production location for supply parts for the world car industry.
The third and largest part will then address the development of the Chinese national supply parts manufacturers and the question whether they are to become powerful competitors on a global level in the near future. Especially in this second and third part, in addition to the Chinese materials many data with respect to Japanese supply parts manufacturers in China will presented in order to illustrate both, the deep integration of China in the value chains in Asia on the one hand, and the
difficulties Chinese companies are facing to upgrade their position in these production networks. The paper will end with a critical assessment of the current situation and a short outlook on the future tasks and prospects of the Chinese auto supply part industry.

 

The Prospects for Mexico in the North American Automotive Industry: A Global Value Chain Perspective

Sturgeon, Timothy, Gary Gereffi, Kimberly B. Rogers, & Karina Fernandez-Stark (2010).  The Prospects for Mexico in the North American Automotive Industry: A Global Value Chain Perspective. The Prospects and Limits to the Development of the Automotive Periphery. 42, 11-23.

This paper considers the prospects for Mexico’s automotive industry as it has evolved, especially since the signing of the North American Free Trade Agreement (NAFTA) in 1994, in the context of these nested and highly dynamic global and regional value chains.  We find that the fate of an industry in a small, regionally embedded country like Mexico is tied to factors that lie largely outside the control of the state or of local firms.
Ironically, the flagging prospects of the Big 3 automakers have created more risks for Mexico and Canada than it has for the United States.
 

The Prospects and Limits to the Development of the Automotive Periphery

Domanski, Boleslaw (2010).  The Prospects and Limits to the Development of the Automotive Periphery. (Domanski B., Ed.).Actes du Gerpisa. 42,

The papers published in this issue of Actes du GERPISA focus on the evolution of the automotive industry in the peripheral countries and their changing role in the international division of labour in the automotive industry. The first aim is to achieve a better understanding of factors and mechanisms that spur and/or hinder industrial upgrading in less developed countries as defined according to Gereffi (2005) as a ‘move from low-value to relatively high-value activities in global production networks’. This is related to the issue of the long-term prospects of the peripheral countries, i.e. the debate as to what extent their position can be sustained in the long run and how far the observed processes of functional upgrading in the international value chain can continue. These problems have gained special importance in the situation of the current crisis. One of the conclusions drawn by Humphrey, Lecler and Salerno (2000) was that a scenario of regional segmentation of the global vehicle industry was more likely than global homogeneity.
The trend towards regionalism has been supported by Freyssenet, Shimizu and Volpato (2003) and Carrillo, Lung and Van Tulder (2004). The papers in this issue discuss the development trajectories of countries that represent three different types of automotive periphery (see Humphrey, Lecler, Salerno, 2000): Mexico as an example of the Integrated Peripheral Market strongly integrated into the North American Free Trade Area (Sturgeon, Gereffi, Rogers, and Stark-Fernandez, this issue; Contreras, Carrillo, and Estrada, this issue), Mercosur as the case of the Emerging Regional Market not integrated into the Triad (Lung, this issue), and China as the best example of the Protected Autonomous Market and now the second largest automobile market behind the United States (Bungsche, this issue).

Les politiques européennes de l’automobile peuvent-elles rééquilibrer les systèmes automobiles ?

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le Gerpisa a clos ses 18èmes Rencontres Internationales annuelles le 11 juin à Berlin en organisant un échange entre la soixantaine de chercheurs présents et Philippe Jean, Chef de l’Unité Automobile au sein de la DG Entreprise. Le colloque s’était donné pour thématique "La soutenabilité de l’industrie automobile mondiale : le dilemme entre développement durable et survie". Par conséquent, les questions ont porté essentiellement sur la gestion que l’UE a assuré de la crise et de sa faculté à porter une vision de l’avenir de l’automobile soutenable écologiquement, socialement et économiquement d’une part et à la transformer sinon en politique industrielle du moins en coordination des interventions publiques nationale d’autre part. lire la suite

330/2010 et 461/2010 remplacent le 1400/2002 : une DG Concurrence aussi politique que technique

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Comme chacun le pressentait, les préventions exprimées au Parlement Européen contre le projet de règlement défendu désormais par le Commissaire J. Almunia dans des termes très proches de ceux qu’exprimaient avant lui N. Kroes n’ont pas pesé bien lourd. Le règlement qui a été adopté le 27 mai et qui est étiqueté 461/2010 est celui qui avait été proposé à l’appréciation des députés et qui ne les avait guère convaincus. Il renvoie lui-même au 330/2010 qui n’est autre que le fameux règlement général qui encadre les accords verticaux de distribution (franchises) : il reprend quant à lui pour l’essentiel les dispositions du règlement 2790/1999 dont le réexamen a eu lieu dans la même période que le 1400/2002 et s’est clos le 20 avril par l’adoption du 330. lire la suite

"Rappels de voiture: une plaie moderne"

Date: 
30/03/2010
Emission / Séminaire / Colloque: 
ABE - télé suisse
ernard Jullien participe à une émission spéciale du magazine télé ABE (Suisse) sur les rappels automobiles. Au sommaire: analyse du cas Toyota (avec visite à Toyota City), l'épidémie actuelle de rappels qui touchent toutes les marques, rôle des sous-traitants, un passage chez PSA Sochaux pour traiter la question des plateformes, puis chez l'équipementier allemand ZFS, et pour finir la qualité de la marque DACIA... http://www.tsr.ch/emissions/abe/1756005-rappel-de-voitures-une-epidemie-...

Distribution de VN en Europe : l’imminence de la fin du psychodrame règlementaire

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Dans deux semaines, le règlement d’exemption en vigueur depuis 2002 vivra son dernier jour. Nous nous trouverons alors à la veille d’une nouvelle ère où la distribution de véhicules neufs cessera de bénéficier d’un règlement spécifique et devra aligner ses pratiques contractuelles sur celles qu’encadre le règlement général d’exemption qui définit les conditions sous lesquelles les fournisseurs et les distributeurs peuvent nouer des accords pour assurer la commercialisation de produits ou de services et l’interdire à ceux qui ne rentrent pas dans le cadre de ces accords. lire la suite

Crise et soutenabilité de l’industrie automobile. Le cas français en question

Jullien, Bernard (2010).  Crise et soutenabilité de l’industrie automobile. Le cas français en question . DGAPanalyse, Forschungsinstitut der Deutschen Gesellschaft für Auswärtige Politik . 2 - Avril 2010,

La situation de l’industrie automobile est exemplaire pour l’ensemble de l’économie française. Depuis 2008, le secteur automobile et son évolution socio-économique jouent ainsi un rôle central dans le débat sur la crise et sur sa gestion politique.

  • La crise du secteur automobile s’explique par la faiblesse de la demande de véhicules neufs, l’intérêt croissant des ménages pour les segments inférieurs et la concurrence sur les salaires, que l’intégration européenne a tendance à relayer.
  • En réaction à la crise, l’État français a apporté à l’industrie automobile plusieurs types d’aide : prêt bonifié, Fonds de modernisation destiné aux équipementiers fragilisés, Fonds stratégique d’investissement pour les entreprises menacées, prime à la casse et facilitation de la mise au chômage partiel.
  • Malgré cette intervention à plusieurs niveaux, plusieurs points restent problématiques : les sous-traitants sont dans une situation précaire ; les sites industriels font face à un vrai problème de compétitivité ; et la coordination des politiques au niveau européen est insuffisante.

Bernard Jullien intervient à France Info : "Renault Sandouville : une usine en sous régime"

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Date: 
09/05/2010

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"Vendredi 30 avril, Carlos Ghosn a été réélu pdg de Renault. La poursuite de sa tâche à la tête du constructeur automobile frappé comme tous ses concurrents par la crise ne s’annonce pas simple. L’Etat français, premier actionnaire de Renault à 15% et qui a mis la main à la poche avec un prêt de 3 milliards d’euros, entend avoir son mot à dire. Nicolas Sarkozy a notamment reproché à Renault d’avoir trop délocalisé sa production. Mais l’Etat peut-il vraiment empêcher les restructurations, la baisse de l’emploi et les fermetures d’usines qui menacent ce secteur ? lire la suite

L’industrie automobile en France depuis 1950 : des mutations à la chaîne

Méot, Thierry (2009).  L’industrie automobile en France depuis 1950 : des mutations à la chaîne . L'économie française - Comptes et dossiers (Dossier -L'industrieautomobileenFrancedepuis1950).

En 2008, l’industrie automobile mondiale a été brutalement rattrapée par la crise en fin d’année. En France, les immatriculations de voitures particulières neuves, qui étaient en hausse de 4,5%sur les 6 premiersmois de l’année, chutent de 6,3%sur les 6 derniers mois.
En moyenne pour 2008, la production de la branche automobile recule de 9,3 % en volume ; pour la première fois depuis soixante ans, son commerce extérieur devient déficitaire. Les pouvoirs publics prennent rapidement des mesures pour soutenir la demande et un Pacte automobile est signé avec les constructeurs et les équipementiers.
Des signes avant-coureurs de difficultés étaient apparus : en 2005 et 2006, la production avait baissé en France, en 2007 elle avait diminué sur le continent nord-américain. De fait, en ce début de XXIe siècle, l’industrie automobile est confrontée à un triple défi : la saturation des marchés des pays développés et une croissance sans doute moins forte que prévu des marchés des pays émergents, une hausse tendancielle du prix des carburants qui déplace les achats vers les véhicules économes, des nécessités écologiques qui s’imposent de plus en plus fortement dans la conception et l’usage des véhicules. Durant les 60 dernières années, l’industrie automobile française a cependant dû en relever d'autres : essor de la consommation de masse, ouverture des frontières et internationalisation des marchés, chocs pétroliers...
Ainsi, depuis 1950, elle s’est sans doute davantage transformée que l'automobile elle-même.

Europe and sustainable mobility. What's next?

Jean, Philippe (2010).  Europe and sustainable mobility. What's next?. Gerpisa colloquium.

 

Background
  • The pace of change has accelerated since the CARS21 mid-term vision (October 2008);
  • The increased efficiency of the combustion engine has reduced the CO2 emissions quicker than anticipated;
  • The crisis and the economic measures taken has reduced the size of cars and engines with lower total CO2 emissions as a results
Environmental Issues and the impact in the Automotive Industry

 

 

 

  • Global Warming increased awareness;
  • CO2 emissions (legislation adopted from the EU Parliament on December 2008);
  • EURO V – particulate EURO VI – NOx
  • National CO2 taxation
  • Regional environmental regulations

Development of new low carbon technologies
Objectives:

 

  • The primary aim is to reduce energy consumption and pollution by developing increasingly energy efficient vehicles through improving powertrain management (engines, transmission and driveline).
  • These vehicles will be adaptable to new, sustainable fuels, but a balanced process for energy generation is needed.
  • We believe that it is possible to develop mobility based on renewable energy sources but that in order to ensure security of supply we will have a mix of fuels.

 

 

 

 

La stratégie véhicule propre de la Commission : voiture balai ou moteur de l’Europe de l’automobile ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Annoncée en février, la Communication de la Commission Européenne intitulée "Une stratégie européenne pour des véhicules propres et économes en énergie" a été présentée et commentée par le Commissaire à l’Industrie, Antonio Tajani, le 28 avril. Tout en réaffirmant la doctrine de la neutralité technologique de la Commission qui ne veut prendre partie ni pour aucune des politiques nationales ni pour aucun des champions nationaux italien, allemands ou français, le Commissaire se veut plus offensif que ne le fût sur ce dossier son prédécesseur et entend en faire un exemple de ce que pourrait être une politique industrielle européenne. La Communication présentée mercredi rappelle à ce sujet que le parc mondial est appelé à doubler dans les 20 ans à venir et situe alors l’enjeu ainsi : "Ce doublement du parc automobile mondial appelle un changement radical des technologies afin d’assurer une mobilité durable à long terme compte tenu de l’objectif de décarbonisation du transport. La stratégie devrait par conséquent aider l’industrie européenne à se hisser au premier rang mondial dans le déploiement de technologies de propulsion alternatives. L’évolution vers des transports durables que l’on constate partout dans le monde montre que l’industrie automobile européenne ne peut rester compétitive qu’en prenant la tête dans le domaine des technologies vertes. lire la suite

On the Way to a Low-carbon Society? Japan’s Tax Reforms and Incentive Scheme for Fostering Ecological Friendly Cars and Their Market Effects

Bungsche, Holger (2010).  On the Way to a Low-carbon Society? Japan’s Tax Reforms and Incentive Scheme for Fostering Ecological Friendly Cars and Their Market Effects. Gerpisa colloquium.

 The economic crisis that started with the bankruptcy of the investment bank Lehman Brothers in August 2008 impressively proved that the world car industry and the automobile markets are moving into two different directions.

While in the established and mature automobile markets of the triad of North America, Europe and Japan sales of cars literally collapsed and slumped to a level of the 1970s, the developing markets, first and foremost of China, India and also Brazil were, if at all, only temporarily affected by the crisis and continued or even accelerated to grow. For example in China a simple reduction of the purchasing tax on cars with less than 1.6 liters engine displacement by 50% together with an incentive program intended to stimulate demand for cars in rural areas not only helped overcoming a slight decrease of car sales at the end of 2008 and beginning of 2009, but spurred domestic production to an extent that China in 2009 became the largest car producing country in the world with over 12 million manufactured vehicles.
With respect to the world automobile markets, it is therefore undoubtedly appropriate to say that ‘balance of power’ is shifting away from the triad markets towards these new developing markets. As a matter of fact, without the strong growth in theses developing countries the situation for many established car producers in the USA, Japan and to some lesser extent also Europe would have been much, much worse than it had been anyway.
With regard to Japan and the Japanese auto manufacturers, it is certainly not exaggerated to state that the Japanese car industry has been the second major loser of the crisis only next to the American industry.

The paper wishes, first, to analyze the influence of the financial and economic crisis on the Japanese automobile industry. Secondly, it intends to investigate the political reactions with respect to their intended ecological effects and their impact on the Japanese manufacturers as well as the import market. In its first part, the paper will first briefly discuss the specific differences of the current financial crisis in comparison with the crisis after the burst of the bubble economy in the 1990s. In a second part then, the impact of the financial crisis on the Japanese automobile market, industry and the manufacturers will be explained in more detail, before we will turn our attention in the last part to the government incentive programs and their effects on the car market. A short conclusion will finally summarize the main points again and add some thoughts with regard to the underlying question of the paper, whether Japan is really moving towards a low-carbon society in the automobile sector.

Évolutions techniques d’un métier traditionnel et politique de formation: l’exemple de la réparation automobile

Michaux, François (2010).  Évolutions techniques d’un métier traditionnel et politique de formation: l’exemple de la réparation automobile. Journée du Gerpisa 181. Les évolutions technologiques majeures à 5/10 ans sont déjà certaines (nouvelles motorisations, hybrides et électriques, qui représenteront à 10/20 ans 10 à 15 % du parc en circulation, généralisation d’un dialogue interactif entre les véhicules et leur environnement(2)), ou probables (introduction progressive de systèmes « plug and play », permettant de doter un véhicule déjà en circulation de fonctions informatiques nouvelles comme on le fait aujourd’hui sur un ordinateur).Elles accroîtront d’autant plus la complexité que les nouvelles motorisations, qui répondent aux enjeux climatiques et à la mise en place d’autres formes de mobilité, ne se substitueront pas tout de suite aux technologies actuelles en l’absence d’infrastructures adaptées partout, mais coexisteront durablement avec elles. Pendant au moins les 50 prochaines années, il faudra assurer en même temps l’entretien de moteurs thermiques «purs», de moteurs hybrides(3), de moteurs électriques, voire, à titre expérimental, de piles à combustible. Même si le moteur électrique suppose moins de complexité et moins d’interventions, chacune de ces technologies ajoute des compétences différentes à enseigner, à contrôler, à actualiser.

Renault : entreprise innovante par nature ou par accident ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les jours passés ont été marqués en France par une forte présence médiatique de Dacia. Le 4x4 Duster est maintenant disponible à la vente et la campagne de publicité réaffirmant les "valeurs" de la marque est apparue sur les écrans. La Sandero finit le mois de mars à la seconde place du "hit parade" et offre au GPL une part de marché que ses promoteurs n’espéraient plus en France. En dehors de la légitime mobilisation médiatique que suscite l’engagement de Renault-Nissan dans le développement à grande échelle du véhicule électrique, le renouveau de Renault est là et il s’est opéré en une demi-décennie. Puisque le lancement commercial des VE est encore à venir et que ses succès annoncés par la publicité faite autour des accords avec les Etats, les collectivités ou les grandes flottes restent hypothétiques, s’intéresser à Dacia présente l’avantage d’exhiber des éléments tangibles de ce qui permet à Renault d’engranger d’incontestables succès. lire la suite

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