Pays développés

Pardi - presentation - JG 03/2015

Pardi - presentation

Pardi/Kolcheva - compte-rendu

[Anonyme] (Submitted).  Pardi/Kolcheva - compte-rendu.

Flonneau - rapport

Deffontaines - Compte-rendu

Une étude qui milite pour un nouveau départ des nouvelles mobilités

A lire

Le 15 janvier était présentée à Bercy une étude qui a été conduite pour le Pôle Interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations Economiques (PIPAME). Le PIPAME est un service du Ministre de l’Economie qui relève de la DGE (direction générale des entreprises) et qui, depuis 10 ans, tente d’offrir aux acteurs publics et privés des outils de repérage dans leur environnement qui ont vocation à mobiliser les acteurs autour des défis qui se présentent à eux. En l’occurrence, la DGE et le CGDD (Commissariat Général au Développement Durable) s’étaient unis à l’été 2014 pour lancer un appel à propositions d’études sur la thématique des "Usages Novateurs des Voitures" (UNV) : la puissance publique comme les professionnels de l’automobile pouvaient alors se demander si ils étaient - comme certains le serinaient depuis quelques années – porteurs d’une révolution ou si leurs difficultés patentes à sortir de la marginalité correspondaient à une énième illusion médiatico-politique parisienne. L’appel d’offre avait été gagné en août 2014 par un consortium formé par un cabinet appelé Tech To Market (T2M) et par le GERPISA.

Sans s’appesantir sur les travaux conduits et méthodes mobilisées, on peut ici tenter d’extraire subjectivement la substantifique moelle des messages auxquels l’étude parvient. Ils tiennent en trois idées clés. lire la suite

Deffontaines - Presentation

Présentation

Flamand, M. (Submitted).  Présentation.

Rapport PIPAME - Usages novateurs et nouvelles mobilités - janv. 2016

Jullien, B., & Rivollet B. (2016).  Rapport PIPAME - Usages novateurs et nouvelles mobilités - janv. 2016.

De nouveaux usages de la voiture se développent (autopartage, covoiturage…),
fondés sur l’utilisation plutôt que sur la propriété du véhicule. Portés par les
technologies du numérique, ces nouveaux services sont susceptibles de
transformer profondément les pratiques de mobilité, tout en modifiant les rapports
entre les acteurs – nouveaux et traditionnels – qui contribuent à les mettre en
oeuvre.

L’étude dresse un état des lieux des usages novateurs de la voiture et explore les
conditions et les conséquences d’un développement à grande échelle des offres
qui les sous-tendent. La confrontation de ces offres avec les besoins de mobilité
laisse entrevoir de fortes opportunités de développement pour ces nouveaux
services, moyennant un déploiement de stratégies adaptées.

L’examen détaillé de la situation des ménages pour répondre à leurs impératifs
de déplacement, sur la base de critères de densité démographique et de pouvoir lire la suite

Derrière l’affaire Renault : une difficulté fondamentale à clarifier le débat

"Ce n'est pas parce qu'il y a écart qu'il y a triche"

L’affaire Renault est un assez bel exemple de cafouillage de communication ou de cacophonie. On met en place une commission pluripartite qui doit "faire la lumière" en toute transparence sur la réalité des émissions. Construite par la ministre de l’Environnement sur le mode "il faut faire quelque chose", elle sait l’affaire aussi délicate politiquement que techniquement et se donne quelques mois pour caler, sur une dizaine de véhicules, une procédure en trois temps qui va : lire la suite

Les constructeurs peuvent-ils exclure Google et Apple de leur stratégie de connectivité ?

Ouvrir ou ne pas ouvrir...

La semaine a été marquée par l’annonce de l’adoption par Toyota de l’interface SmartDeviceLink (SDL) développé par Ford pour rendre disponible en voiture les fonctionnalités des smartphones et leur activation vocale. Toyota a assorti cette annonce de la réaffirmation d’une position stratégique singulière : ses véhicules ne rendront pas accessibles les interfaces concurrentes de Apple (CarPlay) et de Google (Android Auto).
Ford à l’inverse, comme la plupart des constructeurs, met ses clients dans une configuration plus ouverte et fait cohabiter dans ses véhicules l’accès aux applications développées par Google et Apple et celles qui le sont ou le seront sous SDL. Dès lors que l’interface est disponible en open source, la plate-forme SYNC AppLink de Ford a vocation, si elle est retenue par une part significative des constructeurs mondiaux, à permettre le développement d’applications automobiles qui la privilégieront au détriment de Apple et Google, qui développent des dispositifs identiques.
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Des équipementiers toujours plus puissants dans les systèmes automobiles

The Big Three

Les tendances que les observateurs avaient soulignées début 2015 se confirment début 2016 : les équipementiers français affichent une belle santé et s’y adossent pour affirmer des ambitions stratégiques et technologiques convaincantes. Déjà patente lors de la présentation des résultats du premier semestre, cette vigueur a marqué la fin de l’année 2015 durant laquelle on a vu Faurecia et Plastic Omnium conclure une opération qui semble bénéfique de part et d’autre et qui, s’effectuant entre deux français, renforce l’industrie équipementière hexagonale.
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Smart : patronat et syndicats, les politiques du pire

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La glose médiatique sur les évènements intervenus en fin de semaine chez Smart n’a - à de rares exceptions près – pas rendu compte des enjeux fondamentaux. Certains se sont vautrés dans le piège que leur tendait la direction de Smart et se sont empressés de conclure que les syndicats ne représentaient pas leur base puisqu’ils refusaient un accord que les salariés acceptaient et en faveur duquel ils s’étaient exprimés lors du sonndage organisé par la direction.
D’autres n’y ont vu que l’effet manifeste d’un chantage à l’emploi et aux délocalisations d’un actionnariat sans foi ni loi auquel la mondialisation et le chômage donne désormais tout pouvoir pour revenir mois après mois sur tous les acquis.
 
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Le Véhicule Electrique à moins de 7000 euros de Ségolène Royal : quand l’agitation médiatique prend le pas sur l’action publique

La précédente tentative

Ségolène Royal s’est vue dépossédée du rôle clé de responsable de l’accord qui se négocie ces jours ci à Paris au profit de Laurent Fabius. Il lui faut dès lors tout faire pour tenter de transformer son strapontin en trône médiatique. C’est dans ce contexte qu’est intervenue jeudi matin une bien curieuse annonce d’un appel mondial à projet de la France pour un véhicule électrique à 7000 euros. Dans l’espèce de grande lessiveuse à idées que représente la multitude de d’initiatives associées à la COP 21, il existe un "forum des solutions" où Ségolène Royal est venue officialiser une annonce qu’elle avait déjà laisser « bruiter » il y a deux mois : le PIA lui a octroyé une "ligne" pour tenter de relancer au plan national ce qu’elle avait – avec le succès que l’on sait – tenté d’implémenter sur feu Poitou-Charente il y a presque 10 ans.
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PSA-Tata, vers un retour à la tradition PSA des alliances ponctuelles

"Mieux vaut quelques aventures heureuses qu’un mariage raté"

The Economic Times avait dès le 5 octobre rendu compte de discussions qui concerneraient l’utilisation par Peugeot des capacités de production inutilisées de Tata dans son usine de Sanand dans le Gujarat.
L’usine a été construite pour produire la Nano qui – même si elle se vend moins mal ces derniers mois – réalise des volumes de ventes très en deçà de ce qui avait été prévu et laisse donc l’outil qu’on avait construit pour elle très largement sous-utilisé. 
PSA qui s’était retiré d’Inde il y a 15 ans sait devoir y revenir et n’a pas les moyens d’y investir. Dès lors, il serait envisagé que le retour de Peugeot en Inde évoqué dès mai puisse se faire en produisant sur le site de Tata des 208, 308 et 2008. 
L’accord pourrait éventuellement s’étoffer d’un accès offert par PSA aux plateformes et moteurs susceptibles d’intéresser Tata Motors. L’article indiquait que les cinq interlocuteurs « proches du dossier » interrogés avaient alors précisé que ce que voulait d’abord PSA était l’accès à un réseau de distribution de véhicules et de pièces solide et implanté et que l’accès à des capacités de production inemployées était un "plus" (1).
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Définir le produit automobile pour des "vieux riches" est un problème pour au moins trois raisons

Source: Les Echos 13 novembre 2015

Les chiffres publiés par les Echos cette semaine et largement commentés dans toute la presse ne sont guère nouveaux au fond car des éléments de cette enquête confidentielle "fuitent" régulièrement et sont corroborés par d’autres sources et, en particulier, par les enquêtes Budget des Familles que conduit l’INSEE tous les 5 ans. On sait ainsi depuis quelques années que l’âge moyen des acheteurs particuliers de véhicules neufs en France est au dessus de 50 ans et on retrouve ce chiffre dans les autres économies développées, en Europe comme aux Etats Unis (lire l'article de Business Insider, lire aussi Automotive News).
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Renault-Nissan : approfondir l’alliance ou fusionner ?

Combien d'alliances réussies dans l'automobile?

Alors que l’on croyait avoir compris que l’agenda politique du gouvernement avait primé dans la montée au capital orchestrée par Macron pour rendre effectives les dispositions de la loi Florange sur les droits de vote double des actionnaires stables, voilà que l’on apprend que le même ministre aurait demandé à Carlos Ghosn et à ses équipes il y a quelques mois déjà de travailler sur un projet de fusion. La perspective est assez différente. 
 
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RDE : le populisme écologique face aux difficultés de communication de la Commission

Un cynisme sans nom ?

On savait depuis longtemps que le changement de l’actuel cycle d’homologation dit NEDC (New European Driving Cycle) pour une procédure d’essai permettant de mesurer les émissions également sur route et en conditions de conduite réelles (Real Driving Emission, ou RDE) allait poser au moins deux problèmes :
i) il allait falloir transformer d’une norme vers l’autre  les seuils d’acceptabilité et le calendrier retenu pour les rendre exigibles;
ii) il allait falloir expliquer que l’inévitable augmentation nominale des seuils que cela impliquerait ne correspondait pas à un relâchement de la pression règlementaire mise sur les constructeurs.
 
Techniquement, l’affaire était déjà compliquée sur le premier volet car la définition du "facteur de conformité" par lequel on allait multiplier l’ancien seuil dans le nouveau suppose une connaissance fine des nouvelles conditions de test et de ses conséquences dont scientifiques, constructeurs et autorités de régulation ne disposaient pas. Politiquement, cela aurait été de toute façon un défi pédagogique pour la Commission qui n’a jamais brillé par sa capacité de rendre audible ses décisions. L’affaire Volkswagen a évidemment démultiplié l’impact négatif de l’annonce faite ce mercredi.
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Les statistiques du commerce extérieur d’automobiles : l’industrie française descend en gamme et le déficit se creuse

Maintenant vous pouvez étudier le tableau joint

Les chiffres de production et les annonces faites concernant les sites français depuis 2014 semblent indiquer que les choses ont cessé d’évoluer dans le mauvais sens.
Le CCFA a ainsi indiqué que, sur le premier semestre, la production de véhicules légers des constructeurs français en France avait augmenté de 7,7% (- 1, 7% pour PSA et + 26,6% chez Renault).
Dans la mesure où 2014 avait correspondu à une augmentation de 4%, on se prenait à rêver que le déficit commercial apparu en 2008 commencait à être réduit et que, avec un marché français relativement atone, les importations restaient relativement sages alors que la reprise des marchés européens bénéficiait aux constructeurs français et à leurs sites français. Après tout, la reprise semble favoriser les marques généralistes et, si PSA a fait un peu moins bien que le marché VP (+3,6% contre +8,2%) au premier semestre, l’inverse est vrai de Renault qui a (sans Dacia) progressé de 10,9%.
 
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L’ubérisation face à ses contradictions : quelles leçons pour l’après-vente ?

Insoutenable

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On a vu dans les journaux cette semaine des chauffeurs Uber manifester devant le siège de la société qui venait de leur imposer unilatéralement une réduction de 20% de leurs tarifs clients. 
 
Au 20h00 de France 2, l’un d’entre eux qui avait abandonné son boulot d’électricien pour investir et ne plus faire que cela découvrait qu’il avait le crédit de sa berline à 33 000 euros sur le dos et la certitude que le remboursement ne serait désormais possible qu’à condition de renoncer à bien plus que le gap qui séparait encore jusque là son ancienne paie d’électricien et ses revenus de "chauffeur Uber". 
 
On a entendu les responsables d’Uber rétorquer qu’ils n’avaient avec "ces gens là" aucune autre relation que celle qui les lie à leurs clients : "ils proposent une plateforme avec ses règles, y compris tarifaires" ; libre aux uns et aux autres de l’utiliser et de se soumettre auxdites règles et/ou de se démettre en allant travailler avec d’autres pateformes.
 
L’épisode qui, ainsi que le souligne Axelle Lemaire, n’est pas isolé dans la saga mondiale de Uber, devrait permettre de remettre un certain nombre de pendules à l’heure. Dans une période où une curieuse alliance de théoriciens du collaboratif et de "l’alter-économie", d’entrepreneurs messies (ou se rêvant tel) et d’ultra-libéraux viennent nous annoncer la "fin du salariat" , les chauffeurs-manifestants Uber viennent rappeler qu’ils ont à tout le moins besoin des protections, des solidarités et de facultés de négocier leur sort. 
 
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