Fiat

ELECTRICITY, VERSATILITY AND CONNECTIVITY: Users’ collaborative innovation in the Brazilian Fiat Mio

Intégration européenne et automobile : sortir de la guerre de tous contre tous

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Les 1500 emplois supprimés par Fiat à Tychy ont fait très discrètement l’actualité cette semaine (1). Conséquence de la décision prise par Fiat de faire revenir en Italie la production de la Panda une fois assuré de la "polackisation" (2) des conditions de travail, ce premier mouvement de recul de la production et de l’emploi dans les nouveaux Etats Membres de l’UE symbolise les limites du modèle d’intégration des productions et des marchés automobiles que l’UE a de fait promu et continue de promouvoir. lire la suite

Surcapacités et austérité

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Les commentateurs politiques ont fait preuve ces jours ci de la même unanimité pour souligner combien le soutien à la croissance souhaité par le nouveau président français pouvait faire consensus que celle qui les réunissait lorsqu’il s’agissait au début de l’année encore évaluer les chances de voir la France entendue si elle abordait ses partenaires avec cette requête. Pourtant, nombre d’experts de tous poils allaient répétant que, économiquement, règle d’or ou non, le rétablissement des comptes publics n’était pas susceptible d’être obtenu dans un contexte de récession et que, politiquement, les "efforts" redoutables demandés à des populations (qui n’étaient souvent pas celles qui avaient profité des largesses des banques ou des Etats) étaient intenables. lire la suite

Derrière les surcapacités, le risque de la facilité

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Début février, lors de leur audition au Sénat, Denis Martin de PSA puis Carlos Tavares pour Renault ont insisté lourdement sur la difficulté qu’il y a à gagner de l’argent en Europe et ont l’un après l’autre remis en débat la fameuse question des surcapacités de production. En indiquant que "l'on ne peut pas imaginer que toutes les usines restent", le premier a pu paraître préparer les politiques à des annonces douloureuses. Le second, a, d’une part avancé que Dacia, en offrant une alternative à prix limités, prémunissait en partie Renault et ses réseaux contre la guerre des prix à laquelle ses concurrents sont contraints de s’adonner sans limites et permettait ainsi à Renault de rester dans le vert alors que Fiat, PSA, Opel et Ford Europe sont dans le rouge : Dacia "nous permet de mettre en face des mouvements désespérés de nos concurrents qui eux n’ont pas d’autre choix que de discounter leurs voitures des véhicules à bas prix avec lesquels nous faisons des profits". Il a d’autre part chiffré ces surcapacités en considérant que selon que l’on les calcule sur la base d’usines d’assemblage tournant en deux ou en trois équipes, elles étaient en 2011, de 3 ou de 11 millions. lire la suite

Towards a new carmaker: Fiat-Chrysler

Calabrese, G. G. (2011).  Towards a new carmaker: Fiat-Chrysler. European Review of Industrial Economics and Policy.

Est-ce Chrysler qui sauve Fiat ou l’inverse ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Chrysler a annoncé en fin de semaine dernière des investissement lourds aux Etats-Unis : d’un montant de 1,7 milliard de dollars, le plan concerne en particulier la production de la nouvelle Jeep Liberty à Toledo. Celle-ci sera lancée en 2012. Elle sera conçue sur la base de plateforme C qu’utilise l’Alfa Giulieta. Celle-ci qui a fait l’objet d’une déclinaison américaine (la CUSW our C US Wide) et doit ainsi permettre, sur ce modèle comme sur d’autres, de moderniser les gammes des marques de Chrysler. Chrysler est en particulier le champion américain de l’inefficience énergétique et compte sur Fiat pour lui permettre d’emboîter le pas à GM et Ford qui peuvent compter sur les apports de leurs divisions européennes pour reprendre pied sur le marché des cars et verdir leurs offres de SUV. lire la suite

Fiat–Chrysler : et si Moody’s avait raison ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Entre deux sorties médiatiques, sur la nécessité de revoir la politique monétaire européenne, la négociation sociale en Italie ou les opportunités d’une alliance avec Suzuki, Marchionne n’a guère eu de temps pour commenter la dégradation de la note de l’entité qu’il a constituée en juillet en passant à 53,5% du capital de Chrysler et en prenant la présidence début septembre : d’évidence, la nouvelle du passage de Ba1 à Ba2 n’était pas dans son "story telling". Pourtant, les fondements de cette dégradation ne se limitent pas à l’espèce de moyenne des notes de Chrysler (B2) et de Fiat (Ba1 donc) avant l’intégration qui a été évoquée dans les commentaires les plus rapides. lire la suite

La construction de l’automobile russe : le Brésil aux marches de l’UE ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le directeur du département automobile du ministère russe de l’Economie, Dimitri Levtchenko, a annoncé mercredi que, fin mai, les accords passés avec les différents constructeurs correspondaient à des investissements totaux de 4 milliards d’euros. Les constructeurs impliqués sont, par ordre croissant d’importance des investissements prévus : VW, GM, Fiat, Ford et l’Alliance Renault-Nissan. On retrouve, de manière assez frappante, les constructeurs les plus engagés au Brésil avec une hiérarchie qui s’inverse, les plus fragiles au Brésil étant ceux qui font le plus d’efforts pour prendre en Russie les positions les plus solides possibles. Il faut dire que, après une reprise très franche dans la seconde moitié de 2010 qui avait porté le marché à + 30,3% par rapport à 2009, le marché russe semble confirmer ses promesses : il s’est situé sur les 3 premiers mois de 2011 à 517 000 VP et VUL soit 77% de mieux que durant les mêmes mois en 2010. lire la suite

Décryptage : que valent les menaces de Marchionne ?

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Marchionne a fait sensation le week-end dernier et a occupé assez largement l’actualité automobile cette semaine : poursuivant sa croisade contre les syndicats italiens, il est allé déclaré dans une émission grand public du samedi soir que pas un euro de profit n’était réalisé par Fiat en Italie et qu’au fond, l’entreprise se porterait mieux si elle en tirait les conséquences. Alors que les constructeurs français qui se dépêchent de rembourser le prêt que leur avait consenti l’Etat au plus fort de la crise sont appelés par Estrosi de ne plus travailler avec Molex et que l’on découvre que les constructeurs allemands vendront bientôt plus de voitures en Chine qu’en Allemagne, d’aucuns ne vont pas manquer de voir dans le "franc parlé" de Marchionne un salvateur appel aux gouvernants et salariés européens pour regarder la réalité en face et tenir enfin compte de la nouvelle réalité de l’industrie automobile mondiale. lire la suite

Marchionne, Merkel et les voies de la sortie de crise en Europe : des signaux contradictoires

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La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Le Mondial bat son plein et, malgré les chiffres d’immatriculation eu Europe, semble marqué par un certain optimisme justifié par l’attrait que suscitent l’électrique d’une part et par le rétablissement des comptes des grands constructeurs et les perspectives que les croissances des marchés chinois, brésiliens et russes offrent. On peut craindre que, dans ce contexte, les enjeux proprement européens ne soient un peu escamotés alors même que l’actualité nous offre au moins deux occasions majeures de saisir comment les très profonds déséquilibres qui se sont faits jour sur notre continent depuis une dizaine d’années pourraient être réduits. lire la suite

"Rappels de voiture: une plaie moderne"

Date: 
30/03/2010
Emission / Séminaire / Colloque: 
ABE - télé suisse
ernard Jullien participe à une émission spéciale du magazine télé ABE (Suisse) sur les rappels automobiles. Au sommaire: analyse du cas Toyota (avec visite à Toyota City), l'épidémie actuelle de rappels qui touchent toutes les marques, rôle des sous-traitants, un passage chez PSA Sochaux pour traiter la question des plateformes, puis chez l'équipementier allemand ZFS, et pour finir la qualité de la marque DACIA... http://www.tsr.ch/emissions/abe/1756005-rappel-de-voitures-une-epidemie-...

Les enjeux du développement des petites voitures et leur prise en compte partielle par les constructeurs

La 2CV pour 150 francs par mois

La chronique hébdomadaire de Bernard Jullien directeur du Gerpisa.

Les historiens nous ont appris qu’a sévi dans les années trente un vif débat entre responsables de l’industrie automobile au sujet de la "saturation du marché français" : les uns prétendaient qu’il fallait apprendre à gérer la stagnation des ventes et à changer les pratiques commerciales pour faire face à une demande qui était devenue majoritairement une demande de renouvellement; les autre minoritaires arguaient que la demande pouvait s’établir à des niveaux infiniment plus élevés mais qu’il fallait pour cela concevoir des véhicules qui permettent l’équipement en véhicules neufs de ménages plus modestes que ceux qui constituaient alors la clientèle très privilégiée des constructeurs. Parmi ces derniers, on comptait Citroën qui lança alors par l’entremise de son responsable commercial Boulanger les premières études de marché. Celles-ci montrèrent que le premier équipement en véhicules automobiles passait par l’achat de véhicules valant deux à trois fois moins chers que ceux que vendaient les constructeurs. lire la suite

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